Gilles Gohy au sujet des élections communales:« Talon réussit la réforme du système partisan »

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Dr Gilles Expédit Gohy salue la bonne tenue des élections communales et municipales. Dans la réflexion ci-dessous publiée, il félicite le chef de l’Etat pour la réussite de la réforme du système partisan.

Le dimanche 17 mai 2020 est un grand jour dans l’histoire sociopolitique du Bénin : c’est la concrétisation d’une nouvelle édition réussie des élections communales / municipales du Bénin dans le cheminement démocratique local de ce pays. Ce jour consacre effectivement la victoire éclatante de la mise en œuvre du Nouveau Système Partisan du Bénin depuis la révision consensuelle de sa Constitution de février 1990 sous La Rupture.

Le Bénin revient ainsi de loin car les chants lugubres de certains oiseaux de mauvais augure invitaient au « boycott » de cette « mascarade » perçue par le sieur Ganiou Soglo. Ces sinistres strophes prévoyaient l’échec de ce rendez-vous historique spécial. Historique, parce que matérialisant l’évolution qualitative irréversible de la décentralisation au Bénin et Spécial parce que, avec la révision de la Constitution du Bénin, cette élection de proximité devenue exigence constitutionnelle, s’est magnifiquement tenue en situation contrainte de Covid-19, malgré quelques alarmismes épars.

En conférant ainsi une importance capitale aux Conseillers communaux/municipaux élus dans la désignation des futurs candidats à l’élection présidentielle, cette liturgie démocratique insuffle conséquemment une nouvelle dynamique à la démocratie béninoise. Avec un mandat de six ans, ces conseillers les désigneront d’office aux élections présidentielles de 2021 et de 2026 ! Il n’y aura plus de candidatures individuelles farfelues à la sauce de surenchères mais plutôt la voie royale de rémission de la politique aux partis politiques pour jouer leur rôle de moteur du développement du pays. Quelle victoire éclatante sur le coronavirus et les éhontés de sinistre acabit ! Quelle aubaine pour ce vaillant peuple béninois qui a voté tranquillement toute cette journée de dimanche sous la boussole éclairée de La Rupture !

Pourtant, ce ne fut pas évident d’en arriver là ! Que de vilains mots balancés sur ce scrutin ! Que de mauvaises pensées projetées sur ces élections de proximité victimes de toutes les jalousies !

Parmi les dernières retenues, figure cet extrait sur le fils cadet du Président-Maire, Ganiou Soglo dans sa « tribune » du 11 mai 2020 qui fait un piteux procès au Gouvernement de la Rupture et invite conséquemment au « boycott » du scrutin du 17 mai 2020. A l’en croire : « Une majorité du peuple ne se retrouve pas dans ce marché de dupe. La mascarade que le président Talon organise pour servir ses propres desseins n’engage que lui et son clan et pas la nation »,

Quelle tristesse ! On finira par croire que le mot « boycott » est devenu congénital chez ces gens-là ! « Boycottons ! Parce que c’est une mascarade ! » En paraphrasant à peine, on réalise que ce fut la rhétorique paternelle, celle de l’ancien Président de la République, Nicéphore Soglo, arrivé deuxième au premier tour de l’élection présidentielle de 2001 ! En se désistant pour le second tour de cette élection, et en entraînant dans sa foulée le candidat arrivé troisième, Adrien Houngbédji, il incitait ainsi au boycott du scrutin présidentiel, dans une dynamique évidente de sabotage incontestable de la démocratie béninoise.

On dut ainsi au Patriarche Nicéphore Soglo, l’introduction dans le vocabulaire de la démocratie béninoise, la création de l’expression « match amical » qui caricatura le second tour de cette élection présidentielle qui opposa le Président de la République en exercice Mathieu Kérékou qui allait rempiler, au quatrième candidat en lice Bruno Amoussou. L’intention du Président Nicéphore Soglo de nuire à la démocratie béninoise était manifeste ! L’invite du fils au boycott du scrutin communal en 2020 fait donc écho à celle du père pour le scrutin présidentiel de 2001.

En reprenant la rhétorique paternelle d’il y a une vingtaine d’années, le fils Ganiou Soglo qui osa même parler de « Président Talon …et son clan » est rétrograde et semble permettre à la tradition du Clan de se répéter. Quelle hérésie !

Mais, où est le fameux « clan Talon » qui n’eut pourtant jamais, dans ses gouvernements successifs, de beau-frère ministre d’Etat ou de fils à la Marina qui manquait allègrement d’égards à des ministres aussi âgés que son paternel de Président ?

Dans son débordement, M. Ganiou Soglo parle de « mascarade » quand « le coronavirus fait ravage dans le pays et n’est pas encore circonscrit ! » Quel alarmisme ! Dans quel pays le Covid-19 est-il déjà circonscrit pour que le Bénin croise gentiment ses bras et attende sagement son tour de rédemption ?

