Journée nationale contre les Tdci:Le Bénin œuvre pour la maîtrise de la carence en iode

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Le Bénin a célébré le mardi 27 octobre 2020, la 23ème édition de la Journée nationale de mobilisation contre les troubles dus à la carence en iode (Tdci). La cérémonie a été lancée dans la salle de conférence du ministère de l’Agriculture, de l’élevage et de la pêche par le ministre Gaston Dossouhoui. C’était en présence de plusieurs autorités politico-administratives.

« Informer et adopter les méthodes appropriées pour la conservation et l’utilisation du sel iodé : investissement pour la santé publique ». C’est le thème retenu pour l’édition 2020 de la Journée nationale contre les Tdci.  Selon le secrétaire permanent du Conseil de l’Alimentation et de la nutrition, Alfred Acakpo, lorsque l’iode vient à être insuffisant dans l’organisme, surviennent alors les troubles dus à la carence en iode qui regroupent l’ensemble des manifestations visibles et invisibles de l’insuffisance d’iode dans l’organisme humain. La consommation d’une infirme quantité d’iode chaque jour permet d’éviter des conséquences sévères pour le fœtus, le nouveau-né, l’enfant et l’adulte. La carence en iode peut perturber tout le cycle de développement de l’humain, a-t-il souligné. Ainsi, les Tdci peuvent se manifester par le crétinisme, le nanisme, les troubles psychomoteurs et le goitre. Il peut également se manifester par le strabisme et l’hypothyroïdisme, la naissance prématurée, le décès en bas âge, le petit poids à la naissance, le retard de croissance et le retard mental. Présente à cette cérémonie, la directrice adjointe du cabinet du ministère de la Santé, Eléonore Armande Gandjèto, a laissé entendre que la carence en iode représente une menace majeure pour la santé et le développement des populations dans le monde entier avec pour principales cibles, les enfants d’âge préscolaire et les femmes. D’après les estimations de l’Unicef à travers le bilan des progrès réalisés en 2005 dans l’élimination de la carence en iode, 72% des ménages du Bénin disposent du sel adéquatement iodé contre 35% en 1995.  Chaque année, des dizaines de millions de nouveau-nés subissent les conséquences durables des lésions cérébrales causées par la carence en iode. Une situation qui suscite la protection de  chaque enfant béninois de la 1ère cause au monde de lésions cérébrales. Dans son discours d’ouverture, le ministre de l’Agriculture, de l’élevage et de la pêche a fait savoir que la maîtrise de la carence en iode est l’un des objectifs le plus facile à réaliser. La solution consiste, selon lui, à faire en sorte que chacun ait accès et consomme de petites quantités de sel. « Selon l’Unicef, il suffit de la mise en œuvre adéquate du programme d’iodation et d’un investissement d’environ 60 francs Cfa par an et par personne pour fournir du sel adéquatement iodé, et contribuer de ce fait à prévenir le goitre, l’arriération mentale… »,  a-t-il déclaré. Gaston Dossouhoui a par la suite invité les acteurs des secteurs privés et publics à un engagement et une mobilisation politique par des campagnes efficaces d’information et de communication et un système de contrôle efficace afin d’assurer la consommation du sel iodé. Pour arriver cet idéal, le ministre  souhaite impliquer et responsabiliser tous les acteurs de contrôle, les collectivités locales, la société civile dans la pérennisation des activités de surveillance continue de la stratégie d’iodation universelle du sel au Bénin.

 

Léonce Adjévi

 

 

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