Gambie-Bénin 3-1:Ecureuils : une défaite et des questions

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 Battus contre toute attente à Banjul, les Ecureuils ont grillé un joker dans la course à la qualification à la Can Cameroun 2019. Une défaite qui passe mal avec les trois buts concédés dans les vingt dernières minutes qui font presque désordre.

L’état d’esprit de conquérant démontré face à l’Algérie a disparu. Les Ecureuils qui ont débuté le match avec un bloc bas, ont tôt fait de mettre leurs adversaires en confiance. Orpheline de son capitaine Stéphane Sessègnon, meneur d’hommes et de jeu, l’équipe a souffert dans les transitions offensives. Déjà peu aidée par l’état du terrain catastrophique mais cela n’est pas une excuse. Sorti à la reprise de la seconde période, Sessi d’Almeida était sans doute le plus motivé des onze béninois mais son avertissement a refroidi son ardeur. Remplacé par prudence, son impact a manqué quand l’équipe se noyait dans les vingt dernières minutes. Aligné dans un 3-4-3, le Bénin n’a quasiment pas été dangereux dans les couloirs même si le but est arrivé sur un centre de Séidou Barazé à droite. L’animation des flancs comme on l’avait déjà souligné à Lomé n’a pas évolué et l’équipe en a souffert. Elle était régulièrement positionnée avec une ligne de cinq joueurs au profil défensif derrière.

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Même si à gauche David Kiki a pris beaucoup d’initiatives, le visage des Ecureuils était loin de celui affiché face à l’Algérie à domicile le mois dernier en étant à dix. En toute objectivité, face à une Gambie pourtant prenable, Michel Dussuyer n’a pas eu assez d’ambitions offensives dans son système même si les Ecureuils faisaient la course en tête jusqu’à la 70è minute.

 

La défense à la barre

 

En deux matchs face à l’Algérie et au Togo, le Bénin n’a pris que deux buts mais en vingt minutes samedi dernier, l’équipe en a presque offert trois aux Gambiens. Les Ecureuils ont pris trois buts évitables. Le premier était le fruit de la malchance avec un ballon perdu mais avant Lamin Jallow a quand même réussi à casser une ligne tout seul balle au pied. Sur le second, Bubacarr Jobe a très bien joué le coup en contre avec la frappe au rebond. Moïse Adiléhou et Khaled Adénon n’ont pas pu contenir l’assaut et le placement de Fabien Farnolle n’est pas bon. Enfin, le troisième et le second ont un point de ressemblance : la défense était abandonnée à Adénon qui s’est fait balader.

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Des situations inquiétantes parce que les Ecureuils prennent trois buts dans le jeu dans un contexte loin d’être le plus compliqué. Etincelant sur les trois derniers matchs, Olivier Verdon a carrément joué sur une jambe et ça s’est vu. Son engagement était en-dessous. Il a livré une copie très juste. Quand on veut aller à la Can, on doit mieux faire.

 

Réinventer offensivement

 

Les meilleures situations offensives des Ecureuils sont arrivées sur des exploits individuels de Mickaël Poté ou Steve Mounié, buteur. Sans Stéphane Sessègnon, le Bénin n’avait pas le même visage au niveau de la ligne d’attaque. Auteur de récentes grosses prestations, Jodel Dossou n’a pas pu être le leader technique attendu. L’ailier de Vaduz a quasiment fait un non-match. Le capitaine des Ecureuils ne sera pas là dans cinq mois tout comme Sessi d’Almeida et Mickaël Poté avertis à Banjul et suspendus pour cumul de cartons. Dussuyer doit donc trouver des solutions tactiques car la défaite de Banjul a révélé des insuffisances qu’une victoire aurait assurément masquées. Espérons que les leçons seront retenues pour la réception du Togo le 22 mars.

 

Géraud  Viwami (Coll)

 

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