Faiblesses chroniques des systèmes éducatif et sanitaire :La thérapie de Talon pour corriger le tir

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Le gouvernement n’est pas insensible au manque criard d’enseignants qualifiés et de personnel de santé. En tournée à Houéyogbé le vendredi 27 novembre 2020, le président Patrice Talon a évoqué le sujet. Pour y remédier définitivement, Patrice Talon a dévoilé sa thérapie.
Le manque d’enseignants et de personnels de santé ne sont pas relégués au second rang sous le Nouveau départ. Malgré les efforts fournis, le besoin continue toujours de se faire sentir dans les écoles, collèges, universités et centres de santé. Prenant la mesure de la situation, une thérapie de choc a été mise en place pour résoudre définitivement le problème. « Il y a des apprenants qui passent toute l’année sans avoir de professeurs. Mais pour régler cela définitivement, il faut malheureusement des années parce que nous avons un programme qui est en cours pour encourager les gens à faire les matières dans lesquelles nous manquons de professeurs et proposer des salaires beaucoup plus élevés que celui des autres matières. Comme cela, nous espérons que d’ici 4 ou 5 ans, nous allons pouvoir disposer en nombre suffisant des professeurs qualifiés qu’il faut pour nos enfants », a expliqué le président Patrice Talon. La même approche sera utilisée dans le domaine de la santé où le besoin en infirmiers, sages-femmes et médecins se fait sentir avec un déficit criard d’équipements et de salles de soins.
Quid du secteur de la santé?
S’agissant des centres de santé, le chef de l’Etat a informé les forces vives de Houéyogbé qu’un programme a déjà démarré pour satisfaire les besoins. Mais en termes de personnel, « ce ne sera pas du jour au lendemain », a-t-il prévenu. En effet, le gouvernement a lancé actuellement le processus de recrutement de 1600 agents infirmiers et sages-femmes et environ 300 médecins qui seront déployés un peu partout sur toute l’étendue du territoire national pour combler l’effectif. Attention ! Ce personnel sera soumis à un test avant d’être recruté à cause de la qualité de la formation dispensée dans certaines écoles de formation. Sans détour et dans un langage de vérité, Patrice Talon a dénoncé la pratique qui s’observe dans certaines écoles privées de formation en santé. « Il y a des infirmiers et des sages-femmes qui ont été formés dans le privé et dans les pays voisins et qui ne savent pas piquer ni accoucher parce qu’ils n’ont jamais mis pied dans un centre de formation. Oui ! Il y en a avec des faux diplômes. Parfois, le diplôme n’est pas faux car délivré par une école (privée surtout) mais les apprenants paient et sans suivre la formation, ils arrivent à se faire établir de chez eux les diplômes », a déploré le chef de l’Etat. C’est donc pour corriger ces disfonctionnements que le test est organisé tout comme cela est le cas avec les enseignants pour apprécier le niveau des agents à recruter. « Nous sommes tenus de voir si on peut leur confier nos femmes, mères avant de les recruter. Les évaluations sont en cours et d’ici quelques semaines, ceux qui auront le niveau seront déployés », a laissé entendre Patrice Talon.
Serge Adanlao

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