Gouvernance locale:Talon sonne la fin de la pagaille

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Les prochaines élections communales pointent à l’horizon. Si les partis politiques sérieux se mettent déjà en ordre de bataille, il n’en demeure pas moins vrai qu’il leur incombe aussi la responsabilité d’intégrer le récent appel du chef de l’Etat à l’endroit de la classe politique pour améliorer la gouvernance locale et impacter le développement à la base.

Le chef de l’Etat est désormais tourné vers les collectivités locales. Après avoir gagné le pari des réformes avantageuses au niveau  central, Patrice Talon s’engage pour une décentralisation qui profite de façon beaucoup plus satisfaisante aux populations à la base. L’appel du président Talon le 31 décembre 2019 dans son mémorable discours sur l’état de la Nation s’ordonne comme un sésame. «Aussi, voudrais-je dans la perspective des élections municipales et communales de l’année prochaine, inviter les acteurs politiques à poser les diagnostics les plus justes et à soumettre aux populations les propositions les plus pertinentes pour améliorer la gouvernance locale et impacter effectivement le développement à la base », déclarait le président de la République. Cet appel va ouvrir les portes d’un renouveau salvateur dans la gestion des affaires publiques au niveau local à partir des 77 maires qui seront issus des prochaines élections municipales et communales. Sans vouloir verser dans un optimisme béat, il y a tout lieu d’espérer, tant et si bien que les acteurs politiques ont appris à s’approprier les lignes de la saine doctrine de la morale publique tracées par le Nouveau départ. Et pour preuve,  la loi portant amnistie des faits criminels, délictueux, et contraventionnels liés aux législatives d’avril 2019 a été adoptée par la représentation nationale consécutivement à un plaidoyer du chef de l’État dans ce sens. L’espoir est donc permis. Surtout que les prochains conseillers municipaux et communaux auront un mandat plus long de six ans. De la sorte, nous arriverons à conjuguer raisonnablement au passé, les tares et les avatars qui ont de tout temps plombé l’essor de la décentralisation dans les différents espaces nationaux. Une fois impliquées de bout en bout dans la dynamique de l’administration territoriale, les populations auront le loisir de contrôler l’action de leurs mandataires et participer au développement de leurs localités. Et un nouveau jour se lèvera sur les 74 Communes sans oublier les 03 municipalités (Cotonou, Porto-Novo, Parakou) que compte le Bénin.

 

Boris Fatondji (Coll externe)

 

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