Évaluation de la gouvernance du régime Talon : Aubin Towanou apprécie l’économie béninoise

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Depuis le 6 avril 2016, le navire Bénin est piloté par le Commandant Patrice Talon. A l’heure du bilan à mi-parcours, plusieurs analystes se prononcent pour attribuer des points à la gouvernance de l’actuel régime. Lisez ici l’interview que nous a accordée, Aubin Towanou, journaliste-écrivain, spécialiste des questions économiques.

Le Matinal : Quelle appréciation faites-vous de l’économie béninoise près de trois ans après l’avènement du régime Talon?

Aubin Towanou : L’économie béninoise se porte très bien, et bien entendu elle est à l’image des agents économiques béninois.

Qu’est-ce à dire ?

Comme dans tous les pays au monde, l’économie béninoise se porte à l’image de ceux qui la font, à savoir les ménages, les entreprises et surtout les autorités ayant en charge la gouvernance économique du Bénin. Il y a quelques jours, j’ai suivi le ministre des finances, avec à ses côtés un haut fonctionnaire du Fonds monétaire international (Fmi). Il disait que, en deux ans de gouvernance Talon, le taux de croissance est porté de moins de 3% à plus de 6%. Il ajoutait par ailleurs, avec la confirmation du cadre du Fmi, que les indicateurs macroéconomiques sont bien tenus et que les réformes entreprises dans ce domaine par le Bénin portent déjà leurs fruits. Cela dit, moi, je ne dispose pas de chiffres contraires. Je prends donc acte des déclarations du ministre Wadagni.

Si tout va si bien, pourquoi les Béninois se plaignent-ils ?

En économie, on se réfère à des indicateurs statistiques. Quels sont les chiffres qui corroborent ce que vous dites ? Les Béninois se plaignent. Combien et comment ? Vous êtes dans la société béninoise et tous les jours vous voyez les mouvements des agents économiques. Les Béninois se sont toujours plaints, pourtant la Nation poursuit sa marche. D’ailleurs, l’un des rôles essentiels des universitaires est d’apporter des réponses aux préoccupations majeures des citoyens. Si ce que vous dites était aussi préoccupant et que les plaintes dont vous faites échos étaient fondées, plusieurs d’entre les professeurs d’économie qui peuplent nos universités allaient déjà jouer ce rôle d’éclaireur.

Donc, tout va bien selon vous ?

Voulez-vous que je dise ce que je ne pourrai prouver ? Si vous avez des chiffres ou des informations contraires, mettez-les à ma disposition et je me chargerai de les faire parler, c’est-à-dire les analyser afin d’éclairer l’opinion publique.

Dites-moi alors ce qui vous permet de soutenir, après les ministres, que l’économie béninoise allait bien.



Tenez, le premier produit de rente du Bénin, le coton, va très bien et sa production est en pleine croissance depuis 2016. Si mes chiffres sont bons, nous sommes déjà à plus de 500 mille tonnes en 2018. Les autres produits d’exportation comme le cajou et l’ananas sont en nette progression. Et le ministre de l’agriculture, à chacune de ses interventions, insiste toujours sur le fait que, malgré l’accroissement de la production au niveau des produits de rente, les cultures vivrières connaissent, par ailleurs, une croissance en pic au cours de ces dernières années. Aussi, vous n’êtes pas sans savoir que le gouvernement annonce une série de projets importants. À titre d’exemple, nous avons la Cité du savoir, les cités administratives et leurs lots de logements, sans oublier les nombreuses infrastructures routières en construction. Pendant ce temps, avec une volonté débordante de l’actuel régime, soutenu par le Millénium challenge corporation, qu’il a hérité, bientôt le Bénin va atteindre l’autosuffisance énergétique.

L’autosuffisance énergétique qu’on attend pour amorcer le développement industriel dit-on.

Je ne vous laisserai pas dire ça. Le manque d’énergie est loin d’être la cause première du retard que connaît l’industrialisation du Bénin.

Ah bon ?

