Loi sur les organisations interprofessionnelles:Un nouveau souffle à la diversification agricole

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Afin d’assurer une meilleure organisation de la compétitivité, de la gestion des parts de marchés,  l’innovation, et  la sécurité alimentaire et nutritionnelle, le  Conseil des ministres du mercredi 1er juillet 2020, a adopté et transmis à l’Assemblée nationale pour examen et vote,  un  projet de loi portant conditions de création, mission, organisation et fonctionnement des organisations interprofessionnelles agricoles en République du Bénin. 

Dès son avènement en 2016, le président Patrice Talon a pris l’engagement,  réitéré dans le Programme d’actions du gouvernement (Pag), de faire de l’agriculture, un levier de développement économique, de création de richesses et d’emplois. Ainsi, d’importants  investissements  ont été consentis dans le secteur agricole, qui doivent être soutenus par une bonne organisation des filières,  afin que les fruits tiennent la promesse des fleurs. Mais, l’absence d’une loi sur les organisations interprofessionnelles agricoles constitue un frein à l’exploitation optimale des opportunités nées de la libéralisation et du désengagement de l’Etat des activités industrielles et commerciales. Le  projet de loi transmis à l’Assemblée nationale mercredi 1er juillet 2020, vient installer un chaînon supplémentaire pour une bonne mise en marche des ambitions du gouvernement pour le secteur. De fait, le vide existant sera comblé en offrant un cadre légal général et cohérent auxdites organisations, afin de leur permettre de mener à bien leurs activités à travers une reconnaissance par l’Etat. Les enjeux associés à ce projet de loi sont donc relatifs à la gestion concertée des intérêts des différentes familles professionnelles, le financement des organisations interprofessionnelles agricoles et le rôle régulateur que devra jouer l’Etat. Il est attendu que le vote et l’entrée en vigueur de cette loi consacrent la gestion interprofessionnelle comme modèle d’organisation collective au sein des filières. Il en découlera la possibilité de mieux prendre en charge la contribution à l’élaboration des politiques, la gestion des relations entre les professions, ainsi que la définition et la conduite d’actions collectives visant l’amélioration des performances des filières. Ainsi, pas à pas, le président Talon est en train de reconstituer le puzzle d’une bonne administration du secteur agricole, avec  la création des Agences territoriales de développement agricole (Atda), la mobilisation de financements, la politique de fourniture d’intrants spécifiques, l’organisation et le soutien à la recherche agricole.

 

Wilfrid Noubadan

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