Indexé d’être à l’origine du Coronavirus:Le pangolin toujours au cœur de la criminalité faunique

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Les criminels fauniques continuent de s’adonner dans plusieurs pays à la commercialisation des trophées d’espèces interdites de vente malgré la crise sanitaire. Le plus surprenant, c’est le pangolin qui est indexé d’être à l’origine de la transmission du Coronavirus à l’homme qui est de plus en plus au cœur du trafic illicite des produits de faune. Bien avant l’apparition du Covid-19, la Convention sur le commerce international des espèces de faune et de flore sauvages menacées d’extinction (Cites), classe le pangolin parmi les animaux interdits de vente.

L’apparition de Coronavirus est venue enfoncer le clou. Cette espèce demeure la risée des braconniers. Face à cela, il est urgent que tous les pays, surtout ceux d’Afrique renforcent les mesures de protection de l’animal qui est une espèce menacée d’extinction. Au Bénin, des efforts sont fournis par les acteurs de la justice pour accompagner la lutte à travers des décisions dissuasives. Pour mémoire, le principal auteur de l’affaire de 513 kg d’écailles de pangolins interceptés en mars 2018 au fret de l’aéroport de Cotonou a été condamné à 36 mois d’emprisonnement fermes, 2.000.000 d’amendes et 40.000.000 de dommages-intérêts. Au Nigeria, 9,504 tonnes d’écailles pangolins correspondant à environ 28.500 pangolins ont été découvertes à l’intérieur de deux conteneurs maritimes en janvier 2020 au Nigéria dans l’Etat de Lagos. Au Cameroun, 3 présumés trafiquants ont été mis aux arrêts avec deux grosses pointes d’ivoires le 8 mai 2020. Dans d’autres pays, des trafiquants sont arrêtés avec des pangolins morts, ses écailles et des trophées d’autres espèces intégralement protégées.

 

Serge Adanlao

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