Inoussa Chabi Zimé, nouveau maire de Parakou:« Les chantiers à aborder sont ceux du développement »

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Le nouveau maire de Parakou, Inoussa Chabi Zimé, promet d’œuvrer pour le développement de la ville de Parakou en amorçant de nouveaux chantiers au cours de son mandat. Il a abordé les grands chantiers autour desquels il entend travailler hier, mardi 18 août 2020, à la faveur d’un entretien téléphonique sur la chaîne de télévision Canal 3. Lire ci-dessous, l’intégralité de son intervention.

(Le nouveau Conseil municipal entre en fonction vendredi prochain)

Canal 3 : Vous vous attendiez à être porté à la tête de la municipalité de Parakou ?

 

Inoussa Chabi Zimé : Il faut dire que ce qui est arrivé, est une œuvre divine, parce qu’il y a de cela quelques mois, je ne pouvais pas m’imaginer à la tête de cette municipalité, la troisième à statut particulier de notre pays.

 

Au-delà de la main invisible de Dieu que vous saluez ce matin, certainement que le travail a été fait au sein de votre formation politique, le Bloc républicain et votre parti frère, l’Union progressiste. C’est clair que vous avez réussi à faire le pont au niveau de votre formation politique. Vous devez aussi cette élection à ce Bloc là ?

Il faut dire qu’un travail a été effectivement fait. Vous savez que nous sommes composés de trois partis politiques au niveau du Conseil municipal : le Bloc républicain (Br) dont je fais partie, l’Union progressiste (Up) et la Force cauris pour un Bénin émergent (Fcbe). Par rapport à l’accord que nous avons avec l’Union progressiste, les responsables au sommet se sont retrouvés, ont échangé, ont analysé et c’est peut-être le choix qui a été porté sur notre personne. Voilà ce que nous pouvons dire.

 

Depuis votre désignation à ce jour, comment les choses se déroulent à votre niveau en attendant la passation de charges ?

Effectivement, la passation n’a pas encore eu lieu. Elle aura lieu le vendredi à 09h. Mais comme nous avons été déjà désigné, il s’agit alors de commencer par prendre les contacts, échanger avec les autres membres du Conseil municipal, discuter avec les personnalités et c’est ce sur quoi nous sommes en train de nous atteler actuellement.

 

Vous êtes enseignant du secondaire. Vous avez gravier aussi les marches de responsabilités au niveau donc de ce secteur, on rappelle aussi que vous êtes rentré presque tâcheron au niveau de la radio Deeman, vous en êtes sorti premier responsable de cette structure. Cette fois-ci encore, à peine élu conseiller, vous vous voyez propulser à la tête de la mairie. C’est quoi votre secret ?

 

Il faut dire qu’en toute chose, il faut s’adonner à ce que l’on aime et faire le travail comme cela se doit, le reste viendra après. Je ne me suis jamais pris au-dessus de tout le monde. Je me suis toujours rabaissé. J’ai toujours cherché à apprendre des autres et maintenant à m’améliorer et à me perfectionner. C’est peut-être cela qui représente mon secret sinon, particulièrement, je n’ai pas un secret. Je pourrai peut être parlé du destin.

 

Quels sont les gros chantiers sur lesquels on peut vous attendre?

Il faut dire que les prédécesseurs ont déjà travaillé, mais comme on le dit souvent, tant qu’il reste encore à faire, c’est que rien n’est fait. Les chantiers à aborder d’abord sont ceux du développement comme d’habitude. Les chantiers déjà démarrés par mes prédécesseurs, seront poursuivis. De nouveaux chantiers seront amorcés voir terminer au cours de cette mandature. Et, les propositions des autres collègues et conseillers seront les bienvenues. Ensemble, nous allons, entre autres, nous atteler à développer les services sociaux de base tels que l’éducation, la santé, surtout que dans le domaine de l’éducation, nous savons correctement les problèmes liés à l’éducation dans la ville de Parakou. Nous sommes confrontés à un problème d’assainissement dans la ville de Parakou, la gestion des ordures ménagères, les voies d’accès dans les quartiers. C’est vrai que la ville apparait très belle aujourd’hui. Nous allons nous faire des ouvertures et, les voies qui existent déjà seront entretenues parce qu’il faut noter que dans nos différents quartiers, l’accès est difficile. Le problème sécuritaire, la sécurité, il faut y mettre de l’accent. Vous savez que la Commune de Parakou est une des Communes à statut particulier, donc il faut vraiment avoir une Commune stable et sécurisée afin d’investir. Par rapport à l’électrification, beaucoup de zones dans la Commune de Parakou sont encore dans le noir. Il faut donc penser à l’extension de l’énergie électrique dans les quartiers périphériques, surtout qu’aujourd’hui, Parakou est en train de prendre de l’ampleur. Il est donc normal que les gens puissent s’installer et être dans la quiétude. Maintenant, nous allons faire le lobbying auprès du gouvernement pour que notre Commune bénéficie beaucoup plus d’attention du premier responsable du pays, son Excellence le président Patrice Guillaume Athanase Talon, pour que notre commune soit vraiment parmi les Communes bénéficiaires des actions du développement. La liste des chantiers n’est pas exhaustive. Vous savez que la délégation locale a en charge, le développement de la municipalité. Donc, tous les chantiers qui sont nécessaires pour le bien-être social et économique, seront abordés  et le Conseil que nous formons, est un assemblage de personnes rompues à la tâche. De bonnes décisions seront donc prises pour faire de la Cité des Kobourou, la vitrine du septentrion et une ville bien gérée socialement et économiquement.