Bien sûr. Je pensais ainsi comme nombre de Béninois avant d’apprécier le contenu d’une étude pertinente sur les causes du retard de l’industrialisation des pays de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (Uemoa).

Selon vous, quelles sont alors les causes du retard de l’industrialisation ?

Avant l’énergie, ces causes sont prioritairement de deux ordres. La première cause, et de loin la plus importante, est l’usage du franc Cfa. Il est impossible d’utiliser une monnaie aussi forte, du fait de son arrimage rigide à l’euro et être compétitif en termes d’exportation. Or, l’industrie a vocation à alimenter les exportations dans une économie moderne. Nous pouvons développer cet aspect de la question à longueur de journée, mais je me limite à là pour le moment. Quant à la deuxième cause qui justifie le retard de l’industrialisation, il y a les accords de partenariat que nos pays signent avec les pays développés contre des ressources immédiatement mises à leur disposition.

Que voulez-vous dire précisément ?

Je prends par exemple les accords entre nos États et l’Union européenne. Des accords qui entraînent des désarmements tarifaires sur le plan douanier. Autrement dit, nos pays ont signé des accords qui les empêchent de protéger une industrie naissante chez nous par l’application de tarifs douaniers conséquents. Ainsi, lorsque vous évaluez le prix de revient d’un produit fabriqué ici, il est toujours supérieur au ‘‘prix taxé’’ du même produit lorsqu’il est importé de l’un des pays avec lesquels nous avons ces accords toxiques. Je m’exprime ainsi pour que tous ceux qui savent lire me comprennent sans connaître le b a ba en économie. Vous savez que le président américain Donald Trump a promis aux Américains « América first » (l’Amérique d’abord et avant tout). Pour mettre cette volonté en œuvre sur le plan économique, c’est d’abord des mesures monétaires, douanières et fiscales qu’il a prises à l’encontre des partenaires économiques et surtout commerciaux des États-Unis. Et au premier plan, le président Trump a remis en cause plusieurs accords de libre-échanges. Pendant ce temps, nous, nous avons dans un premier temps signé des accords très contraignants dans le cadre de l’Organisation mondiale du commerce (Omc), puis nous sommes engagés dans des conventions sur les plans bilatéral et multilatéral. Et nous ne sommes pas prêts d’avoir les capacités de dénoncer lesdits accords et conventions. En conclusion, l’insuffisance de l’énergie est loin d’être un frein à l’industrialisation. Un exemple. Puisque le secteur cimentier est encore rentable au Bénin un investisseur sénégalais ne s’est pas fait prier pour installer une industrie au Bénin en y associant une mini centrale thermique pour disposer d’énergie en plus de ce que lui offre déjà la Sbee. Il a fallu cet investisseur pour faire baisser le prix du ciment de manière durable au Bénin au cours de ces dernières années.



Doit-on comprendre que les efforts en matière d’énergie n’apporteront rien à l’économie ?

Je ne l’ai pas dit, et je ne saurais le défendre. Les efforts actuels apporteront à coup sûr beaucoup à l’économie. Mais ces efforts n’entraineront pas automatiquement le développement industriel tant attendu. Sinon, depuis longtemps, il y a un potentiel énergétique avéré au niveau de la « Zone franche industrielle » à Sèmè-Podji. Pourtant, les investisseurs directs étrangers (Ide) ne se bousculent pas à nos portes, tout au moins pour la petite industrie. Or, malgré tout ce que vous savez de l’insécurité au Nigeria, les Ide se bousculent à ses portes depuis toujours. Si vous appréciez la structure de la fourniture d’énergie à la Sbee, vous vous rendez compte que la forte demande est située entre 19 heures et 22 heures.

Que renferme cette donnée ?

Cela signifie que la demande actuelle est orientée vers les ménages. Donc, les investissements immédiats dans le secteur énergétique visent dans un premier temps les ménages. Et puisqu’il y aura à coup sûr un excédent, cela restera le potentiel d’énergie qui attendra éventuellement les futurs investisseurs industriels.

