Invalidation d’un siège au Conseil municipal de Parakou:« Les jeux sont désormais ouverts à la mairie de Parakou », éclaire Agapit Maforikan

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La Cour suprême vient d’invalider le siège d’un conseiller municipal de la ville de Parakou. Il s’agit d’un élu membre du parti majoritaire, Force cauris pour un Bénin émergent (Fcbe). Les contours de cette décision qui remet en cause la majorité au sein de ce Conseil ont été décortiqués hier jeudi 16 juillet 2020 par le Consultant politique, Agapit Napoléon Maforikan.

Les jeux sont désormais ouverts au sein du conseil municipal de Parakou. C’est l’avis du Consultant politique de la chaîne de télévision E-Télé, Agapit Napoléon Maforikan. Selon ce dernier, l’invalidation du siège d’un des conseillers Force cauris pour un Bénin émergent par la Cour suprême va changer beaucoup de choses. La première conséquence est que le Conseil qui est sensé avoir 33 membres va siéger avec 32 conseillers. La deuxième est que l’élection du maire et de ses adjoints doit être reprise. Car Fcbe qui totalisait 17 élus se retrouve avec 16 contre 16 pour l’Union progressiste et le Bloc républicain. Ce qui n’est pas une bonne nouvelle pour le maire Aboubacar Yaya qui avait subi un premier revers avant sa désignation grâce à la loi interprétative et complétant le Code électoral. « La donne a changé. Le maire Aboubacar Yaya, qui a été porté à la tête de la mairie par le jeu partisan validé par l’Assemblée nationale, se retrouve en difficulté.  Aujourd’hui, selon la loi interprétative du Code électoral, au cas où il n’y aurait pas de majorité absolue et qu’il n’y aurait pas non plus d’accord de gouvernance, les partis vont aux élections », a informé l’Expert en gouvernance et spécialiste des questions électorales. Pour Agapit Napoléon Maforikan, le ver est dans le fruit. La Force cauris pour un Bénin a une grosse part de responsabilité dans cette situation embarrassante. Car, le conseiller dénonciateur est issu de cette famille politique. Ce qui pose un véritable problème de cohésion qui n’a pas été géré au lendemain de l’installation des conseils communaux. Et l’édile de la cité des Koburu, de même que les autres maires désignés, vu les conditions de leur accession, devraient travailler à asseoir leur légitimité d’abord au sein de leurs formations politiques, puis au sein de leurs Conseils respectifs. « Les maires qui ont été désignés par les partis ont un gros travail à faire quant à leur légitimation. La désignation par les officines politiques ne vous légitime pas. Cela légitime le parti.  Est-ce que le maire Aboubacar Yaya a travaillé de sorte à fédérer les siens autour de lui ? Si cela avait été le fait, ce recours n’aurait pas existé », a-t-il insisté.

 

Joel Samson Bossou

 

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