Effondrement d’une carrière de mine à Djougou:4 morts et un blessé grave

0
1917

Une carrière de sable en pleine exploitation illégale s’est affaissée jeudi 4 avril 2019  au quartier Gah dans le 2ème arrondissement de la commune de Djougou, département de la Donga. Le bilan fait était de 4 morts et d’un blessé grave.

Les populations du quartier Gah dans la commune de Djougou ont été attristées une fois encore jeudi 4 avril 2019  aux environs de 13 heures par la mort subite de quatre ouvriers sous un monticule de sable et de pierres. D’après les témoignages sur les lieux, les victimes chargeaient les camions bernes de sable quand, subitement, il y a eu cet effondrement. En s’affaissant, le sable, sous le poids d’une grosse pierre, a enterré les ouvriers au nombre de 5 qui travaillaient. Suite au secours porté par les riverains et les sapeurs-pompiers, trois corps ont été découverts sans vie et deux personnes grièvement blessées. Transportée en urgence à l’hôpital de zone ordre de malte de Djougou par les sapeurs-pompiers, l’une des deux personnes blessées est passée de vie à trépas. La vie de la dernière victime serait hors état de danger suite aux soins intensifs reçus dans cet hôpital de référence. Selon le responsable  du centre de santé du quartier Gah, Cosme Zounon qui a fait le constat d’usage, les corps sans vie n’ont pas eu de blessures apparentes, mais juste des emphizèmes liés à l’asphyxie. Ismaël Traoré, chef du deuxième arrondissement de Djougou, dit être surpris par ce drame. Selon l’autorité locale, le site a été interdit d’accès. Il a envisagé de prendre d’autres dispositions pour empêcher l’exploitation illégale de ce site minier. Pour Assoumanou Issifou Abdel-Aziz, un habitant du quartier Gah, aucun signe ne montre effectivement que ce site a été interdit d’accès comme l’a stipulé le chef du deuxième arrondissement. Pour rappel, une situation pareille s’était produite le mercredi 2 janvier 2019 toujours dans le deuxième arrondissement et avait fait un mort et plusieurs blessés. Il urge donc que les autorités communales prennent des dispositions pour parer au plus pressé.

 

Emmanuel Akakpo

(Br Atacora-Donga)

 

 

LEAVE A REPLY

Please enter your comment!
Please enter your name here