Cybercriminalité:Les acteurs de droit s’approprient la Convention de Budapest

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L’Agence nationale de la sécurité des systèmes d’information (Anssi), en collaboration avec le ministère de l’Economie numérique et de la communication a organisé, le vendredi 5 avril 2019, un atelier d’information sur la Convention de Budapest sur la cybercriminalité. Cet atelier entre dans le cadre de l’harmonisation régionale des lois, en conformité avec les normes internationales, vers une coopération contre la cybercriminalité.

Les magistrats, les officiers de policeet les ingénieurss’approprientla Convention de Budapest sur la cybercriminalité.Le but de cet atelier est de s’informer sur cet arsenal juridique internationalpour une adhésion du Bénin.Cela passe d’abord par la vulgarisation de la loi n°2017-20 du 20 avril 2018 portant Code de l’information et de la communication en République du Bénin. Cette convention reste, à l’heure actuelle, le seul instrument juridique international en matière de la cybercriminalité avec des preuves électroniques. « Pour s’insérer dans la lutte contre la cyberdélinquance, le Bénin s’est engagé dans le processus d’adhésion à la convention de Budapest», a déclaré Opportune Quenum, représentante du ministre de l’Economie numérique et de la communication. Toutefois, elle a précisé que le Bénin a agréé les recommandations finales, l’adhésion et la ratification des conventions de Malabo de l’Union africaine, avec un vaste chantier d’infrastructures et de services numériques en vue de protéger les droits des citoyens dans le cyberespace. « Face à ce fléau, nous n’avons pas d’autres choix que de relever le défi », a-t-elle conclu. Ainsi, la digitalisation, apparue avec une nouvelle forme de criminalité fait du cyberespace un environnement à haut risque. Par ailleurs, l’éradication de ce phénomène requiert donc une coopération forte et une lutte commune de tous les Etats du monde. Et pour y parvenir, la sensibilisation sur l’existence d’une institution efficace et capable de fournir des preuves électroniques aux besoins est nécessaire.Selon M. Alexander Seger, chef du bureau du Conseil de l’Europe pour la cybercriminalité, les participants de cet atelier vont se familiariser avec la convention de Budapest. « Au niveau international, elle est le principal outil pour faciliter la coopération de lutte contre la cybercriminalité », a-t-il expliqué.

Benjamin N. Douté (Stag)

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