Ethiopian Airlines:Un Boeing s’écrase avec 157 personnes à son bord

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Rescue team collect bodies in bags at the crash site of Ethiopia Airlines near Bishoftu, a town some 60 kilometres southeast of Addis Ababa, Ethiopia, on March 10, 2019. - An Ethiopian Airlines Boeing 737 crashed on March 10 morning en route from Addis Ababa to Nairobi with 149 passengers and eight crew believed to be on board, Ethiopian Airlines said. (Photo by Michael TEWELDE / AFP)

Un avion d’Ethiopian Airlines s’est crashé dimanche matin juste après son décollage de l’aéroport international d’Addis-Abeba. Le vol ET302 reliait la capitale éthiopienne à Nairobi. La compagnie indique avoir perdu le contactsix minutes après le départ. Les recherches et opérations de sauvetage sont en cours à une cinquantaine de kilomètres au Sud d’Addis-Abeba, dans les environs de Bishoftu. L’avion comptait 149 passagers et 8 membres d’équipage. Il n’y a aucun survivant, indique la compagnie aérienne. Le Parlement éthiopien a décrété une journée de deuil national lundi.

D’après le communiqué de la compagnie nationale éthiopienne, 149 passagers étaient prévus pour embarquer dans ce vol entre Addis-Abeba et Nairobi au Kenya. Mais Ethiopian Airlines dit vérifier la liste de celles et ceux qui ont effectivement pris place dans le Boeing 737-800 Max. Il y avait par ailleurs huit membres d’équipage. C’est le Premier ministre éthiopien, Abiy Ahmed, qui a annoncé en premier la nouvelle du crash via son compte Twitter. Dans son communiqué, la compagnie affirme que le contact a été perdu avec l’appareil à 8h44 soit six minutes après son décollage de l’aéroport international de Bole. Le Boeing s’est écrasé peu après le décollage, alors que le pilote avait évoqué des « difficultés » et demandé à faire demi-tour en vue d’un atterrissage d’urgence. Selon la compagnie, le pilote éthiopien était expérimenté, et comptait plus de 8 000 heures de vol, et le Boeing n’avait « aucun problème technique connu ». Il survolait alors la ville de Bishoftu à une cinquantaine de kilomètres au sud d’Addis-Abeba, donc la bonne direction pour aller vers la capitale kenyane. Ethiopian Airlines a envoyé du personnel sur place pour assister les équipes de secours. Elles aussi mettent en place un centre d’information pour les passagers et pour un numéro d’urgence pour les proches.

 

35 nationalités à bord

 

Le ministre des Transports kenyan, James Macharia, a donné une conférence de presse à Nairobi. Il a parlé d’un « après-midi très triste », « d’un incident très regrettable ». Il a dit que pour l’instant, à l’aéroport international Jomo Kenyatta de Nairobi, une réponse d’urgence avait été mise en place pour prendre soin des proches qui pourraient être affectés. D’après le média d’Etat Fana Broadcasting Corporate, qui cite la compagnie aérienne, les 157 personnes présentes à bord de l’avion ont péri dans l’accident. Une information confirmée par le ministre kenyan des Transports qui a annoncé que les passagers appartenaient à au moins 35 nationalités. Le Kenya est le plus touché avec 32 passagers. Il y avait aussi 18 Canadiens, 9 Ethiopiens, 8 Chinois, 8 Italiens, 7 Britanniques, 6 Egyptiens, 5 Néerlandais, 4 Indiens, 4 Slovaques et 8 Américains. D’après une source onusienne au moins une douzaine de victime du crash seraient églement affiliées à l’Onu. Le Quai d’Orsay a confirmé que huit Français ont péri dans le crash. Une cellule de crise a été ouverte à l’ambassade de France en Ethiopie. C’est pour l’instant l’incompréhension du côté d’Ethiopian Airlines. Le Pdg de la compagnie a déclaré qu’il était « trop tôt pour spéculer sur les causes », même si Tewolde Gebremariam parle bien d’un accident. Selon le site spécialisé Flightradar 24, l’appareil avait effectué son premier vol en octobre 2018. Ethiopian Airlines est la première compagnie du continent. Elle compte plus de 100 appareils, dont beaucoup de neufs. Cet avion devait arriver à 10h35 à Nairobi. Deux centres d’urgence ont été mis en place, d’abord pour rencontrer les proches au terminal 1D, qui seront dirigés dans un deuxième centre au Four Points Hostel, dans l’enceinte de l’aéroport. « Le but est de fournir aux proches des informations, autant qu’on en a et un environnement privé », a expliqué le ministre des Transports.

 

rfi

 

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