Le chef de l’Etat clarifie le « serrage de ceinture »

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Le « serrage de ceinture » auquel le président Patrice Talon a appelé chaque Béninois depuis avril 2016 s’est invité dans les débats lors de la tournée de reddition de comptes en cours actuellement dans les Communes. Depuis Klouékanmè, Patrice Talon a clarifié le concept qui est diversement apprécié par les Béninois.

« Quand je dis aux uns et aux autres qu’il fau serrer la ceinture, ce n’est pas qu’il faut serrer la ceinture sur nos salaires, sur ce que le producteur, le menuisier a comme recette. L’Etat ne leur prend rien au-delà de l’impôt qu’ils ont toujours payé sans le savoir. Ce n’est pas que quand la couturière travaille, je lui demande de ne pas dépenser son argent. Est-ce qu’on a déjà demandé à quelqu’un dans son salaire, dans ses recettes, de ne pas faire ce qu’il a envie de faire avec son argent ? Quand je dis qu’il faut serrer la ceinture, il s’agit d’une façon de parler. C’est dire de ne plus voler, c’est tout simplement cela. C’est une façon de dire poliment aux gens, contentez-vous de vos salaires, du revenu de votre travail. Que le député et le ministre se contentent de leur salaire de député. Que le douanier, gendarme, policier et infirmiers arrêtent de voler. Même si tout ça permet à l’argent de circuler, que cet argent soit celui que chacun mérite et que le reste serve à construire les routes, les hôpitaux, les centres de santé, l’eau et l’électricité et à financer les cantines scolaires pour nos enfants. Mais c’est incroyable ! En moins de 5 ans, nous avons réussi à diminuer de beaucoup ce que le blanc appelle les déperditions. Quand quelqu’un quitte ici (Klouékanmè) et va voir un ministre, en se levant, il demande s’il n’y a pas de bon d’essence pour lui. L’argent qui ne parvient pas amener de l’eau dans les villages, à faire les pistes  pour désenclaver les terres noires, c’est cet argent qui était utilisé dans des bons d’essence. Le Bénin entier fait la guerre contre ces gaspillages pour que chacun se contente de son argent même si c’est dur. C’est là j’ai dit qu’il faut serrer la ceinture. Il faut laisser cet argent travailler pour le minimum qui est indispensable  à notre survie : l’eau, l’électricité, les cantine scolaires, les stades, les marchés. On aura fini tout cela bientôt. En 2022, tout le monde aura l’eau ; l’électricité, nous sommes en train de finir ».

 

Propos recueillis par Abdourhamane Touré            

 

 

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