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Lutte contre la corruption au Bénin : Les fruits sont perceptibles

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Plus de 200 milliards de F CFA ont pu être économisés grâce à l’opération anticorruption du gouvernement Talon. Cette performance enregistrée à la date du 02 février 2018 révèle une grande avancée dans la gestion des fonds public quand on sait que les stratégies mises en œuvre par les régimes successifs ont presque tous échoué.

« La lutte contre la corruption et l’impunité représente pour nous un impératif. À ce jour, plus de 200 milliards de F CFA (près de 305 millions d’euros) ont pu être économisés à la suite de nos opérations anticorruption. Et nous n’avons pas l’intention de ralentir la cadence. Pour assurer le développement du Bénin, aucune concession n’est possibl », a déclaré le ministre des Minances, Romuald Wadagni le 02 février 2018 dans le magazine Jeune Afrique. L’avancée la plus importante en termes de lutte contre l’impunité sous le régime de la rupture est la prise en compte effective des rapports d’audit. Le président Talon avait promis, au cours de sa campagne électorale, de les publier et de les traiter comme il se doit. Joignant l’acte à la parole, plusieurs révélations portant sur des malversations commises ces derniers temps ont été faites par les différents conseils des ministres. Cette stratégie de publication sans complaisance aucune de l’identité intégrale de tous les auteurs de malversations ainsi que des postes qu’ils occupaient au moment de leur forfait porte ses fruits en ce sens qu’elle permet de dissuader les fossoyeurs de l’économie nationale. Lors d’une de ses sorties médiatiques, Patrice Talon déclarait « Je n’ai pas d’état d’âme. Je ne fais pas de sélection » pour signifier que dans la lutte contre la corruption il sera intraitable. Le président de la République a d’ailleurs limogé le 20 février  2019, le ministre de la Décentralisation et de la Gouvernance locale, Barnabé Dassigli, et le préfet du Littoral, Modeste Toboula, pour leur implication dans des « opérations irrégulières de lotissement et de transactions ». Avant ceux-ci, d’autres proches du chef de l’Etat ont payé le prix de leur légèreté dans la gestion du bien public. Il s’agit, par exemple, de Antoine Dayori, ancien directeur général du Conseil national des chargeurs du Bénin impliqué dans un dossier de malversation financière.

La croissance économique du Bénin en hausse

Les différents efforts du gouvernement de Patrice Talon dans la lutte contre la corruption sont désormais perceptibles. En témoigne la performance réalisée ces dernières années au niveau de la croissance économique du pays. Les voyants de l’économie béninoise sont au vert. C’est ce qu’on peut retenir de la conférence de presse donnée par le chef de la mission du Fonds Monétaire Iinternational Fmi au Bénin , le lundi 06 mai 2019. Luc Eyraud au cours de son séjour dans le pays, a affirmé  que les indicateurs de  performance (du Bénin) à la fin du mois de décembre 2018 ont été vérifiés grâce à une gestion très prudente des finances publiques. « Le déficit a terminé à 4% du PIB en 2018 alors qu’on s’attendait à un déficit beaucoup plus élevé de 4, 27%. Cette bonne performance au niveau du déficit est en partie liée à une très bonne mobilisation des recettes du gouvernement et on continue de voir au premier trimestre 2019, une bonne situation au niveau des revenus. C’est en partie dû aux efforts du gouvernement pour lutter contre la fraude fiscale » a-t-il poursuivi. Le FMI prévoit une croissance de 6, 7% les mois à venir.

Marcus Koudjènoumè

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