Désignation consensuelle du vice-président de Talon à la Présidentielle:L’Up et le Br en plein dans les conciliabules

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Plus de doute depuis le vendredi 15 janvier 2021. Le président Patrice Talon sera candidat à sa propre succession à l’élection du 11 avril prochain. Pour son vice-président, Patrice Talon ne veut imposer personne. Il a suggéré aux deux plus grands partis de la mouvance présidentielle qui l’ont désigné comme leur candidat de lui proposer de façon consensuelle un nom pour occuper le poste. Dans ce cadre, les concertations ont démarré entre les responsables de l’Union progressiste et du Bloc républicain (Br).

Le vice-président de Patrice Talon à la Présidentielle du 11 avril prochain ne sera pas imposé par le chef de l’Etat. Fidèle à l’esprit de la réforme du système partisan qui renforce les pouvoirs des partis politiques, le président de la République a demandé aux responsables de l’Union progressiste (Up) et du Bloc républicain (Br), les deux grands partis de la mouvance présidentielle qui l’ont désigné comme leur candidat, de lui proposer un nom pour son colistier. Au prime abord, renseignent nos sources, ces formations politiques ont voulu que le choix se fasse par le président Talon en personne. Mais le chef de l’Etat a insisté pour que ce soit les partis qui lui fassent la proposition. Dès lors, les conciliabules ont démarré entre les deux camps. Après les préliminaires au niveau de chacune des formations politiques, c’est le mercredi 13 janvier 2021 que la première séance de travail a été organisée à Cotonou. Elle n’a pas permis de dégager mais les jalons ont été lancés  pour satisfaire le plus rapidement possible le président de la République. D’autres rencontres sont envisagées pour les jours à venir afin de dégager le vice-président de façon consensuelle comme le veut si bien le chef de l’Etat. Mais au cas où le choix s’avèrerait difficile à apprend-on de sources crédibles, le vote pourrait intervenir pour se départager.  Dans l’un ou l’autre des partis, chacun a déjà une idée sur les porte-étendards. Du côté de l’Union progressiste (Up), l’unanimité se fait autour de l’actuel ministre de l’Intérieur et de la sécurité publique, Sacca Lafia. Politique bon teint, le natif de Pèrèrè connaît bien le landerneau politique béninois. En effet, depuis la deuxième législature jusqu’à l’actuelle (la 8ème) qui fait son petit bonhomme de chemin, il a toujours réussi à se faire élire député dans la 8ème circonscription électorale sous la bannière du parti Union pour la démocratie et la solidarité nationale (Uds) qui va fusionner avec l’Union progressiste à la faveur de la réforme du système partisan. Ministre de l’intérieur et de la sécurité publique depuis avril 2016, le vétérinaire de formation fait partie de ses rares collaborateurs immédiats de Patrice Talon à avoir passé les 5 années de gouvernance avec lui dans l’écurie gouvernementale. En termes donc de patriotisme et d’expérience, des critères exigés par l’Union progressiste pour la vice-présidence, Sacca Lafia a le profil idéal et les atouts nécessaires pour occuper le poste. Du côté du Bloc républicain (Br), deux noms circulent avec insistance. Il s’agit du ministre d’Etat Abdoulaye Bio Tchané et de l’actuel deuxième vice-président de l’Assemblée nationale, Robert Gbian. Selon les indiscrétions, la probabilité est forte que l’ancien directeur du cabinet militaire du président Yayi Boni soit dans le sprint final pour être désigné comme colistier de Patrice Talon le 11 avril 2021. Entre lui et Sacca Lafia, qui pourrait donc gagner le poste ? Bien malin qui pourrait le dire. Pour le moment, l’heure est aux négociations. C’est après les conciliabules que nous seront fixés ou non sur l’identité de celui qui aura la lourde responsabilité de défendre la « Renaissance » du Bénin lors de campagne et du scrutin proprement dit.

 

Serge Adanlao 

 

 

 

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