Fin de l’ultimatum des anciens présidents de la République:Yayi a failli embraser Cotonou

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Le mercredi 1er mai 2019, la ville de Cotonou, précisément le quartier  Cadjèhoun a été le théâtre de scènes de violences menées par des badauds. A l’origine, une supposée arrestation de l’ancien président de la République Yayi Boni.

Mercredi noir à Cotonou. Il sonnait 13h30 environ hier 1er mai 2019 quand des individus non encore identifiés ont commencé à lancer des pierres aux forces de l’ordre qui étaient en faction dans le quartier Cadjèhoun pour empêcher des troubles à l’ordre public. En effet, selon la déclaration du ministre de l’Intérieur et de la sécurité publique, Sacca Lafia, la Police républicaine était à Cadjèhoun suite aux informations qui ont fait état d’une marche à travers la ville de Cotonou. Le point de départ serait la maison de l’ancien président de la République, Yayi Boni. Etant donné que les attroupements et manifestations publics sont interdits pendant la période pré-électorale, électorale et post-électorale, la Police républicaine a voulu contenir les manifestants. Mais très tôt, Yayi Boni a fait appel à des voyous divulguant une fausse information sur son arrestation. Des pneus brûlés, des voies barricadées, des pierres lancées aux policiers, voilà le triste constat.

Des dégâts matériels énormes

Ces manifestations du 1er mai 2019 ont occasionné plusieurs dégâts matériels. Les manifestants, dans leur furie, s’en sont pris aux biens privés des paisibles citoyens et à une institution bancaire. En effet, le showroom de la société les Bagnoles situé à quelques encablures du domicile de l’ancien chef de l’Etat a été incendié avec sa  station-service. Ensuite, les portes vitrées de la banque Uba située juste après l’église Bon pasteur ont été brisées. Les manifestants ont mis le cap sur la tour administrative qui abrite plusieurs ministères. C’est ainsi qu’ils ont brûlé un véhicule administratif qui stationnait devant le bâtiment. D’autres destruction d’édifices publics et de biens privés auraient pu être observées n’eut été la vigilance des forces de sécurité et de défense qui ont fait preuve de professionnalisme.

Armel Nelson Avadémey

Yayi incite les jeunes à la violence

Après les actes de violences du 28 avril à Tchaourou et environs, d’autres évènements similaires se sont déroulés hier mercredi 1er mai 2019 à Cadjèhoun, quartier de l’ancien président Yayi Boni. Ils coïncident avec la fin  de l’ultimatum que les anciens présidents de la République Nicéphore Soglo et Yayi Boni ont donné à l’actuel président Patrice Talon lui demandant d’arrêter le processus électoral. Ainsi donc, tous les ingrédients sont réunis pour amener à conclure que Yayi Boni pourrait être l’instigateur de tout cela. L’homme qui est un adepte de la violence l’a démontré à plusieurs reprises à travers des propos belliqueux. Pour mémoire, en août 2012, alors qu’il était président de la République, il a promis d’amener les siens du Bénin profond à affronter ceux du Sud. Quelques années plus tard, dans un entretien au domicile de l’ancien président Nicéphore Soglo, il a confié au député Rosine Soglo qu’il allait mettre le pays à feu et à sang.

 

A.T.

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