Gouvernance Talon:Quatre ans de lutte contre la corruption

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Aucun gouvernement au monde ne peut venir à bout de la corruption s’il ne prend pas des mesures fortes pour sanctionner les auteurs. C’est dans ce registre  que s’est inscrit le chef de l’Etat béninois,  Patrice Talon, depuis son arrivée au pouvoir en avril 2016. En quatre ans seulement,  le niveau  de la corruption au Bénin a sensiblement baissé, comme l’a souligné en janvier dernier, l’Ong Transparency international.
S’il y a un domaine  où on parle avec succès et fierté des réformes du gouvernement, c’est bien celui de la lutte contre la corruption. Sous les régimes successifs,  on avait beaucoup parlé du sujet. Mais, il ne s’est jamais agi de trouver des exemples qui prouvent à suffisance que des actions engagées contre les auteurs de méfaits sont allées jusqu’au bout, ou du moins jusqu’à sanction. Sous l’actuel régime, il suffit de regarder dans nos prisons et de constater la preuve de la détermination du chef de l’Etat à sévir contre le mal. Lorsqu’on consulte le registre des pensionnaires des prisons, les chefs d’accusation portant sur des faits de détournement de deniers publics, de prévarication, de falsification de documents fiscaux aux fins de pillage des caisses de l’Etat sont légion. La plupart des auteurs sont des agents de l’Etat ou encore des collaborateurs de l’Administration publique. Des fonctionnaires du fisc, aux agents des douanes en passant par le trésor public, sans oublier l’administration dévouée aux services des populations, une bonne brochette de personnes s’est retrouvée derrière les barreaux. Les sanctions qui ont été prises contre les intéressés sont jugées trop lourdes, voire excessives. Elles vont de  3 à 7 ans pour des faits de détournement de deniers publics, de 10 à 20 ans pour des crimes économiques. Les peines sont lourdes surtout en raison de l’absence au procès de certains prévenus qui sont en fuite. En fait, des personnalités du monde politique, des responsables qui ont géré les affaires de la cité  qui se croyaient intouchables sont poursuivies et sous prétexte qu’elles sont persécutées pour des raisons politiques se sont exilées pour échapper aux sanctions.
La Criet aux aguets
La Cour de répression des crimes économiques et du terrorisme, y  compris des infractions connexes, Criet, juridiction spéciale créée pour juger rapidement de ces faits ne s’embarrasse pas pour prononcer ses verdicts. Ces jugements qualifiés parfois  de sélectifs en raison des clients qui se trouvent être des hommes en désaccord avec le pouvoir n’épargnent en réalité personne. Bien de proches du chef de l’Etat ont connu l’amère expérience.  Peu importe qu’on soit de l’opposition, proche du pouvoir, ami ou parent du président de la République ou d’un baron du régime, tout le monde est désormais inquiet parce que dès que la preuve de corruption est établie,  les poursuites sont engagées. Avant d’entrer en fonction et même lors de la campagne électorale, Patrice Talon a promis enrayer la corruption, un fléau qui appauvrit l’Etat au profit des individus. Quand il l’évoquait,  tous l’avaient acclamé, pensant que certains y échapperont. Aujourd’hui, l’une des causes des critiques à son endroit,  c’est d’avoir laissé la justice faire son travail sans chercher à tirer tel ou tel d’affaire. A une autre époque, les accointances politiques et les liens familiaux auraient plombé les poursuites engagées contre des personnalités. Rien de cela ne se passe aujourd’hui. Le tableau est encourageant et depuis 2016, le Bénin progresse en matière de la lutte contre la corruption. Dans le rapport 2019 de Transparency international, le Bénin est classé 80è sur 180 pays  et affiche un score de 41 points  sur 100. Le Bénin a ainsi fait mieux  en gagnant  15 points en passant de la 95è à la 80è place de  2016 à 2019. Cette performance a été réalisée grâce aux réformes entreprises depuis l’arrivée du président Patrice Talon. Tout cela ne suffit pas et il va falloir prendre encore plus, le taureau par les cornes.
Fidèle Nanga

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