Dégel de la crise politique:Talon, apôtre du dialogue et de la réconciliation

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Depuis l’avènement du régime de la rupture, plusieurs réformes sont en train d’être opérées pour le bonheur du peuple béninois. Ces réformes ne rencontrent pas toujours l’adhésion d’une frange de la classe politique béninoise qui les trouve douloureuses. Cela a débouché sur plusieurs situations de tensions dans le pays. Mais à chaque fois, le chef de l’Etat, Patrice Talon, prend toujours l’initiative de dialoguer avec ses vis-à-vis. C’est le cas lors des évènements de Savè et Tchaourou, où il a reçu une délégation des populations des deux communes pour rassurer les uns et les autres et ramener la paix. Il en est de même pour l’église protestante méthodiste qui a bénéficié du talent de facilitateur du chef de l’Etat pour que la paix revienne au sein de cette congrégation religieuse qui était en crise depuis plusieurs décennies. Les évènements malheureux du 01 et 02 à mai consécutifs aux législatives d’Avril 2019 ont suscité des remous au sein de la classe politique. Et pour apaiser les esprits, le chef de l’Etat a encore pris sur lui l’initiative de convoquer un dialogue politique afin de ramener la paix et la quiétude dans le pays. Mais en initiant ce dialogue politique, beaucoup doutaient de sa bonne foi et voyaient en cette initiative un couvert pour réviser la constitution. Mais pour mettre en œuvre certaines recommandations du dialogue politique, dont les élections générales, il est nécessaire de passer par la révision de la Constitution. Et pour dissiper toute crainte de révision opportuniste, le chef de l’Etat a décidé d’écarter du projet de révision, toutes les matières qui ravivent la tension, c’est-à-dire la limitation du mandat présidentiel. Pour rappel, le chef de l’Etat avait proposé dans son projet de révision de la loi fondamentale, un mandat unique de 07ans. Mais aujourd’hui, Patrice Talon fait preuve de sacrifice en renonçant à son projet de mandat unique. Cela démontre à quel point la paix sociale est importante aux yeux du chef de l’Etat. Aujourd’hui, les opposants à la révision de la Constitution n’ont plus d’arguments tangibles à faire valoir pour s’opposer à l’aboutissement du toilettage de la loi fondamentale. C’est dire que le chef de l’Etat démontre encore une fois qu’il est en phase avec la classe politique, la nation avec surtout l’esprit de la conférence nationale qui a fait de la limitation du mandat présidentiel un symbole de la démocratie et de l’alternance au pouvoir.

Armel Nelson Avadémey

 

La promesse de Talon au peuple

A l’occasion de la remise du rapport du comité d’experts chargé de la reformulation technique des recommandations, le président Patrice Talon a martelé sa volonté de ne sauter le verrou du nombre de mandat présidentiel prévu par la Constitution. Conscient du fait qu’il faille réadapter les textes de la République aux réalités actuelles, le chef de l’Etat a insisté sur le maintien de deux mandats prévus par la loi fondamentale. D’ailleurs, pour éviter les incompréhensions, il a demandé aux membres du comité de lui donner les assurances sur la question. Cela, parce que la situation pourrait lui échapper une fois que le dossier sera transmis au Parlement. C’est désormais clair. S’il doit y avoir révision, l’article 42 de la Constitution sera épargné de toute modification. « L’acquis important auquel nous sommes attachés unanimement est que nul ne peut exercer plus de deux mandats présidentiels au Bénin quelles que soient les circonstances », a déclaré le président Talon à l’occasion de la cérémonie de remise du rapport du Comité d’experts chargés de reformulation technique des recommandations issues du dialogue politique. Le dégel de la crise politique ne servira donc pas de prétexte pour trahir l’esprit du dialogue. C’est pourquoi, le chef de l’Etat a promis qu’il ne promulguera pas une modification constitutionnelle à polémiques. Cette promesse du président de la République confirme sa position de ne plus revenir sur la question après l’échec de son projet de révision de la Constitution introduit au Parlement courant 2017.

 

Odi I. Aïtchédji

 

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