La décision d’un retour en Côte d’Ivoire appartient à Laurent Gbagbo, selon le gouvernement

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Le gouvernement ivoirien a estimé le 16 janvier que la décision de revenir en Côte d’Ivoire appartenait à Laurent Gbagbo, après l’acquittement de l’ancien président par la Cour pénale internationale.

Où ira Laurent Gbagbo, dont la remise en liberté vient d’être confirmée – ainsi qu’à son ancien bras droit Charles Blé Goudé – par les juges de la Cour pénale internationale (Cpi), à La Haye ? « Le fait qu’il [Laurent Gbagbo, ndlr] rentre à Abidjan, la décision lui appartient, le reste nous n’avons pas de commentaire à faire », a déclaré Sidi Tiémoko Touré, le porte-parole du gouvernement ivoirien, à l’issue du Conseil des ministres du 16 janvier. Interrogé par les journalistes sur le même sujet quelques minutes plus tard, le ministre de la Justice Sansan Kambilé est lui aussi resté évasif. « Depuis 2011, plusieurs procédures ont été engagées contre plusieurs personnes [dont Laurent Gbagbo, ndlr], je n’ai pas d’informations particulières, le moment venu, s’il est en Côte d’Ivoire, la justice avisera ».

 

Condamné en Côte d’Ivoire

 

Acquitté la veille de crimes contre l’humanité, l’ex-président ivoirien reste néanmoins sous le coup d’une condamnation à vingt ans de prison par la justice ivoirienne. En janvier 2018, l’ancien président a été condamné, ainsi que trois coaccusés, pour le « braquage » de la Banque centrale des États d’Afrique de l’Ouest (Bceao) pendant la crise post-électorale de 2010-2011. Il s’agissait alors pour chaque clan qui revendiquait la victoire aux élections de mettre la main sur l’argent de l’État ivoirien. L’amnistie prononcée en août par le président Alassane Ouattara ne s’est pas étendue à cette condamnation, s’impliquant à d’autres États qui avaient porté plainte pour la disparition de leur argent, a précisé une source proche du pouvoir. Cette affaire ne semble cependant pas peser bien lourd après l’acquittement par la Cpi de Laurent Gbagbo, qui était accusé de crimes contre l’humanité dans la crise post-électorale qui a fait quelque 3 000 morts. « On voit mal les autorités tenter de l’arrêter, mais la condamnation rentrera dans le cadre des négociations de son retour », avait affirmé mardi une source sécuritaire.

 

jeuneafrique

 

 

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