Dossier Icc-services:Topanou dépose, Zinzindohoué fusible de Yayi

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Deux ministres du gouvernement de Yayi Boni ont planché hier à la Cour de répression des infractions économiques et du terrorisme (Criet). On retient des deux dépositions qu’on a essayé de fabriquer un bouc émissaire qui comme Jésus-Christ a accepté de porter la croix du déshonneur Icc en lieu et place des vrais cerveaux.

A la différence de Pascal Irénée Koupaki qui avait affirmé avoir été soigneusement écarté du dossier Icc-services, Victor Topanou avec la circonspection qui lui est propre, a affirmé qu’il s’est agi juste d’un crime consommé qu’on a cherché  à faire couvrir coûte  que coûte par un membre du gouvernement.

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S’appuyant sur son ouvrage  »Yayi Boni le grand malentendu », il a exposé la théorie de fusible qui consistait en réalité à trouver un responsable pour couver un crime commis par un autre. Il a laissé entendre que dans le gouvernement, quelqu’un devrait jouer ce rôle. Le Procureur Général Constant Amoussou ( qui avait déclaré la veille avoir été pris comme bouc émissaire)  n’avait pas selon Topanou la carapace pour porter cette charge et que pour cela, il fallait quelqu’un d’assez responsable. C’était en fait la stratégie de fusible utilisée par le régime précédent.

 

Qui était alors ce responsable fusible?

Il n’a pas fallu aller loin dans les dépositions pour le découvrir. C’était en réalité l’ancien ministre de l’intérieur Armand Zinzindohoué. Dans un style direct et dénué de toute tournure intellectuelle comme son prédécesseur, Armand Zinzindohoué a tout déballé. Il a lâché une phrase assez lourde de sens:  »J’ai été sacrifié. Le Chef de l’Etat m’a fait entrer dans son bureau et m’a dit: mon pouvoir a des problèmes. Entre vous et moi, quelqu’un doit partir », a laissé entendre l’ancien ministre. Sa thèse confirme la théorie précédente de bouc émissaire développée par Victor Topanou qui a émis au cours de sa déposition une  réflexion tout aussi lourde de sens. Il a déclaré :  »Par défaut intellectuel, je ne pus m’empêcher de faire de la spéculation intellectuelle pure.

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Pour moi, et avec du recul je résume cette affaire Icc en une série de trafics d’influence du début jusqu’à la fin. Il s’agit du trafic de faire ou de ne pas faire, et cela s’est insidieusement déroulé jusqu’à la fin. Pourquoi tel n’a pas fait ceci ou cela ? Pourquoi quand on a demandé aux responsables de  Icc-services de régulariser, ils ne l’ont pas fait ? Si cela n’est pas fait, il y a sûrement des raisons pour ne pas faire », a-t-il laissé entendre. Au cours de la même audience, Guy Akplogan s’est totalement dédié en affirmant que l’ancien Garde des Sceaux Victor Topanou n’a pas reçu la somme de deux millions de francs qu’il avait déclarée. Les langues se délient, les personnes proches de l’affaire s’expriment, ce jour réserve certainement de grosses révélations.

AT

 

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