Journée mondiale de l’hygiène menstruelle:Le président de l’Ancb appelle à l’action

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Le président de l’Association nationale des Communes du Bénin (Ancb) s’est adressé le lundi 27 mai 2019 à l’ensemble des acteurs communaux à l’occasion de la Journée mondiale de l’hygiène menstruelle célébrée chaque année le 28 mai. Dans un message qui sonne comme un appel à l’action, le maire Luc Atrokpo (photo) invite ses collègues maires et les autres décideurs à oeuvrer pour une meilleure gestion de l’hygiène menstruelle au Bénin et notamment dans les milieux scolaires. Lire l’intégralité de son message.

Message du président de l’Ancb

La communauté internationale commémore chaque 28 mai, une Journée mondiale consacrée à l’hygiène menstruelle. Célébrer depuis 2014 son but est de briser le silence et de diffuser l’information pour permettre à la communauté en générale et à la communauté scolaire en particulier de communiquer et d’échanger sur l’amélioration de la gestion de l’hygiène menstruelle.

Cette journée a aussi pour but d’interpeller les décideurs afin d’améliorer les infrastructures sanitaires en milieu scolaire dans le but d’augmenter la fréquentation scolaire des filles, leur participation et leur maintien à l’école, même pendant leurs règles.

Toutes les femmes ont leurs règles (aussi appelé les menstrues) une fois par mois durant une bonne partie de leur vie en moyenne pendant 30 ans.

A l’heure de la mondialisation et de globalisation, l’accès des femmes aux instances de prises de décisions exige un minimum de capacités et de compétences intellectuelles.

La faible participation des femmes aux instances de prise de décision dans notre pays n’est plus à démontrer. Une analyse synoptique des causes profondes de cet état de chose révèle plusieurs problèmes liés au processus de scolarisation et de maintien à longue durée des filles dans le système éducatif. Il y a des causes qui sautent aux yeux et dont tout le monde parle aisément, mais il y en a une qui relève du Tabou : la gestion des menstruations des filles dans les écoles. Les considérations taboues de cette période des filles sont accentuées par les sacralités endogènes.

Selon l’Unicef, en Afrique une fille sur dix ne va pas à l’école quand elle a ses menstrues. Une seule journée de cours manquée chaque mois cumulée sur une année scolaire constitue un grand déficit dans l’apprentissage pédagogique d’une fille. Alors que la durée d’une menstruation varie de 3 à 6 jours, le calcul du cumul de jours de cours manqués en une année donne un résultat bien plus amer. La problématique en jeu est celle de la non prise en charge de la gestion des menstrues des filles à l’école.

Dans nos écoles en effet, les blocs de latrines s’ils en existent, sont inadéquats pour la gestion des menstrues. Ils sont généralement petits, mal entretenus, et ne disposent pas d’installations adéquates pour permettre aux filles de se mettre au propre discrètement et de se maintenir à l’école quand elles ont leurs menstrues. Elles préfèrent rester à la maison pour les gérer. Il s’avère donc nécessaire d’y remédier et c’est l’affaire de tous.

C’est pourquoi l’Ancb fidèle à son engagement d’accompagner le développement local, s’investit dans l’amélioration des conditions de vie des jeunes notamment des jeunes filles.

J’exhorte tous les collègues maires du Bénin à engager cette réflexion au niveau de nos conseils communaux respectifs.

Je vous remercie.

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