Revenant à ma préoccupation primaire, malgré toutes ces performances sur lesquelles les ministres reviennent et que vous évoquiez tantôt, les ménages souffrent et nous manquons d’explications pouvant justifier ce fait.

Cher ami journaliste, vous faites toujours de la littérature sans référentiels chiffrés. Mais je vais essayer de partager avec vous un développement.
J’étais encore jeune journaliste quand j’ai été témoin d’une déclaration de Feu Général Mathieu Kérékou, en 2001. Le Bénin traversait une période de finances publiques tendues et les cadres des finances lui avaient proposé d’élargir encore un peu plus l’assiette fiscale en attirant son attention sur des niches fiscales et des filières de fraudes à éradiquer. Feu Général Mathieu Kérékou les a dissuadés. Il leur avait dit que si on faisait ainsi, on va capter vers le trésor public l’argent qui circulerait dans l’économie du pays, en dehors des circuits officiels. Or, cet argent atteint un grand nombre de Béninois qui arrivent ainsi à joindre les deux bouts. Mais en élargissant les recettes publiques, il y aura davantage de ressources au trésor pour quelques privilégiés seulement. Car, soutenait-il, l’État béninois ne dispose pas encore de moyens efficients et efficaces de redistribution de ressources publiques.

Votre développement n’est pas suffisamment clair. Pouvez-vous l’expliquer davantage ?

C’est pourtant simple. Lorsque Mathieu Kérékou était au pouvoir jusqu’en 2006, il n’avait jamais fait voter un budget de montant en franc Cfa supérieur à 700 milliards (son dernier budget étant de 614,737 milliards FCfa en 2006). Pourtant, nous étions déjà à huit millions d’âmes au Bénin. Mais dix ans environ plus tard, nous tutoyons les 2 mille milliards pour dix millions d’habitants. Et c’est dans ce contexte que tout le monde se plaint selon ce que vous me dites avec insistance.

Si je vous comprends bien, entre-temps, on a collecté plus d’impôts et fermé des canaux de fraudes… ?

A priori, il ne peut en être autrement. Puisque le Bénin n’a pas découvert entre-temps de gisements miniers qu’il exploite pour avoir des ressources supplémentaires. Les ressources additionnelles pour passer de 700 milliards à 1.500 milliards proviennent des poches des agents économiques, donc constituent un potentiel d’appauvrissement des contribuables.

Donc, là vous toucher du doigt la raison des plaintes.

Plutôt l’une des raisons, ou même peut-être pas du tout. Et là encore, si la croissance économique réelle, celle qui s’exprime directement dans l’activité réelle de production des agents économiques était au rendez-vous, peu de gens auraient pu constater cela pour ce qui concerne la pression fiscale tout au moins.

Comment ?

Mais l’argent de la fraude qui ne circule plus est forcément, dans tous les cas, perceptible comme un manque par ceux que cela alimentait. Donc, lorsqu’on combine les fraudes en baisse et la fiscalité en hausse, comme pression sur les agents économiques, le vrai problème que nous avons relève du fait que l’État ne dispose pas encore de bon mécanisme de redistribution de ressources publiques collectives.

Cette conclusion partielle n’est pas évidente. Pouvez-vous l’expliquer davantage ?

Allons par comparaison. En France, il y a des pauvres, même plus pauvres que des Béninois pauvres à l’échelle individuelle. Pourtant, la capacité de redistribution de ressources publiques de ce pays est un luxe pour nos pouvoirs publics ici.

Qu’est-ce qui vous le faites dire ?

