Gestion de la transhumance au Bénin:Un nouvel arsenal pour sécuriser le pâturage

0
341

Le Conseil des  ministres du  mercredi 14 octobre 2020 a adopté de nouvelles modalités de gestion et de sécurisation du pâturage en République du Bénin. Le nouveau mécanisme est porté par un décret qui institue un Comité national de gestion chargé de la mise en œuvre d’un  plan national d’orientation et de développement des activités pastorales dont le but est de prévenir les conflits entre éleveurs et agriculteurs.

En raison des conflits récurrents entre éleveurs et agriculteurs, les saisons de transhumance constituent un moment de stress. Car, il s’en suit souvent des pertes importantes de cultures et de bétail. Par ailleurs, la gestion de ces périodes est devenue un problème de sécurité intérieure au regard des dégâts causés et une menace sur la quiétude des populations. C’est dans ce cadre que le gouvernement a, lors du Conseil des ministres du 6 novembre 2019, pris des  mesures hardies pour la gestion de la transhumance transfrontalière au titre de la saison 2019-2020. De plus, lors du Conseil des ministres du 11 décembre 2019, un nouveau plan pour organiser la transhumance à l’intérieur du territoire national a été adopté pour compléter le schéma en vue d’une gestion intégrale et efficace du phénomène. Adopté lors du Conseil des ministres du mercredi 14 octobre 2020, le  nouveau mécanisme, porté par un décret qui institue un Comité national de gestion et de sécurisation du pâturage, est chargé de la mise en œuvre du Plan national d’orientation et de développement des activités pastorales. Le Comité national est doté de démembrements aux niveaux départemental, communal ainsi que d’un Comité technique dont les missions consistent, entre autres, à préparer, mettre en œuvre et suivre les activités de gestion du pâturage et surtout prévenir les conflits entre éleveurs et agriculteurs. C’est un dispositif qui vient renforcer et assurer l’efficacité des premières mesures. L’objectif du Comité technique étant, avec l’acuité et l’importance du phénomène de transhumance, de préserver l’élevage et l’agriculture qui sont des activités cruciales pour les populations. Il s’agira plus concrètement de prévenir les conflits entre éleveurs et agriculteurs d’une part, et d’autre part, de participer au règlement diligent des conflits éventuels. A terme, le nouveau mécanisme aidera à réorganiser le modèle d’élevage pour préserver la sécurité des acteurs et de leurs biens, en contenant notamment les mouvements des bêtes dans les départements et Communes. Il est à saluer la sollicitude permanente du président Talon et de son gouvernement envers ce sous-secteur, ainsi que la pertinence de ce décret qui institue les nouvelles modalités de gestion et de sécurisation du pâturage.

 

Wilfrid Noubadan

 

 

LEAVE A REPLY

Please enter your comment!
Please enter your name here