Le gouvernement prône de grandes entités viables d’Epes 

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Un plan d’action structurant de régulation statutaire des Universités publiques et des Etablissements privés d’enseignement supérieur (Epes) sera mis en place par le gouvernement. Pour réussir ce pari qui constituera un ouf de soulagement pour les étudiants, le Conseil des ministres du mercredi 18 novembre 2020, a adopté un décret instituant l’organisation pérenne des examens nationaux pour l’obtention des diplômes de Licence et Master dans les filières de formation non-homologuées dans les Epes.

L’Etat béninois entend garantir aux étudiants la possibilité de valider leurs années d’études et d’avoir des diplômes reconnus. Réunis en Conseil des ministres le mercredi 18 novembre 2020, les membres du gouvernement ont adopté le décret instituant l’organisation pérenne des examens nationaux pour l’obtention des diplômes de Licence et de Master pour les filières de formation non-homologuées dans les Epes. Par cet acte, le président Patrice Talon sauve les apprenants. Les réformes qui seront engagées dans le secteur permettront d’instaurer un nouveau modèle d’organisation devant favoriser la constitution de grandes entités d’Epes plus viables, à travers des accords d’établissement, des communautés universitaires ou des pools d’enseignement. Cette politique gouvernementale qui consiste à organiser des examens nationaux pour l’obtention du diplôme de Licence et de Master dans ces établissements vise à conformer les Etablissements privés d’enseignement supérieur aux textes et normes définis aux fins de donner de la crédibilité aux formations qu’ils délivrent. La décision du gouvernement n’a pas pour objectif de pénaliser les étudiants. Bien au contraire ! C’est plutôt la défaillance des Epes qui a contraint l’Etat à prendre ses responsabilités pour une formation de qualité. Car, la période transitoire de 3 ans initiée par le gouvernement a expiré à la fin de l’année universitaire 2018-2019 alors qu’aucun des établissements concernés n’a bouclé le processus pour l’obtention de l’homologation pouvant lui permettre de délivrer par lui-même ses diplômes. Par ailleurs, beaucoup d’établissements n’ont pas reçu d’agréments pour enseigner certaines filières alors qu’elles sont des choix des apprenants. Ainsi, pour cette fois, les Epes ont donc intérêt à surseoir à leur orgueil pour arriver au bout de cette nouvelle période à l’homologation et surtout s’inscrire dans la nouvelle dynamique. En plus de cette prorogation salutaire, le gouvernement a, à cœur, d’introduire des innovations dans le secteur pour plus de qualité, d’où les axes de la nouvelle réforme annoncée. A noter que l’adoption du décret n°2017-194 du 29 mars 2017 portant organisation des examens nationaux pour l’obtention du diplôme de Licence et de Master dans les Epes non encore homologués s’explique par le doute sur la qualité des enseignements et le suivi effectif des cours par les étudiants.

 

Benjamin N. Douté

 

 

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