Lettre des opposants au régime Talon:« Il s’agit d’un manifeste de contre-vérités », dixit Alain Orounla

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Le ministre de la Communication et de la poste ne partage pas l’avis de Ganiou Soglo, Léonce Houngbadji, Omar Arouna et Bertin Koovi sur la gouvernance Talon. Il l’a exprimé au cours du point de presse du Conseil des ministres d’hier mercredi 16 septembre 2020.

La correspondance adressée au président français Emmanuel Macron par certains compatriotes se réclamant de l’opposition n’est pas du goût du ministre porte-parole du gouvernement. Appréciant l’acte, Alain Orounla a fait savoir qu’il s’agit d’un manifeste de contre-vérités pour ternir l’image de la démocratie béninoise qui est en marche et qui fonctionne très bien. Pour lui, « c’est bien regrettable que sous prétexte de combat politique, certains de nos compatriotes se hasardent à vilipender au-delà des honnêtes personnalités, se permettent de ternir l’image du pays ». Cette attitude, poursuit-il, contraste avec la posture de certains de ces auteurs qui se réclamant nationalistes, et qui pensent qu’il faut sortir du joug du pays. « Je ne comprends pas le sens à donner à une adresse au président français alors que nous sommes dans un Etat souverain et que ces mêmes acteurs politiques réclament certaine souveraineté », s’est désolé Alain Orounla. Critiquant le contenu de la correspondance adressée au président français, le ministre de la Communication et de la poste, a fait savoir qu’il contraste avec la réalité. « C’est un pamphlet, un manifeste de contre-vérités où de difficultés subjectivement grossies de manière grotesque afin de ternir l’image de notre démocratie qui est en marche et qui fonctionne très bien », a déploré le ministre. Illustrant ses propos, il a fait remarquer que « l’un des auteurs de ce pamphlet, un ancien ministre réside au Bénin, ne se réclame pas de la mouvance présidentielle, critique à son aise à temps et à contretemps les actions du gouvernement sans pour autant subir la moindre persécution, ni la moindre inquiétude. Il use et abuse, c’est son droit, de la liberté d’aller et de venir et de s’exprimer. La seule présence de cet acteur politique qui n’est pas de moindre importance, et qui dans la symbolique a eu une grande notoriété pour être entre autres, fils de […] cette seule présence démontre que la liberté d’expression existe au Bénin, que la liberté d’aller et de venir existe, que le droit de contredire les actions du gouvernement existe ». Il estime que cette correspondance adressée au président français, ne parle pas du Bénin, ni des Béninois qui « sont de plus en plus soulagés par les progrès accomplis grâce à la mise en œuvre diligente du Programme d’actions du gouvernement dont nous voyons les résultats au fur et à mesure, des résultats qui ne peuvent être noyés par une contradiction bruyante et de mauvais aloi ».

A.A

 

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