Enseignants reversés de 2008:Plus de 4000 enseignants risquent gros

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Les enseignants reversés de 2008 qui ont refusé de se faire évaluer risquent gros. Selon les ministres des sous-secteurs des enseignements primaire et secondaire, les enseignants absents au test subiront la rigueur de la loi. En effet, ils sont plus de 4000 enseignants à n’avoir  pas répondu à l’appel pour se faire évaluer le samedi 24 août. Face à cette situation, il faut relever que les plus faibles taux de participation ont été observés dans les départements du Borgou, de l’Alibori et de l’Atacora. Ces départements ont enregistré respectivement 27,77%, 53,30% et 53,23%. C’est justement au niveau de ces départements et surtout le Borgou que le problème se pose. Leur comportement s’apparente à une défiance de l’Etat. Mais ce faisant, ils se sont exposés dangereusement. Seuls les cas de maladie peuvent s’en sortir. A condition qu’ils présentent les documents authentiques justifiant leur état de santé avant ou au cours de la composition. Dans le cas contraire, ils subiront la rigueur de la loi. Autrement dit, les enseignants qui n’étaient pas dans les centres de composition pourraient être durement sanctionnés. En tout cas, ceux qui ne pourront pas rigoureusement justifier leur absence ont des soucis à se faire. Ils risquent la radiation. Le gouvernement a été clair à ce sujet. Les ministres en charge de l’éducation l’ont martelé à maintes occasions. Ils se feront radier de la fonction publique.  Au fond, ce mode de défiance n’a-t-il pas des causes profondes ? Au regard des événements qui se sont produits dans le cadre des dernières élections législatives, on est en mesure de dire que les enseignants qui ont opté pour le boycott ont confondu leur position à une cause politique. Dans ces départements et particulièrement dans le Borgou, des enseignants continuent de s’identifier par rapport à un parti politique dont le leader semble avoir été au cœur des événements du 1er et 2 mai 2019. Or, ils doivent pouvoir se démarquer de la politique lorsqu’il s’agit de leur avenir. Ils ont pris des risques inutiles.

 

Odi I. Aïtchédji

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