Lac Ahémé:Gaston Dossouhoui annonce la recolonisation du plan d’eau en espèces halieutiques

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Le ministre de l’Agriculture, de l’élevage et de la pêche, Gaston Dossouhoui a effectué, jeudi 07 janvier 2021, une visite sur le lac Ahémé, le chenal Aho, les eaux des carrefours Djondji, la lagune de Grand-Popo et l’embouchure de la bouche du Roi. Il était accompagné pour la circonstance des cadres de la direction des pêches et du ministère du cadre de vie.

Recoloniser les plans d’eau en ressources halieutiques variées et de qualités. C’est l’objectif de la descente effectuée par le ministre de l’agriculture, de l’élevage et de la pêche Gaston Dossouhoui. L’une des actions en cours pour la recolonisation du lac Ahémé, du chenal Aho, des eaux des carrefours Djondji et de la lagune de Grand-Popo annoncée par l’autorité ministérielle est la mise en place des réserves biologiques. « C’est une expérience inspirée du système avlékététin. C’était une pratique endogène utilisée par les populations elles-mêmes pour le repeuplement des plans », a expliqué Christian Viaho, Directeur technique de l’Agence pour le développement intégré de la zone économique du lac Ahémé et ses chenaux (Adelac). A en croire le ministre Dossouhoui, l’expérience en vaut la peine. « Lorsque les gens font la pêche en ligne, jettent leurs filets, qu’est-ce que cela prend par jour et par tête ? La plupart des pêcheurs rencontrés, même s’ils ne sont pas encore totalement satisfaits, ils ne sont pas moins satisfaits, parce qu’ils ont des ressources qu’ils n’avaient plus l’habitude d’avoir. Ils ont des poids moyens de capture plus élevés qu’ils en avaient avant. C’est une avancée sensible. Maintenant, il faut recoloniser ces plans d’eau par des ressources halieutiques variées. C’est ce que nous faisons avec les réserves biologiques bien sécurisées. Nous venons de visiter quelques unes. La communauté y veille. Les chefs traditionnels, les communautés religieuses ont accepté le principe, y ont adhéré et veillent à cela », a-t-il déclaré. Il a ensuite promis de démultiplier cette expérience si elle est concluante.  Cependant, les plans d’eau concernés, bien qu’ayant été récemment assainis ont recommencé par être recolonisés par les populations à travers des pratiques et engins prohibés. « Nous venons de constater que la recolonisation a encore repris ; parce qu’il n’y a personne qui y maintienne l’ordre et la sécurité. C’est pour cela qu’une brigade d’une soixantaine d’agents est en formation au camp et devra sortir très bientôt. Je viens constater aussi l’état d’insalubrité et là, les dispositions seront prises pour nettoyer le plan d’eau, le maintenir assaini pour que la brigade, une fois arrivée, puisse maintenir la propreté durablement », a annoncé Gaston Dossouhoui.

 

L.A

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