Sans vous encombrer de concepts, je dirai tout simplement qu’en France, il y a par exemple des indemnités de chômage pour ceux qui ne travaillent pas, même si ce revenu est dérisoire. Si vous, Béninois, vous décidez de vivre en France de manière régulière, sans être Français, vous bénéficiez, dans une certaine proportion, d’une assurance maladie. Pas parce que la France aime l’expatrié, mais parce qu’il y a un devoir sacré de protéger les Français contre une éventuelle épidémie. C’est là autant de charges pour l’État et qui constituent des mécanismes de redistribution de ressources publiques collectées au moyen des impôts. Une pression fiscale immédiate dans un tel pays, qui est une nation développée, est plus justifiable que chez nous.
Mais les gouvernants vous diront qu’ils ont besoin de ressources pour faire le développement du pays.
Le développement du Bénin est un impératif, certes. Mais nulle part au monde l’État n’a levé l’impôt, au risque même d’appauvrir les contribuables, pour faire le développement. L’État crée les conditions de développement et ce sont les producteurs qui développent l’économie. En absence de producteurs avérés dont les activités sont en pleine croissance d’année en année, il n’est pas possible de faire le moindre développement nulle part au monde. Et c’est la croissance, du fait de la production de la valeur ajoutée, qui génère des ressources pour l’État au moyen de la collecte des impôts. Le développement des infrastructures stricto sensu n’est pas synonyme de développement économique d’un pays.

Là, c’est comme la poule et les œufs. Qui vient avant l’autre ?

Pas du tout. Je le répète. L’État ne collecte pas les impôts pour développer un pays. C’est l’économie qui s’est développée, parce que les producteurs qui y interviennent sont en pleine croissance, qui génère des impôts pour l’État qui a en charge d’améliorer le cadre collectif d’exercice des activités économiques (la défense nationale, la sécurité, les archives nationales, les Routes, les chemins de fer, les ports, les aéroports, les hôpitaux, les écoles, les universités, les centres de recherches, etc). À moins que l’État lui-même devienne producteur. Tenez, nous ne maîtrisons pas notre monnaie. Nous produisons à peine. Nous ne savons pas redistribuer les ressources publiques. Si dans un tel contexte, nous mettons une pression fiscale forte, c’est comme le serpent qui se mord la queue. Car, prenant l’exemple de la France, les indemnités chômages qu’on paie aux citoyens ou les assurances maladie dont ils jouissent sont loin d’être perçues comme une faveur absolue par un économiste averti.

Ce n’est pas une faveur absolue ?

Un tel appui n’est pas une faveur absolue parce que cela participe à doper la consommation et par ricochet générer des impôts futurs. Les bénéficiaires de mesures sociales n’épargnant généralement pas. On est quasiment sûr que les ressources qu’on leur donne servent à doper absolument la consommation tout en les aidant à résoudre certains de leurs problèmes vitaux. Si on laissait cet argent dans les caisses des entreprises déjà excédentaires en prélevant moins d’impôts, les bénéficiaires des mesures sociales ne les auraient jamais eues. Ils mourraient de faim et de maladies pendant qu’on enregistrerait dans l’économie un excédent de produits bons pour la poubelle. Mais pour que ce ne soit pas ainsi, l’État intervient pour en prendre aux riches et en mettre à la disposition des moins nantis qui ne sont pas forcément des paresseux. L’État étant un régulateur et non une entité qui recherche le profit ou la rentabilité, telle une entreprise privée. C’est d’ailleurs pourquoi, dans une nation respectable, lorsqu’on prend des mesures d’austérité, elles ne concernent généralement pas le social. Sauf si l’État était en faillite.

Donc, il y a dans notre pays une pression fiscale sans un bon mécanisme de redistribution de ressources publiques ?

Je ne l’ai pas expressément dit. J’analyse plutôt avec vous les probables raisons qui justifieraient que les agents économiques se plaignent alors que l’économie connait une croissance maintes fois affirmée par les autorités responsables des finances publiques au Bénin. La preuve, que l’État même qui prélève les impôts au Bénin ne s’en sort pas, face à ses propres ambitions d’investissement, est la multiplication des emprunts obligataires. Cela dans un contexte où le partenariat public-privé avec à la clé des projets en Bot (Built operate and transfer) est la règle. Et pour votre information, si la pression fiscale était forte, le gouvernement y veille déjà. Le projet de loi de finances gestion 2019, déposé à l’Assemblée nationale, a accru de 14 milliards de francs Cfa par rapport à 2018.

