Icc-Gate:L’Etat était-il absent de 2006 à 2010?

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Le procès Icc-Services est sur le pont et connaîtra son douzième jour d’audience lundi 7 janvier 2019 devant la Criet.  Des révélations troublantes aux réponses bureaucratiques, la partie suscite des interrogations sur le cortex machiavélique des dirigeants de l’époque. La puissance publique était-elle si impotente?

La puissance publique était-elle si affectée par les miasmes et les parasites intestinaux d’une gouvernance calamiteuse avec un impérium aux abonnés absents? Si envahissante et encombrante mais à la fois si absente? Pourquoi diable le régime défunt a-t-il cru bon de créer une structure parallèle à l’administration judiciaire  formelle pour connaître de l’affaire Icc-Services dans sa dimension contentieuse? Ce dernier questionnement rencontre les brisures d’un ersatz de bonne intention qui a bientôt révélé ses avatars. Sans vouloir sautiller sur les plates-bandes de la Criet dans la compétence matérielle qui lui est réservée de dire le droit, il est clair que cette exaction – il était une fois Icc – aussi anxiogène qu’on puisse la ressentir a pu s’opérer grâce à la complicité active ou passive de l’ancien bras séculier qui laissa les promoteurs de Icc-Services tirer des plans sur la comète à l’échelle des quatre années qu’a duré la fantasmagorique success story qui fera place plus tard au cauchemar, sans avoir donné le coup de semonce adéquat.

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En mettant en mouvement l’action publique, la Criet se pose en défenseur irréductible d’une cause majeure: la victoire du bien contre le mal, de la vérité contre le mensonge. La mémoire collective de ceux qui, dévastés puis emportés par le cyclone Icc-services, sous notre terre légère dorment leur dernier sommeil n’en est que saluée. Face à l’ampleur de la tragédie et ses ravages financier, humain et psychologique pour des victimes qui se comptent par centaines de milliers – directes et collatérales – avec leur centaine de milliards partie en fumée tant Icc exerçait une curieuse fascination, il est un honneur que le gouvernement du « Nouveau départ » ait opté pour le « direct » dans la médiatisation de ce procès radiodiffusé. Cette forme de médiatisation qui met le procès dans la lumière des projecteurs est tout bénéfice pour le peuple qui mérite de rentrer dans l’économie de l’instance en cours et d’en saisir les prodromes du mal qui l’a générée. C’est tout bénéfice pour le peuple d’autant que cela infuse potentiellement dans la conscience des commis à divers niveaux de l’appareil d’Etat, l’obligation de servir sous la coupe de l’intégrité loin des escarpements des vices de la fraude. Accusés, témoins et sachants font face à la Cour. Mais surtout à la glace de la conscience à l’heure de vérité. L’âpre vérité. Contraste des temps, des accusés – Guy Akplogan et consorts – hier heureux sans raison, aujourd’hui accablés sous le poids du malheur et de la désillusion sans pouvoir demander de comptes à Dieu. Des gens qu’on disait riches à milliards!

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Leur fortune était développée comme un mauvais champignon. Et devant la Cour, chacun y va d’abord de sa vérité. Le procès assume son caractère accusatoire et respecte les droits de la défense. Il reviendra ensuite à la Cour, après appréhension des chaînes de compréhension, de faire émerger la boule de cristal. La vérité entière et absolue qui emportera l’autorité de la chose jugée. J’ai personnellement beaucoup d’admiration pour l’émérite Cyriaque Dossa président de la Criet. Erudit devant le seigneur. L’homme qu’il faut à la place qu’il faut. Les jeunes damoiseaux magistrats devront aller à son école. Les réactionnaires auraient voulu que le crime demeure dans la grisaille de l’opacité voire du mystère. Talon a dit non et fait valser les esprits chagrins. La république ne lâchera pas la proie pour l’ombre.

 

Boris Fantondji (Coll Ext)

 

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