Déclaration de l’ancien président sur le Code électoral:Antoine Adoukonou désavoue Yayi Boni

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L’émission sociopolitique « Cartes sur table », de la radio  »Océan Fm » a reçu dimanche 20 janvier 2019, Antoine Adoukonou. Economiste, politologue et membre du Bloc républicain, il a donné son avis sur les propos de l’ancien Chef de l’Etat, Yayi Boni, sur le nouveau Code électoral, la semaine écoulée.

Contesté par les députés de la minorité, mais adopté par le Bloc de la majorité parlementaire, le nouveau Code électoral suscite des réactions au sein de la classe politique de l’opposition. L’ancien chef de l’Etat, Boni Yayi, lors de la sortie de l’opposition, mercredi 16 janvier 2019 au siège du « Vidolé », a déclaré que ce code recèle beaucoup d’écueils qui font de lui, l’un des pires du monde. Par rapport à ces propos, Antoine Adoukonou, politologue et membre du Bloc républicain, pense que le président Yayi Boni est un citoyen béninois et qu’il est libre de critiquer les textes de la République. Cependant, il estime que cela ne lui donne pas le droit de critiquer parce qu’il est en difficulté par rapport à la loi. « La seule chose que nous devons éviter, c’est de faire de l’amalgame entre le code électoral et sa mise en œuvre. Autrement dit, ce n’est pas parce qu’on est en difficulté par rapport à la loi que la loi est mauvaise », a-t-il déclaré. Partant des conditions de survie des anciens partis politiques, il a fait savoir que c’est un code qui vient mettre fin aux partis occasionnels. Selon lui, la multiplicité des partis politiques n’a fait que gangréner le système politique béninois. Ce qui ne permet pas d’avoir de grands ensembles pour faire des débats au plan national.

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« Au nombre des fonctions des partis politiques, il y a la fonction de représentation. Ce sont les partis qui animent la vie politique. Donc, si ce cadre institutionnel n’est pas bien géré, la conséquence, c’est que  le pays sera mal géré. Aujourd’hui, nous avons, grâce au président Patrice Talon, un nouveau code qui permet d’avoir de grands ensembles ». Le procès Icc-services en cours à la Cour de répression des infractions économiques et du terrorisme (Criet) a été également abordé. Antoine Adoukonou pense que c’est une bonne chose. Selon lui, les différentes dépositions ont montré que le pays, à un moment donné, a été mal géré. « Il est clair que le Président Boni Yayi ne peut pas s’en sortir », a-t-il fait savoir. A la question de savoir si les dépositions faites sont de qualité, il a demandé à ce qu’on laisse la justice faire son travail de façon indépendante. « Les juges sont des professionnels. Ils auront à faire la synthèse, recouper tout ce qui est dit et faire ressortir la vérité », a-t-il ajouté.

 

Léonce Adjévi

 

 

 

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