Dans les universités publiques:De nouveaux responsables nommés 

0
4058

En vue de rendre les Unités de formation et de recherches (Ufr) plus efficaces, le gouvernement a entrepris de rénover avec le Conseil national de l’éducation (Cne). En attendant  l’achèvement du processus, des nominations transitoires ont été faites lors du conseil des ministres du mercredi 30 janvier 2019, pour remplacer les doyens, vice-doyens et directeurs d’établissements dont les mandats sont arrivés à échéance.

Un nouveau vent souffle sur le monde universitaire  depuis l’avènement du régime de la Rupture. Ce mercredi 30 janvier 2019, le Conseil des ministres a adopté le décret portant  nomination des doyens, vice-doyens, directeurs et directeurs adjoints des Unités de formation et de recherches des Universités publiques. Déjà le 20 septembre 2018, le Conseil des ministres avait décidé de maintenir en place, à titre transitoire, les responsables des Ufr dont les mandats arrivaient à terme en décembre 2018. Selon plusieurs observateurs du monde universitaire, le mandat des responsables concernés étant de trois ans, procéder à des élections pour 2018-2021, n’apparaît pas pertinent. Cette élection serait purement contre-productive. Parce que d’une part, les responsables actuels n’auront pas la légitimité pour assurer la gestion de leurs entités respectives. En effet, il appartiendra au Conseil national de l’éducation (Cne), en cours de désignation, de définir les nouvelles modalités de gouvernance de l’éducation en général et de l’Enseignement supérieur en particulier. Il est donc à saluer la proactivité du gouvernement qui, par ailleurs, s’est voulu  cohérent avec sa politique et son action, pour ne pas compromettre la réforme du Cne, en cours d’achèvement et porteuse d’espoir pour le secteur de l’éducation. Le risque encouru était d’entrer, ou de faire rentrer,  le monde universitaire dans une situation confuse, et  porteuse des germes de crise, qui durerait  3 ans avant que la thérapie du Cne ne soit mise en application. Ce qui ne manquerait pas d’impacter  négativement le mandat et le bilan de la première équipe du Cne. A ce propos, on notera, à satisfaction, que les intérimaires nommés sont issus du sérail et remplissent bien les critères des charges auxquelles ils sont appelés. Du moins, aucun ancien responsable n’a été remplacé par un moins gradé. Cette mesure étant transitoire et provisoire, il appartient souverainement au gouvernement de prendre les mesures idoines, afin que les Ufr fonctionnent convenablement en attendant le plein exercice du Cne.

 

Jean-Paul Mahugnon

 

LEAVE A REPLY

Please enter your comment!
Please enter your name here