Diplomatie:Le prince et Grand maître de l’Ordre de Malte au Bénin

0
2106

Son Altesse Eminentissime Fra’giacomo Dalla Torre Del Tempio Di Sanguinetto, prince et grand maître de l’Ordre de Malte séjourne au Bénin depuis hier mercredi 22 janvier 2020. Cette visite officielle qui s’étend du 22 au 25 janvier 2020  s’inscrit dans le cadre du renforcement de la coopération entre le Bénin et l’Ordre de Malte.

La visite du prince et Grand maître de l’Ordre de Malte, Fra’giacomo Dalla Torre Del Tempio Di Sanguinetto fait suite à celle effectuée par le chef de l’Etat à l’Ordre de Malte le 18 mai 2018, visite au cours de laquelle Patrice Talon et son hôte ont eu des échanges fructueux. Durant son séjour au Bénin, le prince et Grand maître de l’Ordre de Malte sera reçu en audience par le président de la République. A cette occasion, ils échangeront sur l’état de la coopération entre le Bénin et cette institution caritative et humanitaire. Ils exploreront également de nouveaux axes de partenariats utiles au renforcement de leurs relations, notamment dans les domaines sociaux et humanitaires.  L’accent sera également mis sur la coopération en matière de protection de la santé maternelle et infantile et la collaboration en vue de la réalisation des Objectifs de développement durable (Odd). Lors de cette visite, le prince et Grand maître de l’Ordre de Malte se rendra à l’hôpital de l’Ordre de Malte de Djougou aux fins d’évaluer la qualité des interventions de cette institution sanitaire et l’impact de ses actions sur le quotidien des populations de cette localité. Cette visite, la première d’une haute personnalité de l’Ordre de Malte au Bénin traduit l’excellente qualité de la diplomatie béninoise à l’international et sa crédibilité vis-à-vis des entités avec lesquelles le pays entretient des partenariats privilégiés.

 

L’Ordre de Malte en quelques mots

 

Fondé en 1048 à Jérusalem comme un ordre religieux laïc, l’Ordre de Saint-Jean de Jérusalem a d’abord une vocation hospitalière auprès des pèlerins de ‘’Terre sainte’’. A l’instar des templiers (dont ils hériteront des biens en 1314) ils ont aussi une fonction militaire de protection des pèlerins et des Etats latins de ‘’Terre sainte’’. Après les croisades, l’Ordre se replie à Chypre (1251), puis Rhodes (1310) et, enfin, à Malte (1530), Charles Quint leur concédant la souveraineté de la petite île. Le grand maître de l’Ordre souverain militaire hospitalier de Saint-Jean de Jérusalem, de Rhodes et de Malte est reconnu, en 1607, comme prince du Saint-Empire et, depuis 1630, jouit du même rang protocolaire que les cardinaux. Chassé de Malte en 1798 par Napoléon Bonaparte sans combattre, les chevaliers avaient promis de ne jamais porter les armes contre la France. L’Ordre installe définitivement son siège à Rome en 1834, y bénéficiant d’un statut extra-territorial. Il se recentre alors plus spécifiquement sur l’activité d’assistance sanitaire. Sujet de droit international public, l’Ordre de Malte possède sa propre Constitution, ses propres institutions et émet des passeports, des timbres et même une monnaie. Il entretient des relations diplomatiques avec 106 Etats et dispose d’un statut d’observateur à l’Onu. Dirigé à Rome par le grand maître entouré de son conseil souverain, l’Ordre fonctionne à travers un réseau constitué de 12 prieurés et 47 associations nationales, développant à travers le monde une intense activité caritative. Les 13 500 membres, 100 000 volontaires et 25 000 professionnels (médicaux et paramédicaux) de l’Ordre sont ainsi présents dans 120 pays, ayant une activité de premiers secours et d’ambulances dans 33 de ces pays. L’hôpital de la Sainte-Famille de Bethléem, seule maternité de la ville natale de Jésus est l’un de ses fleurons. Il assure également l’assistance médicale pour les pèlerins au Vatican. De même, l’Ordre dispose d’un corps d’urgence humanitaire, ‘’Malteser International’’, qui, fort d’un budget de 36 millions d’euros, se mobilise sur la plupart des catastrophes humanitaires dans le monde. En France, l’Ordre de Malte gère de nombreux hôpitaux, cliniques et établissements de soins. Il y est fort de 1 800 salariés et 5 500 bénévoles, disposant d’un budget de 86 millions d’euros, dont 17 millions de dons du public. Les membres de l’Ordre sont divisés en trois catégories (profès, obédience et laïc) suivant leur degré d’engagement religieux.

 

Odi I. Aïtchédji

 

LEAVE A REPLY

Please enter your comment!
Please enter your name here