Evaluation diagnostique des enseignants:Une participation massive des enseignants

0
4951

L’évaluation diagnostique des enseignants Ace reversés de 2008 s’est effectivement déroulée le samedi 24 août 2019. Les candidats ont pris part massivement au test. Aucun incident majeur n’a été enregistré sur l’ensemble du territoire national.

A part quelques cas d’absence, les enseignants concernés par ladite évaluation diagnostique se sont rendus dans les différents centres de composition. Au lycée technique Coulibaly de Cotonou, les épreuves ont démarré à 08 heures précises et tout s’est passé normalement. Aucun incident n’a été enregistré. Il en est de même dans les centres de composition de la commune d’Abomey-Calavi. Que ce soit au Ceg 1, Ceg 2 et au centre d’Akassato, tout s’est passé sans anicroche. La plupart des enseignants ont affronté les différentes épreuves dans la quiétude. Dans le département du Mono, précisément à Lokossa, dans les Ceg 1 et Ceg 3 retenus pour la composition, on note la même réussite. En dehors de quelques exceptions dans la partie septentrionale, le test s’est déroulé sans incident majeur. L’évaluation diagnostique des enseignants a été initiée dans le cadre des réformes engagées par le gouvernement pour assainir les sous-secteurs des enseignements primaire et secondaire. A l’issue du test, les résultats seront classés en 02 groupes. Le groupe A regroupera les enseignants ayant obtenu la note supérieure ou égale à 10 et le groupe B ceux qui auront moins de 10. Les enseignants du groupe A seront admis comme Agents permanents de l’Etat. Ceux du groupe B vont suivre une formation modulaire tout en restant en situation de classe. Après la formation, les enseignants du groupe B subiront, une deuxième évaluation. A ce niveau, le seuil d’admissibilité reste toujours 10/20. Ceux qui sortiront de cette nouvelle évaluation deviendront d’office des Ape. Le reste de ce groupe sera mis à la disposition de l’administration publique, dans les services de leur choix. « Aucun emploi ne sera détruit », avait rassuré le ministre des Enseignements maternel et primaire, Salimane Karimou, lors d’une conférence de presse à Cotonou.

Odi I. Aïtchédji

Un taux de 75,24% au plan national

Contrairement aux appels à la démobilisation lancés dans le cadre de l’évaluation diagnostique, les enseignants candidats ont répondu présent dans les centres de composition pour un taux de participation de 75,24% sur l’étendue du territoire national. Cela reste une  réussite lorsqu’on sait que des individus mal intentionnés ont usé de subterfuges pour démotiver leurs collègues. Intoxications et pratiques occultes ont constitué leurs manèges pour faire échec à l’initiative du gouvernement dont le but est de rehausser le niveau du système éducatif béninois.

 

Des frondeurs se sont ravisés

Les syndicalistes se sont cachés le samedi 24 août 2019 pour prendre part à l’évaluation diagnostique. Ces hommes et femmes sans conviction ont rasé les murs lézardés des salles de composition pour se faire évaluer.

Ils étaient les plus assidus des candidats de ce samedi. Ces pseudos frondeurs sans couilles ont rendu leurs copies dans le cadre de l’évaluation initiée par le Gouvernement. Qui l’eût cru, mais c’est pourtant vrai. Ces syndicalistes agités ont  pris le temps de la réflexion et de la méditation profonde. Certains ont peut-être pris la voie des couvents et des oracles pour explorer le futur, et il a semblé sûrement que  l’orage était à la porte.  En tout cas, le bon sens  a gagné le cœur  des faux contestataires. La plupart d’entre eux remplissaient un devoir syndical. L’effet d’entraînement et leur position dans la hiérarchie les amenaient à adopter des postures qui n’étaient que politiques. Ils feignaient d’aller dans le sens de leurs leaders syndicaux sans boussole alors qu’ils savaient dans leur for-intérieur qu’ils seront les premiers convives à la table de l’évaluation. Du coup, ils ont joué  jusqu’au bout la comédie syndicale pour plaire à leur chef, proche de la retraite. Ensuite, ils ont sauvé leur carrière d’enseignant en faisant le déplacement samedi. Certains verront dans ce geste du réalisme, mais le bon sens conseille à y voir de la ruse. Il s’agit tout simplement d’un manque chronique de personnalité.  Non seulement ils ont été sadiques en induisant de nombreux enseignants en erreur à travers leurs discours mensongers, mais ils ont été doublement malhonnêtes en faisant le contraire de ce qu’ils ont professé et en trompant leurs leaders syndicaux. Cet acte de faiblesse qui leur a permis de tirer leur épingle du jeu a fait quand même de nombreuses victimes naïves.

 

Abdourhamane Touré

 

 

Echec cuisant pour des leaders politiques et syndicaux

Mathurine Sossoukpè, leader de la Cstb, Eric Pethos, un des porte-paroles du Front d’action des syndicats de l’éducation et Candide Azannaï, acteur politique de l’opposition ont conseillé aux enseignants de déchirer leurs fiches de paie en boudant l’examen de ce samedi. Ils pensaient emballer les enseignants avec leurs discours trompeurs, mais ils n’ont pas été suivis.

Ils ont compris qu’il serait assez bête de suivre le mot d’ordre des leaders qui ne sont en rien responsables de leur avenir. C’est très  intelligent de la part de ces enseignants qui ont composé le samedi 24 août 2019 dans le cadre de l’évaluation diagnostique. Le taux de participation n’est plus à rappeler. Il plonge simplement les chantres du boycott dans la déprime. Ces leaders syndicaux et politiques à l’image de Candide Azannaï, Eric Pethos et Mathurine Sossoukpè sont désavoués, et cela s’est ressenti dans leurs fiefs. Le comble est que la majorité des enseignants ayant composé sont des militants de la Cstb et du Front. Une vraie leçon de sagesse infligée à ces syndicalistes qui auraient pu bien se taire. La campagne via les réseaux sociaux orchestrée n’a rien donné. C’était quand même prévisible. Les leaders syndicaux savaient que le Béninois est assez jaloux de son emploi et qu’il n’y a pas de discours possible qui permettrait de le dissuader à préférer la radiation. Dans leur for intérieur, ils en sont convaincus, mais la logique de la contestation politique qui a commencé depuis un moment par gangrener le monde syndical a conduit à cet extrême. Ce syndicalisme politisé a été désavoué par les enseignants qui avaient les yeux bien ouverts parce qu’ils ont finalement tout compris. Ils ont compris que ces leaders de la Cstb qui sont pour la plupart proches de la retraite sont à l’abri du besoin. Ils savent que parmi eux certains sont assez bien logés socialement. Ces enseignants ne sont pas dupes. Ils ont découvert le stratagème et  ont pris leurs responsabilités. Leur avenir compte plus que ces élucubrations  de syndicalistes en perte de vitesse qui voulaient saccager le social de ces jeunes. Il est toutefois important de s’interroger sur les réelles intentions de ces leaders syndicaux. Pourquoi militaient-ils en faveur de la radiation des jeunes? Quel intérêt avaient-ils à demander à ces derniers de boycotter l’examen alors qu’ils savaient pertinemment qu’ils seront purement et simplement radiés. Quelle intention peut guider un tel acte? Décidément, le syndicalisme politisé a ses raisons que la raison ignore.

 

AT

 

 

LEAVE A REPLY

Please enter your comment!
Please enter your name here