Gilles Gohy sur les 60 ans d’indépendance:Patrice Talon,…il a promis, il a réalisé

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 La période post Conférence nationale des forces vives de la Nation a été marquée au Bénin par quatre présidents de la République. Le quatrième en exercice, Patrice Talon, tient ses promesses de développement. Dans l’opinion ci-dessous publiée, le politologue Gilles Gohy fait un bilan comparatif des différents chefs d’Etat et tire la conclusion selon laquelle, l’actuel locataire de la Marina « est arrivé effectivement pour sauver le Benin et le sortir du marasme de plus de 55 ans ». Ci-dessous son analyse intitulée : « Et le Messie arriva : Patrice Talon a promis comme les autres. Il a réalisé, contrairement aux autres ! ».

Le Bénin a accédé à son Indépendance nationale, il y a exactement 60 ans. Afin de bien comprendre la situation actuelle du pays, un point critique sur les deux grandes périodes de l’histoire du Bénin est nécessaire : la période d’avant la Conférence des forces vives de la Nation (ou Conférence nationale) de 1990, caractérisée par des coups d’Etat et une gouvernance économique approximative, et la période de post Conférence, qui nous intéresse le plus, car le présent et le futur priment.

La période post Conférence a été marquée par quatre présidents de la République. Sans être exhaustif, un petit bilan comparatif est nécessaire. Que retenir pour l’essentiel ?

Tous ont promis faire ceci ! Ils ont clamé faire cela, dire ceci et ne pas oser cela, …

Avant l’avènement de La Rupture du président Patrice Talon, une phrase célèbre prononcée par un éminent acteur : « les promesses de campagne n’engagent que ceux qui y croient ! », credo de gouvernance, dictaient leurs comportements spécifiques. L’amer constat est fatalement le suivant : ils promettent tous, mais ne tiennent guère, sinon à la limite, juste une portion congrue de ce qu’ils promettent. Machiavéliques sans toujours le savoir, ils appliquaient le cynisme selon lequel : « …pourquoi tenir une parole qu’on a déjà donnée ? » En somme, ils mentaient abondamment ou presque !

Le Bénin connut ainsi de Premiers représentants de toutes catégories : militaire haut gradé ; technocrate bon teint ayant fait les grandes institutions internationales comme la Banque mondiale comme il se plaisait à le dire à gorge déployée, un « Grand Docteur », ayant aussi travaillé dans une grande banque centrale, ayant été président d’une grande banque de développement.

Du Renouveau démocratique au Bénin émergent, mon livre « Education et gouvernance politiques au Bénin du Danxômè à l’ère démocratique » en a suffisamment disserté pour que je m’y étende encore ici. Le constat amer est là : peu de choses sinon beaucoup de démagogie !

C’est dans ce contexte que contre toute attente, le président Patrice Talon arriva quatre ans avant que le Benin ne boucle ses 60 ans d’indépendance, sorte de Messie surgie pour l’épiphanie nécessaire ! Mes écrits passés ont déjà assez montré ses innombrables réalisations. Mais, il est nécessaire d’en rajouter, certains compatriotes ayant l’oubli facile, parfois à dessein !

Qu’on l’aime ou non, la bonne foi demande qu’on reconnaisse que le président Patrice Talon est le meilleur de tous les présidents de la République du Bénin. Il réalise méthodiquement et résolument ce qu’il a promis dans le cadre de la Constitution du Bénin, sans tambour, ni trompette, loin de toute démagogie gluante. Curieusement, son profil est atypique, parce que complètement différent de tous les profils présidentiels précédents. Ce serait une myopie effarante de dire que c’est son profil de quelqu’un venant du secteur privé qui serait à la base de son succès. Nous avons vu la génération des présidents de ce nouveau profil un peu partout dans le monde, même aux Usa. Les résultats sont très en-deçà des espérances. Ce à quoi nous assistons au Bénin est simplement extraordinaire ! Patrice Talon est donc simplement l’homme hors du commun façonné et doué d’une super intelligence, envoyé en mission pour une mission ultime : révéler le Bénin et il le fait de lumineuse manière. Il est donc exceptionnel, dans la particularité du succès éclatant pour le bonheur de son Peuple : c’est simplement le Messie venu sauver le Bénin au bord du précipice, dans l’obsolescence du pouvoir et de l’autorité de l’Etat.

Voici quelques récentes performances du président Patrice Talon pour monter qu’il arriva effectivement pour sauver le Benin et le sortir du marasme de plus de 55 ans.