La psychologie des profondeurs nous enseigne que les récriminations familiales du Clan Soglo contre la gouvernance réaliste de La Rupture, les frustrations du voleur arrêté dans ses forfaits, … entraînent conséquemment des délires fatals. C’est dans ce pays que l’on dénigra les actions de développement des routes du Président Nicéphore Soglo en exercice du pouvoir d’Etat. Immense, le délire actuel du fils Ganiou Soglo devient donc horrible quand c’est le rejeton de la victime Nicéphore Soglo qui devient le chantre de cette sinistre rhétorique qu’on peut ainsi répéter : « pavé min là dù yà ? » (mot pour mot : « sont-ce les pavés que nous allons manger ? ») balancé au Père Président ! Rhétorique dérisoire d’un passé révolu, le chant lugubre ressuscite du néant du fils bizarre ! Ainsi, la lugubre strophe retentit maintenant sur le Président Patrice Talon, dont on ne peut qu’être jaloux des succès éclatants ! Ma joie est indescriptible de répéter aujourd’hui qu’Il est déjà porté en triomphe, après seulement 04 ans d’exercice du pouvoir d’Etat !

Le pays Bénin, biberon du Clan Soglo jusqu’à un passé récent, était sucé comme un fruit mûr, une manne exploitée de parents (père et mère) à enfants (l’aîné et le cadet). Avec le changement de paradigme drainé par la gouvernance du Président Patrice Talon, le patrimoine du pays et ses ressources nationales sont désormais gérés à bon escient et judicieusement consommés par tous et pour le bien de tous ! Et ça dérange énormément !

Comme un délire lugubre, le fils Soglo parle de « l’organisation d’élections exclusives par le pouvoir en place » ! Voyons donc ! De quelle élection exclusive parle-t-on au Bénin quand le seul parti de l’Opposition, légal et légitime (à savoir : Forces Cauris pour un Bénin Emergent / FCBE) a participé de bout en bout à cette élection communale ? C’est d’ailleurs le lieu de rendre un vibrant hommage à son Président, M. Paul Hounkpè pour sa redoutable capacité de mobilisation et son leadership qui ont vaillamment résisté à tous les assauts déstabilisateurs des suppôts et ténors d’un certain déni de la démocratie béninoise existant seulement dans leurs esprits sinistres et débridés !

On est troublé quand on suit le fils Ganiou Soglo qui y va d’amalgames aussi monstrueux les uns que les autres. Tenez ! Il écrit : le Bénin serait

 

a- « Fragilisé, avec sa politique d’asphaltage de la ville de Cotonou et de grands travaux qui ne génèrent pas de recette à l’Etat.».

On aime tous lire les belles choses ! Mais le malaise devient franchement évident quand on est confronté à des énormités qui confondent allègrement investissement structurant et mauvais investissement, surtout quand on fut un certain ministre de la Culture ! Est-ce la mauvaise foi agissante qui empêche, faisant référence au sieur Toboula, de reconnaître la récupération de l’espace public illégalement occupé du fait d’une certaine gestion municipale vermoulue, celle du Clan Soglo ? Car, c’est plutôt ici qu’il faut aussi parler des effets pervers et dévastateurs du Clan Soglo sur Cotonou ! Quelle vacuité spirituelle ! Sans le passage du Père Soglo et de l’aîné du Clan Soglo, La Rupture n’aurait jamais hérité d’une municipalité de Cotonou aussi saccagée, après plus de 15 ans de décentralisation sous ce Clan ! Le Clan Soglo fut pour cette municipalité un ouragan de grande magnitude ! Qui pouvait jamais imaginer qu’un fils de Nicéphore Soglo parlerait de « clan » au Bénin ?

 

b- « Notre dette s’envole vertigineusement (plus de 5000 milliards de nos francs) » ! En laissant la paternité de ce chiffre à son auteur, toutes mauvaises fois égales par ailleurs, je dis simplement qu’on sait au moins maintenant où va la dette du Bénin ! On sait actuellement que les projets structurants du Bénin sont désormais bouclés à temps et on peut aisément défier le fils Ganiou Soglo de doigter un seul éléphant blanc sous La Rupture ! Que peut dire l’ancien ministre Ganiou Soglo de la Tour de l’Unafrica à Maro Militaire jamais achevée au bord du goudron, en face de la pharmacie Saint Jean ? Qui veut-il moraliser, lui ?

 

c- « …le Nigéria ferme ses frontières …une pandémie menace le monde, conséquence de cela nous allons probablement rentrer en récession. » Rien que cela ! Et c’est le pouvoir de La Rupture qui est responsable de tout ça ? Quelle myopie intellectuelle !

Il y a trop à dire sur cette pseudo chronique du sieur Ganiou Soglo ! Il y a trop d’amalgames pour qu’on perde du temps à s’y étendre !

Je crois en avoir assez dit pour montrer que le Président Patrice Talon a parfaitement bien réussi la réforme du système partisan béninois et que M. Ganiou Soglo et consorts devraient simplement se taire ! Car, si la honte pouvait tuer, il serait déjà foudroyé !

 

 

Dr. Ir. Gilles Expédit Gohy

Sociologue Statisticien Démographe et Politologue

Directeur-adjoint de Cabinet du Ministère de la Communication et de la Poste.

 

Auteur du livre « Education et Gouvernance Politiques au Bénin du Danxômè à l’ère démocratique », en vente à la librairie Notre Dame de Cotonou et aux Editions L’Harmattan à Paris.

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