En attendant la relecture des textes:Pascal Koupaki remplace Jean-Baptiste Elias à la tête de l’Anlc

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Le ministre d’Etat, Secrétaire général de la Présidence de la République, Pascal Irénée Koupaki, prend les rênes de l’Autorité nationale de lutte contre la corruption (Anlc) des mains de Jean-Baptiste Elias qui l’a dirigée de mars 2017 à ce jour. La cérémonie de passation de charges s’est déroulée dans l’après-midi du jeudi 19 mars 2020 au siège de l’Autorité à Cotonou.

La phase de transition à l’Autorité nationale de lutte contre la corruption (Anlc) sera conduite par le ministre d’Etat, Secrétaire général de la Présidence de la République, Pascal Irénée Koupaki. Il a pris les rênes de l’institution à la faveur d’une cérémonie tenue à huis clos. La prise de service par le patron de l’administration du palais de La Marina place, de fait, l’Autorité dans une nouvelle ère dont l’issue devrait être l’adoption d’une loi modifiant la loi 2011-20 afin d’adapter l’Anlc aux dynamiques actuelles dans le pays. Pour rappel, le mandat de l’équipe actuelle de l’Anlc conduite par Jean-Baptiste Elias est arrivé à son terme le 12 mars 2020. Le processus de renouvellement a été interrompu par le président de la République suite à la volonté du gouvernement de solliciter une relecture de la loi 2011-020.  Au regard du temps que requiert ce processus et du fait que le mandat actuel soit expiré, le président de la République a préféré confier la gestion des affaires courantes à l’un de ses collaborateurs, le Secrétaire général de la Présidence de la République à travers sa correspondance n°063-20/Pr/Cab/Sp-C en date du 11 mars 2020. Au terme des dispositions de l’article 5 alinéa 2 de la loi 2011-020 du 20 octobre 2011 portant lutte contre  la  corruption  et  autres infractions connexes en République du Bénin, l’Anlc a pour missions de : exploiter, à toutes fins utiles, les informations sur les doléances ou plaintes relatives aux faits relevant de la corruption et infractions connexes dont elle est saisie et les dénoncer au procureur de la République compétent; rechercher, dans la législation, les règlements, procédures et pratiques administratives, les dispositions et usages favorisant la corruption afin de proposer des mesures visant à leur correction; dispenser des conseils pour la prévention de la corruption à toute personne ou à tout organisme public ou privé ; éduquer la population sur les dangers de la corruption et l’obligation qu’à chacun de combattre et mobiliser les soutiens nécessaires à cette fin; et s’assurer que toutes les institutions publiques disposent de manuels de procédures effectivement appliqués. Elle a également la responsabilité de recevoir et conserver des copies des déclarations de patrimoine des personnalités visées à l’article 3 de la loi sur la lutte contre la corruption et autres infractions connexes en République du Bénin ; lesdites copies de déclaration de patrimoine lui sont adressées par la juridiction financière compétente; de prêter son concours aux autorités judiciaires, lorsqu’elles en font la demande; de coopérer avec les organismes visant les mêmes objectifs tant sur le plan national, régional qu’international; et d’élaborer un rapport annuel sur l’état de la corruption au sein de l’administration publique, qu’elle adresse au président de la République et aux autres institutions de la République.

 

  1. T.

 

 

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