 

1- Le 25 février 2020, le Bénin a quitté définitivement le lot des 25 pays les plus pauvres du monde, et ce n’est pas un hasard. Il a fallu quatre ans de gestion rigoureuse et éclairée pour que le Président Patrice Talon sorte le pays de cette vilaine et mauvaise liste. C’est le fruit des efforts déployés, de la rigueur dans la gestion à tous les niveaux de La Rupture qu’on cherche résolument à ternir. Pourtant, ce succès a été obtenu avec le concours des hommes qui ont toujours participé à la gestion de ce pays. Mais les choses ont changé pour le mieux : c’est simplement ce que l’homme qui a la charge de la barque Bénin imprime comme mode de gouvernance. N’est-il donc pas le Messie tant attendu ? Qui a pu le faire avant lui ?

 

2- Notation du Standard & Poors : la note B+ est maintenue au Bénin, malgré la dégringolade de bon nombre de pays de la sous-région, notamment due à la pandémie du coronavirus qui sévit. Dans ce contexte, le Bénin considéré par beaucoup comme petit pays a même refusé un moratoire de dettes et/ou une annulation. Ce qui montre à foison la solidité de son économie et surtout sa résilience aux chocs exogènes. Alors que le voisin d’à côté avait pensé que le Benin viendrait s’agenouiller pour quémander une ouverture de frontière, le pays avec à sa tête un homme fort éclairé et vaillant compétiteur né, résista et résistera encore pendant longtemps.

 

3- Beaucoup se demandent comment le président Patrice Talon réussit. C’est tout simplement par la bonne gouvernance, la gestion économique rigoureuse, la vision éclairée et surtout l’ambition et la réelle volonté politique de sortir le pays de la léthargie et de la pauvreté. C’est cette volonté politique réelle qui a manqué aux autres qui ont tous échoué là où il réussit brillamment. Il s’agit d’un sacrifice de soi-même pour son peuple, en oubliant la politique politicienne, le vol et le détournement des deniers publics, la volonté qu’ils ont tous de vouloir s’éterniser au pouvoir : ce qui n’est pas du président Patrice Talon qui quittera tranquillement La Marina au bout de son deuxième et dernier mandat constitutionnel en 2026 !

 

4- Dans ce contexte de brillantes réussites unanimement manifestées par des ovations soutenues tous azimuts, l’absence de compromissions est la règle d’or de la gestion du Bénin. Quel président a pu jamais refuser de moratoire sur les dettes au Bénin avant le Président Patrice Talon ? Aucun ! Non seulement c’est un acte de grand courage politique, mais aussi et surtout une preuve de l’état de gestion de nos dettes, contrairement à ceux qui pensent que le Bénin s’endette trop alors qu’on n’est encore très loin du seuil de 70% toléré par l’Uemoa. Il est bien regrettable que des professeurs d’université ne puissent par mauvaise foi le relayer abondamment ! Le président Patrice Talon n’est-il vraiment pas le Messie du Bénin ?

 

5- Notation Bloomfield A -. Ici c’est aussi un ensemble de critères similaires qui vient confirmer la notation de Standard & Poor’s. Notez qu’entre B+ et A- la marge est faible.

 

6- Le Bénin quitte ainsi la liste des pays à faible revenu (bas de l’échelle) pour monter d’un cran : pays à revenu intermédiaire tranche inférieure que semblent dénigrer certains oiseaux de mauvais augure. Comment peut-on banaliser cet exploit historique si ce n’est pas de la mauvaise foi agissante ? Tout ceci seulement en quatre ans de gestion sur 60 ans d’Indépendance du pays. N’est-il vraiment pas le Messie que le Benin attendant depuis 60 ans.

Il est utile de préciser qu’ici, c’est surtout le critère de croissance économique qui prévaut.

Le Produit intérieur brut (Pib) du Bénin a accru de 870 dollars par habitant à 1250 dollars/hbt. Une prouesse remarquable que devraient amplifier les vrais économistes du Bénin, non ? Mais, pour les gens de mauvaise foi, le panier de la ménagère est pourtant vide. C’est ainsi que sur une chaîne de la place ce 06 juillet 2020, un journaliste de maîtrise douteuse de la réalité du passage du Bénin de pays à faible revenu à pays à revenu intermédiaire tranche inférieure voulait à tout prix dénigrer cette prouesse nationale. Dans un raisonnement polémique qui laisse perplexe sur son niveau réel d’instruction de connaissance ou d’instruction, notre journaliste pensa que, parlant de revenu par habitant, c’est ce que chaque citoyen reçoit dans sa poche ! Rien que cela !

