Déferrement à la Criet:110 fonctionnaires fictifs de l’Etat appréhendés

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La Cour de Répression des infractions économiques et du terrorisme (Criet) a reçu en fin de semaine dernière des hôtes peu ordinaires. Plusieurs dizaines de personnes interpellées dans l’affaire de recrutement d’agents fictifs de l’Etat ont fait l’objet de déferrement.    

Ils ont perdu le sommeil depuis le vendredi dernier. Il s’agit des 110 fonctionnaires de l’Etat recrutés frauduleusement dans la fonction publique qui  se prennent comme des agents publics de l’Etat recrutés sur concours. La plupart d’entre eux sont dans l’enseignement secondaire, et ils perçoivent à chaque fin du mois leurs salaires et leurs indemnités dans des banques de la place. La filière a commencé en 2017 et leur recruteur est une dame fonctionnaire  du Ministère de l’économie et des finances mise à la disposition d’un autre Ministère qui l’emploie, occupant le poste de régisseur dans ledit ministère. Dame C.A a le génie de « fabriquer » des fonctionnaires pour l’Etat. Elle a, d’après nos informateurs, introduit dans la fonction publique, des agents qui n’ont pris part à aucun concours, mais qui disposent de fiches de paie régulièrement annotées qui donnent droit aux virements de salaires et des diverses indemnités. Ils sont au total 110 personnes, hommes comme femmes, conduites devant le procureur spécial de la Criet par la police républicaine. Le pot aux roses a été découvert grâce aux audits diligentés dans certains ministères  par le pouvoir en place. Selon nos sources, dès l’éclatement de l’affaire dame C.A a voulu faire taire ses collaborateurs et certains réseaux d’information en leur proposant de l’agent. Le montant qui servirait à tuer l’affaire dans l’œuf serait évalué à 90.000.000 FCfa. Leur déferrement devant le procureur spécial permettra de les auditionner l’un après l’autre afin de comprendre le modus operandi dans cette nébuleuse. L’éclatement de cette affaire est comme un cheveu dans la soupe, lorsqu’on sait que le gouvernement du Président Talon a opté pour la lutte contre la mauvaise gouvernance et la lutte contre la corruption sous toutes ses formes. A cet effet, la Criet est née pour aider à assainir l’ordre public économique du Bénin, il n’y aura plus de répit pour traquer les fonctionnaires véreux et mal recrutés dans la fonction publique.

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