Investissements dans le secteur de l’Energie en 04 ans:« L’heure de la moisson a sonné », selon le ministre Houssou

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Secteur prioritaire du Programme d’actions du gouvernement, l’énergie se porte très bien au Bénin après quatre ans de gouvernance du président Patrice Talon. Les investissements faits ont tenu la promesse des fleurs. Le ministre Dona Jean-Claude Houssou l’a proclamé hier mardi 07 mars 2020 sur les plateaux des télévisions.

Le secteur de l’énergie se porte très bien aujourd’hui. Cette profession de foi, le ministre de l’énergie l’a faite hier sur la Télévision nationale au cours de l’émission spéciale dédiée aux quatre années de règne du président Patrice Talon. Pendant quatre ans, a-t-il martelé, nous avons changé profondément la configuration du système électrique béninois. Le Bénin, de 0% est à 60% d’autonomie énergétique. Cela, grâce aux lourds investissements consentis dans la construction et la réhabilitation d’infrastructures de production. L’une d’elles qui marque la détermination du Bénin de ne plus courir derrière la demande est la construction de la centrale thermique de Maria-Gléta 2. Pour le ministre de l’énergie, la concrétisation de ce projet provient de la détermination du chef de l’Etat qui a donné des instructions fermes. « Maria-Gléta est née. C’est une fierté nationale à mettre à l’actif du président Patrice Talon. Il faut avoir l’amabilité de l’en féliciter. Personnellement, je n’avais aucun doute sur sa réalisation », a-t-il fait savoir. Selon le Numéro 1 de l’Energie au Bénin, dans le cadre de la réalisation de ce projet qui a finalement coûté 90 milliards de francs Cfa au lieu de 106 milliards francs Cfa, le contenu local a été au rendez-vous avec la construction de 3 km de routes, de 25 salles de classes, la suppression des toiles d’araignée et la construction d’une infirmerie. Outre cette infrastructure majeure, trois autres parcs de production de la Sbee ont été réhabilités pour un total de  30 mégawatts. « Un pas de géant a été réalisé dans la disponibilité du courant électrique. Notre pic de consommation oscille entre 220 et 240 mégawatts. Fin 2021, le Bénin sera complètement autonome », a-t-il assuré. Toutefois, l’ancien fonctionnaire de Edf a invité ses concitoyens à croire en la vision du Numéro 1 du pays, puisque quatre centrales solaires seront bientôt lancées. « L’heure de la moisson est venue. Tout ce que nous faisons concourt à la transformation structurelle de l’économie béninoise. Il y aura Maria-Gléta 3 et Maria-Gléta 4 », a-t-il promis.

 

Joël Samson Bossou

 

 

Des résultats probants

 

« En l’espace de trois ou quatre nous avions augmenté les longueurs de ligne dans notre pays au niveau tension de près de 15 % en l’espace de quatre ; nous avons augmenté en termes de basse tension (c’est ça qui permet d’aller chez les gens), près de 20 % en l’espace de quatre ans. Faites un petit calcul si on divise ça part quatre, même par 10, et on prend ce 10ème  de tout ce qu’on a réalisé en quatre ans, si depuis 50 ans on faisait le 10ème par an, je crois que le Bénin  serait au ciel du  développement ; donc ça c’est important à noter de la même façon qui revient rejoindre la question d’impact économique et social de toutes ces évolutions, vous savez  qu’en l’espace de quatre ans nous avons augmenté le nombre de clients à la Sbee de près de 20 %, on est passé de 570.000 clients en 2016 sachant que 2015 c’était plutôt 530.000 ; aujourd’hui nous sommes à plus de 635.000 clients et nous allons poursuivre. Et tout ce qui a été des désagréments pendant les deux dernières années notamment en matière de pénurie de compteurs est conjugué définitivement au passé puisqu’il y a meilleure disponibilité de ce matériel pour satisfaire le plus possible nos concitoyens. Mais, vous avez posé une question très pertinente sur les réformes, particulièrement de la société nationale de distribution, vous savez, nous avons constaté que nos concitoyens ont trop souffert par manque de cette énergie électrique d’une part, mais aussi ont souffert du fait que la notion clientèle n’était pas au cœur des préoccupations de la Sbee. C’est pour ça d’ailleurs que le gouvernement en a fait un projet phare, la restructuration de la société de distribution à travers un certain nombre de réformes, des réformes profondes, je dirais même courageuses et parfois difficiles mais nécessaires parce que c’est à ce prix et à ce prix seulement qu’on va restructurer effectivement, efficacement mais surtout durablement, ce secteur notamment la société nationale d’électricité. On a commencé d’abord à mettre en place un contrat-plan, un contrat entre l’État et la Sbee à travers un certain nombre d’indicateurs de performance que ça soit en matière technique, taux de perte ; durée moyenne de connexion, etc. Ce qui nous permet d’ailleurs très rapidement de diviser par 5 la durée moyenne de coupure, et de l’autre côté, le temps moyen de dépannage qu’on a trouvé qui était de 10 à 11 heures est passé à 2,5h».

 

 

 

 

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