Il y a donc une pression fiscale à corriger ?

Je ne saurais le dire, cela reste une hypothèse. C’est peut-être ce qui justifie la baisse de la taxe professionnelle synthétique (Tps) qui passe de 400 mille francs Cfa à 150 mille dans le même projet de budget 2019 si mes souvenirs sont bons. Pourvu que nous ne soyons pas dans le cycle du serpent qui se mord la queue. Dans tous les cas, j’ai confiance en ceux qui nous gouvernent, ils ne manquent pas de compétences au point de tomber dans de tels travers.

Le développement économique passe aussi par l’investissement. Mais vous n’êtes pas sans savoir que le niveau de financement bancaire des investissements est très faible chez nous.

Vous avez parfaitement raison. Mais l’autorité monétaire qu’est la Bceao (Banque centrale des États de l’Afrique de l’ouest) qui nous impose la restriction ne manque pas d’avoir ses raisons. Puisque nous sommes plus consommateurs que producteurs, si on ouvrait les vannes du crédit et que nous accédons aux moyens de paiement rien que pour consommer ce qui nous vient d’ailleurs, vous comprenez que très vite nous manqueront de devises pour importer et nous tomberons dans les travers de l’inflation, de la dévaluation, etc. Augmenter le niveau de crédit actuel dans l’Uemoa, oui. Je milite aussi pour une baisse des taux d’intérêt. Car, les entreprises béninoises, en concurrençant celles étrangères sur le marché béninois, prennent des crédits à plus de 8% pendant que leur vis-à-vis lèvent l’épargne chez elles à 3% pour venir les écraser dans leur propre pays. Tel est mon souhait, mais il faudra être prudent et vigilant.

On peut donc retenir que l’encadrement actuel du crédit ne manque pas de pertinence ?

On peut le dire. Mais pas sans ajouter qu’il y a un paradoxe. Pendant que dans l’Uemoa, le secteur privé qui produit la richesse subit cet encadrement strict de crédit, les États sont autorisés à recourir, de manière quasiment abusive, au marché financier intra Uemoa. Or, l’État ne produit pas la croissance a priori, et nous sommes dans un contexte où l’État n’a pas encore trouvé la meilleure formule pour redistribuer les ressources publiques.

Sur un autre plan, l’exemple du Rwanda inspire l’actuel régime pour donner une dynamique de développement à notre pays. Qu’en pensez-vous ?

Si ce que vous dites est vrai, alors il y a une erreur d’approche à mon humble sens. Je suis loin d’affirmer que je connais tout, mais analysons. Le Rwanda est un pays démocratique certes. Mais il n’est pas un État de démocratie pluraliste comme c’est le cas au Bénin. Le Rwanda dispose de sa propre monnaie, le franc rwandais (1 franc rwandais = 0,66 franc Cfa), donc sa propre banque centrale. Il y a plus de 60% de femmes au Parlement rwandais, pas parce que le peuple en a décidé ainsi, mais plutôt son président très fort. Le Rwanda est limitrophe d’un grand pays comme la République démocratique de Congo qui reste instable sur les plans politique et sécuritaire. Le Congo n’arrive pas maîtriser l’exploitation de ses ressources naturelles disponibles à foison. Dans un tel contexte, ce qu’un président fort peut réaliser en un an au Rwanda, il faudra plusieurs décennies pour le réaliser au Bénin sans que le peuple ne soit reconnaissant. Alors, si ce que vous dites était vrai, il faut que le régime ait à l’esprit autant de choses et bien d’autres que je me garde d’affirmer ici. Cela dit, il y a forcément des choses bien positives à tirer de l’action publique qu’expérimente le président Kagamé dans ce beau pays africain qui force admiration.

Je vous remercie, Monsieur le journaliste, pour m’avoir permis de m’exprimer librement.

Foot-Afrique

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