Si on suit notre fougueux journaliste, en 2020 1er trimestre, comme aux Etats-Unis le Pib/habitant est de 14918 euros, cela signifie-t-il que chaque Américain a au moins ce revenu ? Quelle hérésie ! C’est totalement erroné sinon malgré le niveau si élevé du Pib/habitant, il n’y aurait pas de gens sans abri c’est-à-dire les homeless. Son collègue, mieux avisé, essaya vainement de le reprendre en lui expliquant que c’est une mesure universelle pour comparer les pays du monde entier, mais rien n’y fit.

Il en est des journalistes comme des enseignants condamnés à éclairer les personnes ordinaires et à instruire les ignorants, en ayant une dense culture générale. Mais, un enseignant est criminel d’embrouiller en fournissant une information approximative ou erronée. C’est ainsi que sur la même chaîne, un professeur méconnut que le Pnud publie récemment la liste des pays où il fait bon vivre. Point n’est besoin d’être Rupturien chevronné pour reconnaître que le Bénin est très bien classé et que la sentence Bloomfield justement soutenue par les rigoureuses conclusions de l’analyse du transfert des comptes nationaux (Nta/National transferts accounts) n’a rien de complaisant pour mon pays !

Les allégations selon lesquelles le rebasage « peut apporter un peu de doute » sont bien tendancieuses car mon pays n’eut aucun traitement de faveur : aucune complaisance ne fut de mise ! Notre professeur oublie aussi curieusement de dire que, même en terme absolu, le Bénin produit plus de richesse maintenant qu’avant et ce, depuis 2016 ! On ne le dira jamais assez : de 319.000 tonnes de coton en 2015, le Bénin est monté à 450.000 en 2016 et a conservé cette ascension fulgurante jusqu’à 714.000 tonnes actuellement en 2020 et est devenu le premier producteur de la sous-région depuis deux ans et ce sans subvention de l’Etat alors que dans tous les autres pays, l’Etat continue de subventionner abondamment la filière.

On se souvient aussi qu’au Bénin de 2006 à 2015, c’est aussi à coup de milliards du contribuable béninois que la filière cotonnière était supportée pour peu de résultats. Rappelons pour mémoire que sur les trois dernières campagnes cotonnières sous l’ancien régime, c’est plus de 125 milliards de F Cfa qui ont été engloutis dans la filière pour peu de résultats : seulement 319 000 tonnes de coton produit. En 2016, le régime de La Rupture a mis fin au gâchis en décrétant la suppression de subvention au coton. Et pourtant, le premier résultat est spectaculaire avec 450 000 tonnes produites (score jamais atteint dans toute la vie de la filière au Bénin, On peut alors se demander où allaient toutes ces subventions sous le régime Boni Yayi !

N’en déplaise ! Le cher professeur aurait pu reconnaître au moins que 1°) – toutes les productions vivrières ont augmenté, à telle enseigne que le Bénin est 2ème dans l’Uemoa et 2°) – le Bénin a le deuxième meilleur score Cpia (Country policy and institutional assessment/Evaluation de la politique et des institutions nationales) de la Banque mondiale. Cette évaluation consiste à établir un état des lieux sur les progrès réalisés par les pays, dans le cadre du renforcement institutionnel de la qualité de leurs politiques et de leurs institutions, afin de favoriser une croissance durable et de réduire la pauvreté.

 

7- Bien que j’aie déjà expliqué la notion de panier de ménagère dans une de mes récentes parutions, je voudrais vous réitérer en termes simples et accessibles à tout le monde que la croissance est un pré requis pour le développement d’un pays. Il n’y a pas de développement sans croissance. Mais il peut avoir croissance sans développement. En effet, le développement dépend de la manière dont les fruits de la croissance sont répartis parmi les habitants. Pour ce faire, il faut que la croissance soit soutenue dans le temps avant qu’on ne puisse le sentir au niveau des populations. Pendant que le Président Patrice Talon assure cette croissance, il établit déjà la base d’une meilleure redistribution des fruits de cette croissance : c’est le but du programme Arch qui prend en compte les plus démunis surtout pour l’accès aux soins primaires, l’accès universel à l’eau potable et à l’électricité ; l’accès équitable aux emplois (à l’opposé des concours frauduleux et des népotismes gluants) ; les microcrédits durables aux femmes, sans coloration ou surenchère politique, … Et tout ça, sans aucune quête de démagogie ou de populisme outrancier, comme chez son prédécesseur !

 

8- La récente annonce du prix d’achat du coton-graine et des prix d’acquisition des intrants, tous maintenus à leur niveau de l’année dernière est simplement salutaire.

