Interrogé au sujet de sa probable candidature en 2021:Les vérités du chef de l’Etat sur Voa Afrique

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(Il n’est pas hanté par sa réélection)
Le chef de l’Etat ne fait pas une fixation sur la Présidentielle de 2021. Interrogé sur sa participation ou non à ce scrutin par la chaîne Voa Afrique, en marge de sa mission économique et stratégique aux Etats-Unis, Patrice Talon a été on ne peut plus clair. « Je suis dans l’action avec beaucoup de volonté, d’énergie et de passion », a-t-il répondu au journaliste Iréné Herman Houngbo. Profitant de l’occasion, il a défendu ses réformes politiques qui, a-t-il avoué sont difficiles mais salvatrices pour le développement du Bénin. Lire des extraits de l’entretien.
…Nous n’avons pas à nous plaindre que nous manquons de tout et ne rien faire pour satisfaire ces besoins dans le temps. Le rôle d’un gouvernant, c’est de faire les arbitrages nécessaires pour imposer la rigueur et les réformes qu’il faut à tout le monde afin qu’ensemble nous fassions face à nos difficultés pour résoudre nos problèmes et investir là où nous avons des besoins.
M. le président avez-vous l’impression d’être mal compris par vos concitoyens dans vos réformes ?
Cela est possible, mais mon rôle est de faire ce qu’il faut et en même temps d’expliquer ce qu’il faut pour avoir l’adhésion et la compréhension des uns et des autres. Mais je n’ai pas à attendre que tout le monde soit d’accord ou m’applaudisse avant d’amorcer ce qui est bien. Ce qui est bien et qui est scientifiquement et objectivement nécessaire, il faut le mettre en œuvre même si c’est difficile. Il faut avoir la capacité, voire même le talent d’expliquer et de sensibiliser afin que l’effort ne soit pas trop difficile et qu’il y ait une adhésion à cet effort là.
Vous avez déjà convoqué le corps électoral pour les élections communales. Les Béninois peuvent-ils espérer des élections inclusives ?
Les élections auront lieu et elles seront inclusives. Il n’y a aucun texte qui interdit à qui que ce soit d’aller aux élections. Les conditions ont été assouplies. Donc, théoriquement tout le monde devait pouvoir participer à ces élections. Mais c’est d’abord la volonté. On ne peut pas obliger les gens à participer à une compétition même s’ils n’ont pas envie. Mais j’espère bien que l’ensemble de la classe politique sera de la compétition.
La menace terroriste
La réalité de la menace est effective. C’est pour cela que c’est une action commune qu’il faut entreprendre. Et les pays côtiers ne sont pas à l’abri d’une contagion. La preuve, c’est qu’il a déjà eu un incident au Nord du Bénin il y a quelques temps. Mais à titre particulier, nous faisons les efforts qu’il faut pour prévenir ce genre de chose. Nous déployons nos hommes, le renseignement, les forces de sécurité et de défense. Nous avons la chance d’être un petit territoire donc nos frontières ne sont pas étendues au point de dépasser nos moyens. Nous assurons aujourd’hui assez efficacement la ceinture nécessaire pour prévenir toute incursion.
2021 se profile à l’horizon. Serez-vous candidat ou tiendrez-vous parole de ne faire qu’un seul mandat ?
J’ai déjà répondu à cette préoccupation à plusieurs reprises. 2021 est loin. Je suis dans l’action avec beaucoup de volonté, d’énergie et de passion. C’est vrai que c’est dur mais mon souhait est de faire des résultats. Ce qui se passera en 2021 dépend de tellement de paramètres. Si j’avais demandé que le Bénin adopte un mandat unique, c’est justement pour cela ; pour que chaque fois on n’ait pas le regard rivé sur la prochaine échéance électorale. Cette attitude ne permet pas de travailler. Je constate chaque fois que vous me donnez raison. Je constate chaque fois que cette question montre tout le côté pervers de cette échéance politique qui empêche les chefs d’Etat de travailler avec volonté, détermination et d’amener leurs concitoyens à faire des efforts qu’il faut, pour ne pas craindre de ne pas être réélus. Je n’ai pas cette préoccupation, ce n’est pas mon souci.
Source www.voaafrique.com

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