Eléonore Yayi à propos des réformes dans l’enseignement supérieur:« 2020 sera l’année des réalisations »

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Ça y est ! L’enseignement supérieur passe au concret en 2020. La première responsable de ce département, Eléonore Yayi Ladékan, confirme que l’année qui démarre dans quelques heures sera celle du concret au niveau du ministère de l’Enseignement supérieur. Elle était sur la télévision nationale hier mardi 30 décembre 2019.

Les réformes ont pris du temps pour murir, mais cette fois-ci, c’est l’heure de la concrétisation. La ministre de l’Enseignement supérieur est péremptoire. Elle affirme avec conviction que cette année, les réalisations seront perceptibles. En trois ans, les chantiers amorcés et en voie de concrétisation s’articulent autour de 4 grands axes. Il s’agit de la mise en place du Conseil national de l’éducation, de la création de l’Agence pour l’assurance qualité, de celle de l’Agence de recherche et de l’innovation et de la mise en place du plan stratégique de l’enseignement supérieur.  Parallèlement, le gouvernement a procédé à de profondes réformes à savoir l’assainissement des Etablissements privés d’enseignement supérieur, la modification de la carte universitaire avec 4 universités (deux pluridisciplinaires et deux de spécialisation) au lieu de 7, la sélection des nouveaux bacheliers au niveau des universités, la réforme au niveau des allocations universitaires et surtout l’encadrement des organisations syndicales. Par rapport à la nouvelle carte universitaire, la ministre a laissé entendre que la réduction du nombre des universités est inspirée par le souci de rationalisation des ressources mais aussi d’efficacité au niveau du rendement. Il est donc envisagé dans un délai relativement bref la création d’universités de mathématique et d’agriculture. « Un grand programme est en vue pour la construction de deux universités de mathématique sur financement de la Badea », a laissé entendre l’autorité. Par rapport aux allocations universitaires, Eléonore Yayi Ladékan est revenue sur les réformes opérées qui ont permis une gestion efficiente des flux. Tout en reconnaissant les difficultés qu’éprouvent encore certains  apprenants à ce niveau, elle a réaffirmé l’engagement de son département à s’impliquer résolument en vue de réduire sensiblement les peines de ces derniers. L’autre réalisation concrète en cours de finalisation, c’est la création de l’Agence béninoise pour l’assurance qualité de l’enseignement supérieur. Au cours de son intervention, Eléonore Ladékan a rassuré que cette structure innovante est déjà créée et sera opérationnelle dès 2020. Son rôle, affirme-t-elle, est d’apporter l’efficacité dans le secteur de l’enseignement supérieur. « Nous privilégions la qualité et le mérite », a-t-elle déclaré.

 

« Les organisations syndicales recevront du financement »

 

Le gouvernement est sur le point de tenir parole. Les organisations syndicales seront financées à partir de 2020. Au cours de son intervention, la ministre de l’enseignement supérieur a certifié que cela n’est qu’une question de temps. « Nous avons déterminé le montant de l’allocation pour les organisations estudiantines. Elles recevront un appui financier. Le processus est finalisé », a laissé entendre Eléonore Yayi Ladékan. Les ressources seront mises à la disposition du Centre des œuvres universitaires, mais avant, il faudra former les membres de ces organisations. « Il faut les former à la gestion des ressources publiques. Il faudra proposer des activités qui renforcent leur leadership et leur militantisme. Ils ont besoin d’être beaucoup accompagnés », a-t-elle déclaré.

 

Hospice Alladayè

 

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