Gestion des microcrédits:Une ardoise de 50 milliards Cfa laissée sous Yayi

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On le savait tous,  la gestion des fonds de microcrédits sous le régime défunt n’a pas été très orthodoxe. Pendant les échanges lors de sa tournée dans les Communes, le chef de l’Etat a déclaré qu’au moment où il prenait les rênes du pouvoir, plus de 50 milliards de francs Cfa destinés à ce programme de microcrédits durant la dernière décennie ont disparu des caisses de l’Etat. Plusieurs rapports et enquêtes commandités après l’avènement du régime Talon,  nous avaient déjà mis la puce à l’oreille. Et le procès intenté contre les différents directeurs de la structure, en étaient pour quelque chose. Mais, si le chef de l’Etat a éprouvé le besoin d’en remettre une couche samedi 28 novembre 2020  lors de son déplacement à Djidja, c’est pour que de tels actes ne se répètent plus.  Il a déjà lui-même évoqué le pardon. Certes, il faut pardonner, mais ne jamais oublier. Mais, c’est surtout pour que les uns et les autres sachent d’où l’on vient par rapport aux nombreuses prouesses réalisées sous le Nouveau départ. Selon les explications du président de la République, c’était une gestion scabreuse  mise souvent au profit de la récupération politique et qui a finit  par décourager les institutions financières internationales et des agences de développement partenaires du mécanisme. Un suivi peu rigoureux des bénéficiaires, risque accru de surendettement, des méthodes de recouvrement laxistes, ce sont quelques maux qui ont plongé le Fonds national de la microfinance (Fnm) dans les abîmes. Du coup, le dispositif de microcrédits qui devraient sortir les populations  de la pauvreté à servi a d’autres causes plus clientélistes. C’est fort de cela, que le gouvernement a dû suspendre le programme pour lui donner un nouveau souffle. Il a fallu restructurer le mécanisme avec audace pour parvenir  à un mécanisme plus résilient et plus social. Une nouvelle approche est susceptible de transformer la vie des Béninois les plus démunis et de favoriser l’émancipation des femmes. Selon le chef de l’Etat, le microcrédit Alafia instauré peut facilement servir en même temps les pauvres Béninois et être un bon investissement pour l’Etat.

 

Abdourhamane Touré

 

 

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