Election présidentielle:La Cour constitutionnelle invitée à se prononcer sur l’anonymat du parrainage

0
362

Plusieurs organisations de la société civile ont, au sein de l’initiative « Laissez-moi choisir 2021 », saisi la Cour constitutionnelle sur l’anonymat du parrainage à la prochaine présidentielle au Bénin. C’était le lundi 11 janvier 2021 que le recours a été déposé au siège de la Haute juridiction à Cotonou.

Un recours a été introduit par un membre de l’initiative « Laissez-moi choisir 2021 » contre l’anonymat du parrainage des candidats à l’élection présidentielle du dimanche 11 avril 2021. La Cour constitutionnelle est donc invitée à se prononcer. En effet, cette requête est introduite quelques mois après la décision de la Commission électorale nationale autonome (Céna) qui a décidé que le parrainage des candidats à la Présidentielle soit sous anonymat. La Céna, en imposant une application sous anonymat du parrainage ne garantit pas une pluralité de candidatures concurrentielles à la Présidentielle, ont informé les membres de l’initiative « Laissez-moi choisir » à la Cour constitutionnelle pour un scrutin présidentiel démocratique. Comme l’a précisé la coalition de la société civile dans un post sur Twitter, « c’est dans cette logique que la société civile, dans la suite logique de l’initiative « Laissez-moi choisir 2021 », a, à travers un recours déposé par un membre de ladite initiative, saisi la Cour constitutionnelle ». Ainsi, ils font suite à des plaidoyers sans succès auprès des institutions du Bénin pour la suppression du parrainage à la prochaine présidentielle, ont fait savoir les porteurs de « Laissez-moi choisir 2021 » dans le communiqué d’annonce du recours. Pour rappel, 10 Ong se sont constituées pour lancer le mouvement.

 

Réactions de quelques maires et députés après le retrait de leur formulaire

L’opération de retrait des formulaires nominatifs de parrainage pour la Présidentielle du 11 avril prochain a démarré mardi 12 janvier 2021 à la Commission électorale nationale autonome (Céna). Après être entrés en possession du document, certains élus ont livré à Océan Fm leurs impressions.

Rufino d’Almeida, maire de Bohicon : « Mon candidat de cœur c’est le président Patrice Talon mais…»

 

« J’ai quitté Bohicon très tôt ce matin pour être ici à 9h00 afin de retirer mon formulaire de parrainage. Je considère cet acte comme un acte citoyen. Je pense que c’est l’acte qui marque véritablement le processus qui va nous emmener vers l’élection présidentielle. En accomplissant les formalités, j’ai senti comme une responsabilité puisque nous aurons à remettre notre parrainage à un des candidats à l’élection présidentielle afin que ce dernier soit en lice. Ce formulaire, je l’ai. Désormais, j’entre dans la réflexion bien évidemment avec mon parti politique pour voir qui aura mon parrainage. Il se fait quelques temps que je suis dans la politique, je peux vous dire que la Céna a fait un grand chemin parce que nous avons été accueillis dans les conditions Vip aujourd’hui. Un dispositif qui est au point, un dispositif technique qui est bien huilé. Je peux vous dire que tout le processus n’a duré que quelques minutes avec un dispositif humain de prise en charge. Je peux vous dire qu’on était très fier de savoir qu’une institution comme la Céna ait pu faire ce chemin en si peu de temps et on se réjoui de ce qu’a pu faire cette institution. On ne peut qu’exhorter les responsables de la Céna à continuer davantage. La suite, très clairement est que nous devons réfléchir à qui nous devons donner notre parrainage. Vous savez que nous avons le candidat de cœur et également le candidat de la raison. Cela ne surprendra personne si je vous disais que mon candidat de cœur c’est le président Patrice Talon pour toute l’œuvre qu’il a accomplie. Mais, ce n’est pas exclu que mon parrainage aille ailleurs ne reste que pour garder le caractère pluraliste de notre démocratie. Mais, ce n’est pas parce que mon parrainage ira ailleurs que je battrai campagne pour cette personne là ».

Ousmane Ibourahima député : « C’est ce que le parti va décider qui va s’appliquer aux députés »

 

« Mes impressions sont très bonnes. Toute de suite, il y a d’abord l’agent de la sécurité à l’entrée qui nous a accompagnés pour nous indiquer là où se fait l’opération. Et quand on est entré, il y a une équipe accueillante. Pour l’opération, 5 à 7 minutes, on a été déjà servi avec l’accueil qu’il faut. C’est une procédure bien organisée et sans protocole. J’espère que cela puisse bien se passer jusqu’à la fin. Aujourd’hui, il y a une bonne organisation au sein des partis politiques. Il y a le système partisan. Quand vous comprenez le système partisan, la force majeure revient au parti. C’est ce que le parti va décider qui va s’appliquer aux députés. Il n’y a pas de demi-mesure. Nous sommes soumis à la décision du parti ».

Chantal Ahyi, députée : « Nous ferons ce que de devoir »

 

« Dans un premier temps, pour le dispositif, il est bien pensé et rassurant. Il est fait tel que la Céna et la loi le recommandent. C’est une bonne chose. Cela rassure. Nous sommes députés, nous fonctionnons en autonomie parce le caractère impératif de notre mandat nous oblige à être un peu transversaux à tout ce qui concerne la citoyenneté, l’organisation même de la vie et de la cité. Donc, nous en ferons un bon usage. Nous sommes députés, c’est sûr que nous portons une balnéaire d’un parti politique et nous ferons ce que de devoir ».

 

Propos recueillis par Océan Fm

Léonce Adjévi

LEAVE A REPLY

Please enter your comment!
Please enter your name here