Impossibilité d’un confinement général pour lutter contre le Covid-19 au Bénin:Mahamadou Issoufou donne raison à Patrice Talon

0
1816

La conviction du président Patrice Talon qui déclarait que la majorité des Béninois n’ont pas les moyens d’un confinement général pour lutter contre le Coronavirus est partagée par plusieurs personnalités. Après Odon Vallet et Lionel Zinsou, c’est le tour du président nigérien d’apprécier l’analyse du chef de l’Etat sur la gestion du Covid-19. Intervenant sur une chaîne internationale, Mahamadou Issoufou a donné raison à son homologue béninois.

« Contrairement aux citoyens des pays développés d’Amérique, d’Europe et d’Asie, la grande majorité des Béninois ont un revenu non salarial. Combien de personnes au Bénin ont un salaire mensuel et qui peuvent attendre deux, trois ou quatre semaines même sans travailler et vivre des revenus du mois ? […] Comment peut-on, dans un tel contexte où la plupart de nos concitoyens donnent la popote avec les revenus de la veille, décréter sans préavis, un confinement général de longue durée ? », s’était interrogé le président Patrice Talon,   le dimanche 29 mars 2020 sur la télévision nationale. Après Odon Vallet et Lionel Zinsou, le président nigérien, Mahamadou Issoufou, a reconnu sur France 24 la pertinence des propos de son homologue béninois. Pour le successeur de Mamadou Tandja, le président Talon a tout à fait raison car, « même les pays développés sont débordés dans la lutte contre le Covid-19. Quid alors des petites Nations comme le Bénin et le Niger ? « Nous, on doit l’être plus parce que nos moyens sont plus faibles, nos systèmes de santé sont plus fragiles », a-t-il confié. Il reconnaîtra, par la suite, l’impérieuse nécessité de l’expression d’une solidarité internationale pour arriver à bout de ce virus ravageur. « Nous avons besoin effectivement d’une expression forte de la solidarité internationale face à cette crise. Il nous faut davantage de soutiens », a martelé Mahamadou Issoufou. «Avec la mondialisation et la globalisation, cette crise révèle que le monde est réellement devenu un village. Ce qui se passe en Chine concerne tout le monde. C’est ce que j’appelle l’effet papillon qui est en train d’être amplifié par les crises qui surviennent dans le monde. Cet effet papillon doit nous amener à réfléchir sur un nouveau paradigme. En ce qui concerne même la gouvernance politique et économique, il faut plus de solidarité et d’égalité.  Dans le monde, nous sommes sur le même bateau. S’il coule, on va tous couler avec », a conclu l’invité de « L’entretien »

 

Serge Adanlao

 

LEAVE A REPLY

Please enter your comment!
Please enter your name here