Malgré la baisse drastique du cours mondial du coton du fait de la pandémie du coronavirus, et tous les pays de la sous-région ont dû baisser le prix d’achat au producteur, le Bénin est le seul pays à maintenir le prix de 265 F/kg de l’année dernière concomitamment en maintenant les prix des intrants au même niveau. Le Burkina Faso a baissé de 265 FCfa à 240 FCfa ; le Mali de 275 FCfa à 200 FCfa ; le Togo de 265 FCfa à 225 FCfa.

Il est important de rappeler que tous ces pays subventionnent la production du coton (intrants et/ou prix d’achat du coton graine) ; seul le Benin ne subventionne plus du tout le coton depuis l’avènement du régime de la Rupture.

Imaginez un peu la baisse subie par les producteurs dans chacun de ces pays d’une année à une autre. Si nous prenons le cas du Mali où la baisse est de 75 F/kg, sur une estimation de 820.000 tonnes qu’il projette pour 2020-2021, c’est un manque à gagner nette d’environ 61.5 milliards de FCfa pour ces producteurs. Le cas du Bénin manifeste la justice sociale agissante car les répercussions du marché mondial sont plutôt supportées par les entreprises cotonnières qui sont toutes privées au Bénin, alors que dans tous les autres pays la production est toujours centrée autour d’une société parapublique même s’il y a quelques unités privées de taille très faibles qui opèrent à côté de la société parapublique mère (Au Burkina, Sofitex entreprise parapublique contrôle plus de 80% de la production au détriment de deux autres unités privées).

Il est donc loisible de réclamer que sous le Président Patrice Talon, il y a vraiment une justice sociale. Les producteurs sont effectivement privilégiés au détriment des entreprises privées. Dans ce contexte de diminution du cours mondial du coton, si le prix d’achat de l’année dernière est maintenu, cela signifie que les entreprises cotonnières ont accepté une baisse de leur marge/profit pour le bénéfice des producteurs. Nos professeurs économistes devraient normalement expliquer et amplifier cette donne de justice sociale au Bénin qui demeure le credo du Président Patrice Talon ! On retiendra définitivement que le coton se produit dans 55 communes sur les 77 que compte le Benin et nourrit directement ou indirectement plus de 4.5 millions de personnes. Sachez aussi que les meilleurs producteurs de coton sont également les meilleurs producteurs des vivriers à cause des effets induits ou arrières effets.

Je demeure convaincu qu’on ne finit jamais d’apprendre dans la vie !  Vivre sous-entend ainsi le défi crucial d’une quête permanente de l’amélioration de soi et de sa culture générale ! Mais, le challenge reste plus outrancier chez les leaders d’opinion et les faiseurs de consciences que sont les journalistes et les enseignants, quelle qu’en soit la catégorie ! Le malaise devient donc évident quand des professeurs d’universités ou des journalistes en arrivent à troubler gravement, donnant l’impression d’être stipendiés ou malveillants !

Le commun des Béninois se demande d’emblée à quel saint se vouer ! Aucune quête ne peut justifier ça !

Je ne saurai conclure mon intervention de ce jour sans humblement porter à l’endroit du Président Patrice Talon, un message provenant non seulement de moi-même mais aussi d’un bon nombre d’éminents Béninois de la diaspora et travaillant dans les grandes institutions multilatérales :

« Monsieur le Président, Vous avez été le Messie que le Benin attendait pour sortir la tête de l’eau. En quatre ans, vous nous avez montré réellement que le Bénin est mis sur orbite, dans le concert des grandes Nations. Nous sommes convaincus que les fruits de toutes ces judicieuses réformes sont encore à venir pour le bonheur du peuple béninois qui en avait grand besoin. Aucun pays ne s’étant développé du jour au lendemain, le plus important est de se mettre sur le bon chemin et opportunément mettre l’ordre approprié. Comme vous l’avez promis pendant la campagne de 2016, au bout de quatre ans le peuple du Bénin vous porte effectivement déjà en triomphe. Le défi est que cette œuvre doit être inlassablement poursuivie. Vous ne saurez laisser en si bon chemin cette barque Bénin que vous conduisez si bien depuis un moment. En homme toujours responsable, je demeure convaincu, Monsieur le Président de la République du Bénin, que Vous ne saurez refuser l’appel divin pour la mission que Dieu vous a si justement confiée : révéler davantage le Bénin ! »

Dans cette humble solennelle invite à la candidature du Président Patrice Talon pour sa brillante réélection, Nul ne sera de trop !

 

Dr. Ir. Gilles Expédit Gohy.

Sociologue, statisticien, démographe et politologue

 

 

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