Installés à grands frais pour l’éclairage public :Les lampadaires solaires saccagés

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Certaines artères baignent désormais dans l’obscurité alors qu’elles étaient pourtant éclairées par des lampadaires solaires. A cause de l’incivisme de certains citoyens, ces biens publics ont été vandalisés. Poteaux électriques saccagés, bactéries volées et panneaux emportés, c’est le triste constat qui s’observe sur le terrain.

Bien éclairées dans un passé récent, beaucoup de voies alors bordées de lampadaires solaires sont aujourd’hui dans le noir à Cotonou et dans d’autres villes du Bénin. Conséquence de l’incivisme de quelques citoyens qui se sont donnés pour mission le pillage du bien public. Dans la Commune de Sèmè-Podji, les usagers du tronçon Carrefour Ekpè-Centre-ville craignent toujours pour leur sécurité à chaque fois qu’ils empruntent cet axe. « On constate que du jour au lendemain, il y a certains individus qui viennent enlever les bactéries de ces lampadaires. L’obscurité règne désormais en maître alors que ce n’était pas le cas il y a quelques mois en arrière », a confié à Océan Fm, un usager de cette voie. « Aucun de ces lampadaires ne s’allument la nuit. J’ai peur parce que quand ils étaient fonctionnels, la voie était éclairée et on avait plus d’assurance dans la nuit », a renchéri un autre usager. Papa Dona, quant à lui, a dû abandonner son travail de transporteur de véhicule d’occasion en raison de l’insécurité de la voie. Il ne peut plus faire ce travail compte tenu de l’heure tardive à laquelle il doit retourner chez lui. « Je ne sors plus la nuit où je suis actuellement. Quand il n’y avait pas encore ces lampadaires, je dormais sur le parc avec mes amis. L’installation des lumières nous permettait de rentrer chez nous après une heure du matin. Mais maintenant, je ne fais plus le transfert. Je rentre chez moi au plus tard à 21 heures », se désole-t-il. L’envie vorace des divorcés sociaux qui pillent ces biens est notamment due à la multifonctionnalité des bactéries. Technicien en énergie renouvelable, Mathieu Idohou a souligné que ces bactéries pouvaient être utilisées dans n’importe quelle circonstance. « Ces bactéries ont d’autres utilités. Ce n’est pas parce qu’on les a adaptées au lampadaire qu’on ne peut plus les utiliser ailleurs. Dans les villages, il y a d’autres qui utilisent les bactéries de véhicule pour allumer les lampes solaires. Et c’est à la base d’un panneau solaire qu’ils arrivent à faire cela. Donc, c’est exactement les mêmes choses. On peut prendre cela pour démarrer son véhicule, on peut les utiliser aussi pour faire les installations solaires à la maison. Elles peuvent aussi servir pour les centrales électriques », a-t-il expliqué. Les voleurs commettent leur forfaiture dans l’intention de se faire quelques sous. Des agissements qui arrièrent le pays selon ces citoyens qui sollicitent la réfection des lampadaires. « Ces personnes sont en train  d’arriérer le pays et ce n’est pas bon. Que l’Etat trouve un mécanisme pour sécuriser ces lampadaires », a souhaité un citoyen. Un autre plaide pour la réfection de ces lampadaires. L’installation des lampadaires solaires avec des bactéries à usage unique pourrait considérablement réduire ces actes d’incivisme. Comme les habitants d’Ekpè, les citoyens qui pratiquent l’axe Pahou-Ouidah ne sont pas épargnés des actes d’incivisme de certaine frange de la population. A ce niveau aussi, les lampadaires ont aussi dépouillés de leur système de fonctionnement. La voie auparavant très bien éclairée la nuit cède désormais place à l’obscurité et à l’insécurité.

 

Source : Océan fm

 

 

 

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