Gestion des finances à l’ère du Nouveau départ:Le Bénin, une économie de plus en plus prospère

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Romuald Wadagni, ministre de l’économie et des finances était face à la presse hier mercredi 17 avril 2019. Au cours de l’entretien, il est revenu sur les performances de l’économie béninoises, ses perspectives à court et long termes.

L’économie béninoise se porte bien. C’est du moins ce que l’on peut retenir de l’entretien que l’argentier national,  Romuald Wadagni, a accordé à la presse béninoise début avril 2O19. Selon le ministre des Finances, les réformes engagées par le régime de la Rupture depuis 2016  ont permis à l’économie béninoise de retrouver ses lettres de noblesses.Le taux de croissance du Pib, qui s’élève à 6,8% en 2018 contre 2,1% en 2015 (source Fmi), est un exemple des prouesses faites. Par ailleurs, d’autres performances ont été enregistrées dans le secteur agricole surtout au niveau de la production du coton. En 2015, le Bénin a fait moins de 300.000 tonnes et a été classé  5ème  ou 6ème producteur du coton en Afrique. Les prévisions pour la campagne 2018-2019  dépasseront, selon Romuald Wadagni, 700.000 tonnes. Parlant toujours du coton, la campagne 2017-2018 a permis  de distribuer au moins 34 milliards de FCfa aux transporteurs et aux producteurs 92 milliards de FCfa. D’ici quelques années, ajoute le ministre, le Bénin sera le premier producteur du coton en Afrique. Parlant du panier de la ménagère qui serait toujours vide, le ministre des Finances a fait savoir que les plaintes sont dues à l’assainissement des finances publiques. Ce sont des exemples qui montrent que la croissance est stable et impacte la vie  des millions de Béninois. Romuald Wadagni a ensuite insisté sur le fait que le gouvernement  travaille à  l’égalité des chances,  afin que chaque  Béninois puisse contribuer à la création de la richesse. Répondant à ceux qui  pensent qu’ils sont asphyxiés par les taxes et impôts, l’argentier national a martelé qu’aucune taxe n’a été augmentée. Mieux, il affirme que le gouvernement du président Patrice Talon a travaillé afin que l’impôt des entreprises qui sont sur le régime simplifié passe de 400.000 FCFA à 150.000 FCfa. Pour  le ministre,  le Bénin a aujourd’hui les performances qui permettront à chacun d’avoir des soins de qualité, une formation de qualité, l’accès à un numérique de qualité, à une condition de vie meilleure que les années précédentes. « En observant les agrégats macroéconomiques, vous constaterez que 20% des investissements devraient venir du secteur privé. Nous faisons tout pour avoir un secteur privé dynamique qui puisse prendre le relais », a-t-il ajouté. Par rapport aux quitus fiscal qui a perturbé le monde politique, le ministre de l’économie et des finances a rappelé que la procédure qui a été mise en place était claire et dématérialisée et il existe des voies de recours. Mais jusque-là, aucun recours n’a été noté. « Il peut cependant y avoir des ratés même si nous avons essayé autant que possible d’éviter l’implication de la main de l’homme. Si c’est le cas, nous sommes prêts à le reconnaître », a-t-il répondu humblement.

Armel Nelson Avadémey

Wadagni, le casting réussi

L’histoire donne raison à Patrice Talon pour avoir décidé de confier les rênes de l’économie béninoise à Romuald Wadagni. En effet,  beaucoup doutaient des capacités managériales  du jeune ministre. Mais aujourd’hui, tous sont unanimes que Romuald Wadagni est l’homme qu’il fallait à ce poste. En 3 ans, il a redressé l’économie béninoise. Actuel président en exercice du Conseil des ministres des Finances de l’Uemoa, Romuald Wadagni est une compétence dont le Bénin doit être fière.

A.N. A

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