Développement de la filière anacarde:Les acteurs s’engagent à relever les nombreux défis

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Le développement de la filière anacarde préoccupe les acteurs. Pour mieux positionner le cajou béninois sur le marché international, ils ont organisé une journée exclusivement dédiée à la filière pour identifier les clés permettant de relever les défis de la commercialisation de « l’or gris ». Cette rencontre a été organisée dans le cadre de la 1ère édition de Cashew day tenue le vendredi 24 janvier 2020, à Cotonou.

Plusieurs défis restent à relever pour que la noix de cajou soit une filière à forte valeur ajoutée pour le Bénin. Il s’agit notamment des défis liés non seulement à la production, mais à la transformation de « l’or gris ». Pour pallier ces difficultés, les acteurs ont sollicité l’appui du gouvernement pour l’assainissement du secteur. Ils souhaitent la mise en place d’un accord-cadre qui leur permettra d’avoir facilement accès au financement. Ils demandent également la contribution du gouvernement pour une solution définitive des problèmes liés à l’exportation de la noix de cajou. En réponse à leurs doléances, les ministres de l’Agriculture, Gaston Dossouhoui, et du Commerce, Alimatou Shadiya Assouman ont fait savoir que les conditions actuelles du marché impose un état des lieux pour mieux diagnostiquer les réels problèmes qui minent la collecte et la gestion des flux. Cela, pour permettre au gouvernement de mieux jouer sa partition pour donner un véritable coup d’accélérateur à la filière à tous les niveaux. Selon le ministre Gaston Dossouhoui, l’initiative vient à point nommé, car s’inscrivant dans le contexte des actions de développement  et de la promotion de la filière anacarde entamée par le gouvernement ces dernières années. 3ème pilier de l’économie nationale après le coton et le port, la noix d’anacarde est aujourd’hui l’une des priorités de l’Exécutif en matière de développement agricole et de diversification des exportations. Pour conquérir une part substantielle des marchés, Gaston Dossouhoui a invité les producteurs à s’engager au moins pour 200 mille tonnes pour la campagne 2020-2021. Faut-il le rappeler, ces trois dernières années, le volet des exportations de la noix de cajou a atteint une moyenne de 100 à 105 mille tonnes et le niveau de la transformation a affiché 19 mille tonnes au cours de la même période.

 

Odi I. Aïtchédji

 

 

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