Le maire de Savè après l’arrestation du « général » Faléti:« La population vaque paisiblement à ses occupations »

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Les tristes événements des 10, 11 et 12 janvier 2020 à Savè étaient au cœur de l’émission « Actu Matin » de la télévision Canal3 hier lundi 3 février. Joint au téléphone, le maire Timothée Biaou est revenu sur l’incident et l’après arrestation du Général autoproclamé « Faléti », instigateur du mouvement. Selon l’édile de la cité « Les 3 mamelles », « le calme est revenu et la population vaque paisiblement à ses occupations » même si le détachement de l’Armée et de la Police continue d’être présent sur le terrain avec son artillerie.

Les 10, 11 et 12 janvier 2020, votre Commune a été agitée par un soulèvement conduit par le Général autoproclamé « Faléti » qui est désormais aux arrêts. Quels sentiments animent les populations après cette arrestation ?

 

Timothée Biaou : En réalité, les événements d’avril 2019 et ceux de janvier dernier ne sont pas liés. Le second n’est pas le relent du premier. En 2019, après les élections, il y avait eu une altercation entre deux individus du village de Kaboua. Les sages se sont réunis pour ramener la paix. Le 25 décembre 2019, les deux personnes ont déjeuné ensemble. Malheureusement, le 8 janvier 2020, Prudence Falétiest allé à Kaboua pour prendre la revanche de l’un des deux protagonistes en l’occurrence M. Alfred. Il a menacé le Chef d’arrondissement de Kabouade mort ; ce qui n’a pas plu aux citoyens proches de ce dernier. Pour prendre la revanche de leur leader, lesdits citoyens ont réagi en allant le chercher. Il a été abrité par le nommé Alfred. L’autre est allé lui demander pourquoi il a hébergé quelqu’un qui le menace de mort après qu’ils avaient aplani leurs divergences. C’est là que la situation a tourné au vinaigre, puis Alfred s’en est  pris à un autre qui s’appelle Abdoulaye.Lors de l’altercation, Alfred a fait usage d’arme à feu. Pour cela, il a été interpellé par la Police républicaine. N’étant pas d’accord qu’il y ait bagarre entre deux individus et que seul son ami soit arrêté, Faléti ,sans savoir les raisons de l’arrestation de son condisciple,a décidé de barrer la voie aux policiers qui sont allés arrêter son amià Savèpensant que ces derniers étaient encore à Kaboua. C’était cela l’incident. Et comme cela devenait répétitif, les hiérarchies policière et militaire ont pris des mesures pour débarrasser le barrage qu’il a érigé.

 

Après les épisodes du feuilleton Faléti, vous confirmez que le calme est totalement revenu dans la ville de Savè ?

Lorsque les forces de sécurité sont intervenues pour libérer le passage, le Général autoproclamé s’est volatilisé dans la nature puis le calme est revenu. Nous avons échangé plusieurs fois avec les forces de sécurité. Un comité de suivi a été même mis sur pied et travaille avec les autorités au haut niveau pour que la paix revienne définitivement. Sinon, actuellement la population vaque paisiblement à ses occupations.

 

Dans quel état se trouve la Commune aujourd’hui ? Des infrastructures ont-elles été saccagées ? Des boutiques et autres vandalisés ?

Pas du tout. Nous n’avons pas enregistré des actes de vandalisme sur les infrastructures et les biens des populations.

 

La vie a repris son cours mais la population doit être encore sous le choc surtout avec le crépitement des balles de l’Armée.

La population a été sous le choc parce que les matériels déployés étaient de haute portée pour dissuader les manifestants et possibilités d’infiltration des terroristes.

 

L’Armée et la Police sont-elles toujours en place ?

Un détachement est toujours en place avec les équipements. De toute façon, ce sont les hautes autorités des forces de sécurité et de défense qui gèrent le dossier. Ce sont eux qui savent pourquoi le détachement est toujours là et pendant combien de temps il restera en place.

 

Sur Idadu Fm, vous avez promis à la population de faire tout ce qui est en votre pouvoir pour que l’Armée puisse lui permettre de souffler un peu.

Avez-vous réussi à le faire ?

C’est de cela que je parlais. Il fallait rencontrer les autorités à divers niveaux pour leur montrer que l’événement actuel n’est pas lié aux élections législatives de 2019. C’est plutôt un événement bizarre qui est venu entacher l’image de marque de notre Commune. La population ne pouvait pas sortir les 10, 11 et 12 janvier 2020 pour vaquer à ses occupations. Il fallait donc entreprendre des démarches auprès des autorités pour permettre aussi aux citoyens qui n’étaient pas impliqués dans cet incident de vaquer aussi à leurs occupations. Les élèves devaient aller aux cours, les enseignants, infirmiers, les malades ne pouvaient même pas se faire soigner. Il fallait négocier pour que la paix revienne et que ce soientt les auteurs de ces actes qui soient recherchés.

 

Source Canal3

 

 

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