Dernière sortie médiatique du président Patrice Talon:Yayi pique une colère 

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Yayi Boni n’est pas du tout content de la dernière sortie médiatique du président Patrice Talon. La récente interview du chef de l’Etat  à « Jeune Afrique », est la goutte d’eau qui a fait déborder le vase. Dans une adresse au peuple béninois publiée sur sa page Facebook, l’ancien président de la République refuse d’admettre les analyses de son successeur sur les agissements de l’opposition.

L’ex-chef de l’Etat s’enlise. Sur sa page Facebook, le chantre du Changement et de la Refondation n’a pas caché toute sa colère après avoir lu l’interview accordée à « Jeune Afrique » par son successeur à la magistrature suprême. Exaspéré, Yayi Boni a tenté de comparer la gouvernance actuelle à celle d’il y a 15 ans alors qu’il n’y a pas comparaison. L’ancien président estime qu’il est inadmissible que le leader du Nouveau départ exhorte ses prédécesseurs (Yayi Boni et Nicéphore Soglo) à se ressaisir et à retrouver leur rang. Il affirme qu’il est persécuté parce que son successeur l’accuserait de lui avoir retiré le coton et le Programme de vérification des importations (Pvi). Et pourtant, les faits qui lui sont reprochés sont là. Ses comportements n’étaient pas de nature à favoriser la paix. La Police républicaine étant là pour assurer la sécurité, elle a été obligée d’intervenir à plusieurs reprises pour préserver l’ordre. Dans le cadre des élections législatives par exemple, il souligne que l’heure est grave parce que le système actuel l’empêcherait d’opiner sur sa gouvernance enfreignant l’une des dispositions de la Constitution. « Dès lors, en ma qualité d’ancien président,  mon devoir est d’éviter tout silence complice car je suis préoccupé de l’avenir de ce pays, de sa jeunesse, de nos enfants et petits-enfants », a-t-il argumenté. Il raconte qu’il a fait l’option de militer dans le parti « Les Démocrates » pour le retour de la démocratie de l’Etat de droit et du respect des libertés fondamentales. Yayi Boni pense que les réformes opérées depuis avril 2016 instaurent la dictature et les conflits d’intérêts au sommet de l’Etat au profit d’une minorité. Et pourtant le pays avance et enregistre des performances inégalées. Il souligne que ces réformes doivent s’inscrire dans un cadre institutionnel comprenant les mesures, les règles, les organes de surveillance ou de contre-pouvoir, des organes d’information et des organes de décision pour un meilleur rendement sur les populations. La réforme du système partisan est selon lui, une réforme partisane. Quand l’ancien chef de l’Etat n’a rien à dire, il vaut mieux  qu’il se taise au lieu de chercher à remuer le couteau dans la plaie.

 

Odi I. Aïtchédji

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