Gouvernance des formations sanitaires:Le management des hôpitaux publics révolutionné

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L’organigramme des hôpitaux sera revu pour avoir une équipe de gouvernance. Il sera composé d’un médecin-directeur de l’hôpital doté des pleins pouvoirs, d’un directeur de l’administration et des finances, d’une personne responsable des marchés publics, d’un président de la commission médicale d’établissement, d’un directeur/chef service des équipements et de la maintenance, d’un pharmacien responsable et d’un président de la commission hygiène, sécurité et santé au travail. La décision a été prise mercredi 7 octobre 2020 en Conseil des ministres.

La décision de mise en œuvre d’un nouvel organigramme en matière de gouvernance des hôpitaux publics entre dans le cadre des réformes entreprises par l’Exécutif dans le secteur de la santé. En effet, le gouvernement a fait l’option de professionnaliser la fonction de directeur d’hôpital. Un choix qui s’explique par la persistance des dysfonctionnements dans la gestion efficace des hôpitaux publics malgré la nomination à titre expérimental des administrateurs en lieu et place des médecins, pour gérer ces établissements, et en vue de mettre en place des solutions durables à la gouvernance et au management de la médecine hospitalière. Un programme spécial sera mis en place dans les tout prochains jours. Il sera dédié à la création d’un corps de gestionnaires d’hôpitaux, la sélection et la formation de médecins motivés et ayant une ambitieuse vision de développement de l’hôpital au Bénin et la modernisation des méthodes et techniques de travail pour accroître les performances des hôpitaux. Les performances des différents acteurs intervenant dans la gouvernance des hôpitaux publics seront évaluées chaque année et, en cas d’insuffisance avérée, ils subiront les sanctions qui s’imposent. A travers ces différentes mesures, l’on comprend que le secteur de la santé est un pilier essentiel des actions du gouvernement Talon qui y consacre beaucoup d’énergie. En effet, le chef de l’Etat a fait du droit à la vie, du droit à la santé, une des boussoles de son action. D’où les nombreuses réformes dans ce secteur pour lui faire redorer son blason. La finalité de ces réformes majeures est de garantir des soins de qualité à tous les béninois quelques soit leur rang social. C’est pour atteindre cet objectif et remédier aux nombreux dysfonctionnements décriés que le gouvernement a recouru à des administrateurs mais malheureusement, les fruits n’ont pas tenu la promesse des fleurs puisque la solution proposée a montré ses limites. Celles-ci ayant été révélées par l’évaluation intervenue un an après sa mise en œuvre. Ce sont les différentes insuffisances notamment en matière de leadership pour imprimer une organisation efficiente au niveau des hôpitaux et, plus particulièrement, en ce qui concerne les services techniques qui ont des répercussions sur la qualité des soins offerts aux populations. Il est de bon ton de reconnaître cette méthode du gouvernement qui consiste à évaluer ses propres actions et décisions afin de corriger le tir si nécessaire. La pertinence du contenu du programme spécial dans le nouvel organigramme des hôpitaux publics devra donner un nouveau visage à ce secteur, et inscrire celui-ci dans une nouvelle dimension pour le bonheur des patients et pourquoi des acteurs et autres usagers.

 

Marcus Koudjènoumè

 

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