Lettre au président français Emmanuel Macron sur le Bénin:Ganiou Soglo et Cie dans la diversion 

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En écrivant au président français Emmanuel Macon pour dénoncer un prétendu recul démocratique dans leur pays, les quatre politiciens béninois à savoir Ganiou Soglo, Léonce Houngbadji, Omar Arouna et Bertin Koovi se réclamant de l’opposition ont démontré leur incurie et myopie politiques. Sinon, ils devraient savoir que la colonisation est révolue et que le Bénin n’est pas sous-tutelle. D’ailleurs, si la France n’a pu rien faire au Mali, elle ne pourra s’immiscer dans les affaires béninoises.

Ganiou Soglo, ancien ministre de la République et  Omar Arouna, ancien ambassadeur du Bénin aux Etats-Unis, ont jeté le masque. Ces deux-là sont impardonnables. Car les deux autres signataires de la fameuse lettre au président de la République française Emmanuel Macron, ne méritent guère qu’on s’attarde  sur leurs personnalités. Ils n’en valent vraiment pas la peine. Mais, ce qui  intrigue, c’est la participation à cette entreprise ou manœuvre abjecte d’anciens ambassadeur et ministre qui ont servi l’Etat. Ganiou Soglo est quand même fils de président de la République, et devrait de ce point de vue savoir raison garder  et s’élever au-dessus de la petite haine réservée aux politiciens déboussolés et en mal de reconnaissance. Il le doit au peuple béninois d’autant plus que la gestion de son frère ainé, Léhady Soglo, à la mairie de Cotonou n’a pas été exempte de moult tartufferies. A moins que cela ne soit de la mauvaise foi ou de la politique  de l’Autruche. Sinon les efforts faits par l’actuel gouvernement et les avancées obtenues sont des preuves palpables de la réussite du quinquennat 2016-2021. Malheureusement, les signataires du « mauvais pamphlet », ont oublié que nous sommes en politique. Et qu’en politique, tous les moyens sont bons pour parvenir à ses fins. C’est ce que Patrice Talon et ses ministres s’attèlent à faire depuis 2016. Les Béninois en sont semble-t-il, satisfaits dans leur majorité. Car  en réalité, on ne peut pas satisfaire tout le monde à la fois. Surtout, ceux qui ont été au « biberon »pendant les années Yayi. C’était des privilégiés, qui se la coulaient douce, aux frais de la princesse. Mais, Patrice Talon est différent, rigoureux, et soucieux du réel bonheur de ses mandants. Il est un homme d’Etat pragmatique, au réalisme froid, et fin stratège politique en avance sur ses adversaires. On ne peut donc pas empêcher les déçus de sa gestion de rouspéter. Ils peuvent aller se plaindre à qui leur plaît. Parce que malheureusement, la période coloniale est révolue. Et le Bénin n’est pas un pays sous-tutelle. Emmanuel Macron ne peut donc pas s’ingérer dans les affaires du pays sous le fallacieux prétexte d’un recul démocratique. Il a d’ailleurs fort à faire chez lui. Au plus mal dans les sondages, le jeune président est toujours perturbé par le spectre Marine le Pen, et aura tout le mal du mal à s’en défaire. Il a donc d’autres soucis. D’ailleurs, si nous avons aujourd’hui une opposition amorphe, peu crédible, et presque en déphasage avec les réelles préoccupations des Béninois, ces opposants n’ont qu’à s’en prendre à eux-mêmes. La politique, rappelons-leur, est un rapport de forces, seuls ceux qui s’en donnent les moyens peuvent prétendre et espérer  en récolter les lauriers. A la lecture de leur pamphlet quelques questions s’imposent : pourquoi tiennent-ils à y mêler le nom de Yayi Boni et de Nicéphore Soglo ?

 

« Taisez-vous ! Ici, on travaille »

 

Comme si ces anciens présidents sont des modèles irréprochables et qui ont apporté à leur peuple plus que Patrice Talon en quatre années de gestion. On peut leur opposer que si on n’était plus vraiment en démocratie au Bénin, pourquoi Joël Aïvo continue de faire le tour du Bénin, imperturbable, en apportant ses critiques au débat ? Mieux, jusque-là, aucun citoyen ne s’est plaint d’être lésé par les actions du gouvernement. Au contraire, il n’y a plus de grèves intempestives et perlées au Bénin. L’école béninoise est en train de retrouver ses lettres de noblesse. Il n’y a plus des faux diplômés ni des concours frauduleux.   Les partis politiques ne sont plus des clubs électoraux, ni des caisses de résonance dont se servent certains barons pour s’enrichir. Et prouesse pas des moindres, l’insécurité est conjuguée au passé avec son corollaire de braquages sanglants. « Taisez-vous ! Ici on travaille », est-on tenté de répondre à ces presque désœuvrés de politiciens, devenus amers pour avoir vu leurs privilèges bannis. Des privilèges qu’ils ne retrouveront d’ailleurs  pas de si tôt. C’est cette perspective qui les désespère, en effet. Car, aucun peuple ne peut rejeter un chef qui travaille à lui apporter de l’eau, de l’électricité, de la nourriture à ses enfants à l’école à travers les cantines scolaires, et à reconstruire routes et marchés, sans les comédies pathétiques et dispendieuses  de bas étage comme les cérémonies de poses de premières pierres. La perspective du second bail que les populations n’hésiteront pas à accorder à Patrice Talon  dérange. Sinon, plutôt que de  comploter contre le Bénin, en  parlant d’« Urgence maximale sur le grave recul démocratique au Bénin », les privilégiés du régime défunt devraient se rendre à l’évidence. L’ex-Premier ministre, Lionel Zinsou, leur en a déjà montré le chemin. Ils ont intérêt à s’y faire. Car, le pays a définitivement pris le chemin de son développement.

 

Wilfrid Noubadan

 

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