 

C’est bien beau quand on vous entend citer les chantiers, vous faites constater que la liste n’est pas exhaustive, mais la question sur laquelle nous vous attendons, c’est le problème de la réconciliation. Vous succédez à Charles Toko, vous avez arraché la mairie des mains de Aboubacar Yaya et vous n’êtes pas sans savoir que Parakou semble être divisée au regard donc d’un certain nombre de considérations politiques. Inoussa Chabi Zimé, vous semblez donner l’impression que ce n’est pas un chantier important ?

 

C’est un chantier très important parce que après notre désignation, nos premiers jours étaient des jours de réconciliation. Vous savez, dans la vie, on ne peut pas être parfait. Donc, lorsque vous êtes dans une société, il faut faire faire avec. Mais, j’aimerais vous dire déjà que depuis le jour de la désignation, vous aurez constaté que tout ce que nous avons comme tensions dans la ville de Parakou, cela a baissé. Cela veut dire quoi ? Que celui qui a été peut être désigné, incarne cette paix et, nous pensons que nous pouvons l’incarner réellement parce que nous avons déjà pris contact avec les différents partis, afin que cette paix puisse revenir dans la ville de Parakou. C’est vrai, nous sommes plusieurs partis politiques qui constituons le Conseil municipal, mais chacun d’entre nous en venant donc au niveau de ce conseil municipal, c’est dans l’espoir de faire développer la ville. Maintenant que nous nous sommes retrouvés, c’est vrai qu’il y a eu des problèmes, qu’il y a eu des tiraillements, qu’il y a eu des rebondissements. Mais, je crois que nous sommes à l’étape où nous devons nous asseoir, fils de Parakou, parler le même langage, si nous tenons réellement au développement de notre ville. Lorsque nous n’allons pas nous atteler à faire taire cette querelle politicienne, nous n’allons pas aboutir et c’est la ville qui en partira. Donc, nous allons essayer de nous entendre, que ce soient sages, que ce soient femmes,  jeunes, j’aurai la lourde tâche de faire cette réconciliation pour que notre ville devienne une ville apaisée et développée.

 

L’autre chantier que vous aurez également à explorer, c’est celui de la crise   au niveau de la royauté de Kobourou Je pense que vous n’êtes pas sans savoir que ça brule également à ce niveau ?

Par rapport à ce problème de royauté, je ne vais pas me prononcer d’abord parce que c’est une situation qui est d’abord latente. Donc, nous allons prendre service, essayer de rencontrer les différentes parties.

 

Votre prédécesseur l’annonçait aussi en son temps

Ce travail sera continuel. Il faut dire que tout n’est pas mauvais et il y a des choses sur lesquelles nous devons être dans la continuité. Il y a des choses que nous allons parfaire. Donc actuellement, je ne me prononcerai pas sur cette situation, je la laisse et je la prendrai avec tact.

 

Tout au moins, vous vous prononcerez sur une certaine opinion qui fait état de ce que vous seriez une marionnette de l’ancien maire, actuel premier adjoint au maire, Charles Toko. Comment est-ce que vous répondez à cette opinion là ?

 

Marionnette ? Je ne comprends pas le sens.

 

Vous auriez été juste positionné là maire de nom, mais les premiers rôles seront joués par le premier adjoint au maire, l’ancien de la maison.

 

Donnons le temps au temps. Vous aurez constaté en son temps si nous sommes marionnette ou si nous sommes venus pour le développement de la ville de Parakou.

 

Si l’occasion vous était donnée de vous prononcer en direction de votre population, de vos administrés, vous leur direz quoi ?

 

S’il m’était donné de me prononcer et de m’adresser à ma population, je dirai à la population de Parakou que je les rassure et que les élections sont terminées. Les manipulations politiques et autres sont terminées. Place est faite maintenant aux actions de développement de notre cité et la contribution de tous et de chacun est attendue. Je place ce mandat sous la devise du Bloc républicain à savoir : liberté, liberté de penser, d’opinion et d’expression, compétitivité. Parakou doit être la cité la mieux gérée ; prospérité partagée pour tous les Parakois et toutes les Parakoises.

 

Source : Canal 3

 

 

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