Le président du Cos-Lépi, Jérémie Adomahou:« Nous allons travailler en toute impartialité »

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Le président du Conseil d’orientation et supervision de la Lépi (Cos-Lépi), Jérémie Adomahou, rassure les Béninois sur partialité du travail à mener par son équipe dans le cadre de l’actualisation du fichier électoral. Il en donne les éléments d’assurance dans une interview accordée à Océan Fm hier mardi 17 septembre 2019 dont nous publions la quintessence.

Océan Fm : Après l’élection de votre bureau, qu’avez-vous mené comme activités jusque-là ?

 

Jérémie Adomahou : Depuis notre installation et l’élection du bureau, nous nous sommes aussitôt mis au travail. Nous travaillons sur le chronogramme des activités concomitamment avec l’élaboration du budget. Cela a continué jusqu’à maintenant (hier 17 septembre 2019). C’est quand nous allons valider à la fois le chronogramme et le budget, que nous allons soumettre le budget à l’arbitrage du Ministère de l’économie et des finances qui le fera passer en Conseil des ministres. Une fois sa validation, nous allons commencer sa mise en œuvre. Mais parallèlement à la validation du budget et à la mise à disposition de ressources financières, tous les travaux que nous pourrons mener à la fois au bureau que sur le terrain, nous nous organisons pour les lancer dès la semaine prochaine.

 

Selon les prévisions, le budget s’élève à combien avant la validation du gouvernement ?

 

Il serait difficile d’avancer un montant parce que nous ne sommes pas encore arrivés à ce niveau. Mais ce qui est sûr, d’ici à la semaine prochaine, ce sera bouclé. Si vous revenez ici, le montant vous sera communiqué.

 

Au regard du défi à relever, quelle est votre feuille de route ?

 

Le premier défi c’est de réussir à finir dans le délai et de transmettre la liste d’ici le 31 décembre 2019 à la Céna et produire nos rapports en janvier. Le deuxième défi est d’associer toutes les couches socio-économiques, politiques, les crieurs publics, les chefs villages, les conseils d’arrondissement, les maires et tous les acteurs politiques pour la réussite de la mission. J’invite aussi la société civile à nous accompagner dans la mise en œuvre de l’opération ,du début jusqu’à la fin. C’est cet ensemble qui constitue pour nous des défis majeurs à relever. Mes collègues et moi, nous nous y attelons en toute impartialité conformément à notre serment.

 

Il y a des dates prévues pour la tenue d’activités ?

 

Je ne pourrai pas vous donner tous les détails, surtout qu’on n’a pas achevé l’élaboration du chronogramme. Mais nous envisageons, déjà la semaine, notre atelier d’immersion pour permettre à tout le monde de s’approprier et de comprendre dans les détails des activités à mener sur le terrain. Après cela, nous allons recruter le personnel de terrain que sont les coordonnateurs de zone,  départementaux et les assistants techniques au niveau des arrondissements. Les Cca ont été déjà désignés par l’Assemblée nationale. Après notre séminaire d’immersion, nous allons nous mettre à l’œuvre pour qu’en une semaine, nous bouclions le chronogramme et rentrer dans la phase active du travail de terrain.

 

Quand vous parlez de travail de terrain, à quoi doit-on s’attendre de façon concrète?

 

Une fois que les listes seront affichées au niveau des villages ,comme nous nous occupons de l’actualisation, la première étape est que les gens  viennent à nous s’il y a des corrections à effectuer au niveau de leurs données à caractère personnel. Ceux qui veulent faire des transferts rempliront des fiches qui vont nous permettre après de faire le traitement et de les ramener. Les personnes qui sont décédées seront sorties de la liste. Il y a des fiches appropriées qu’on doit faire remplir à ce propos. A la fin, il y aura l’élaboration et l’établissement des cartes d’électeur, la distribution pour les nouveaux majeurs et ceux qui auraient perdu leurs cartes qui vont demander des duplicatas. C’est tout cela qui est rangé dans un chronogramme que nous n’avons pas totalement bouclé. Ce qui fait que j’ai du mal à vous situer, date par date ,sur la série d’activités.

 

Tout cela entre en ligne de compte des prochaines élections locales, communales et municipales. Etes-vous sûr de pouvoir tenir dans le temps ?

 

Nous n’avons pas le choix puisque la loi nous limite dans les dates. Il y a une date limite à laquelle nous devons transmettre le fichier, produire nos rapports. Nous sommes conscients que nous avons été installés avec deux mois de retard. Toute l’équipe, y compris le bras technique, l’Ant  met les bouchées doubles pour rattraper ce retard et rester dans le délai. Nous travaillons pour la République. Que les gens soient rassurés, nous allons travailler en toute impartialité.

 

Propos recueillis par Rachida Houssou

 

 

 

 

 

 

 

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