Lutte contre le Covid-19:L’usage abusif de la chloroquine déconseillé par le Ministère de la santé 

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L’usage de la chloroquine pour prévenir le Coronavirus peut entraîner des répercussions néfastes sur la santé. C’est la substance des déclarations de deux responsables du Ministère de la santé. Il s’agit du Directeur national de la santé publique, Lamidhi Salami, reçu le dimanche 22 mars 2020 sur l’émission « 90 minutes pour convaincre » de la radio nationale, et du Secrétaire général du Ministère de la santé, Ali Imorou Bah Chabi, invité du 20 heures de la télévision nationale, mardi 25 mars 2020.
Depuis la détection du premier cas du Coronavirus au Bénin, la chloroquine est utilisée abusivement par une frange de la population pour se prémunir contre la maladie. Dans les officines pharmaceutiques, la demande en chloroquine s’est subitement accrue de sorte que le Directeur général de l’Agence béninoise de régulation pharmaceutique a été obligé de demander aux responsables des sociétés de grossistes répartiteurs privées et les titulaires d’officines de pharmacie à suspendre la cession de toutes les spécialités et générique d’Azithromycine et d’hydroxychloroquine comprimé pour adulte. Invités sur la radio nationale et la télévision nationale, le dimanche 23 mars 2020 sur l’émission « 90 minutes pour convaincre » puis le journal télévisé de 20 heures, le mardi 24 mars, le Directeur national de la santé publique, Dr Lamidhi Salami, et le Secrétaire général du Ministère, Dr Ali Imorou Bah Chabi, ont apporté des clarifications sur la chloroquine qui est utilisée dans le protocole de prise en charge des patients atteints du Coronavirus. Contrairement à ce que beaucoup pensent, la chloroquine n’est pas le seul médicament utilisé dans le traitement des cas du Covid-19. La chloroquine proposée pour le traitement est accompagnée d’une autre molécule. Il ne sert donc à rien d’aller ramasser la chloroquine pour dire que l’on veut se traiter. Selon Dr Lamidhi Salami, si la chloroquine est combinée avec le second médicament, on peut avoir le résultat escompté. Le cas échéant, vous n’aurez pas l’efficacité voulue », a-t-il déclaré. Profitant du micro de la radio nationale, il a invité les uns et les autres à faire attention dans l’usage de la chloroquine face au Coronavirus. « Il faut qu’on fasse attention dans l’usage, sinon on va tomber dans les travers du passé, et on va empêcher l’efficacité de la lutte qui est en train d’être conduite », a-t-il exhorté.
La chloroquine, un médicament pour guérir et non pour prévenir
Invité du 20 heures de la télévision nationale hier, mardi 24 mars 2020, le Secrétaire général du Ministère de la santé a lancé un appel aux populations qui s’approvisionnent en chloroquine pour prévenir le Coronavirus depuis le déclenchement de l’épidémie. « C’est dangereux de chercher à prendre la chloroquine pour prévenir cette maladie », a prévenu Dr Ali Imorou Bah Chabi. De ses explications, il ressort que la chloroquine n’est pas un médicament pour prévenir le Coronavirus, mais elle est plutôt utilisée pour guérir les cas confirmés de la maladie. D’après le spécialiste en santé publique, « la chloroquine n’est pas aussi anodine comme les Béninois le pensent ». Elle a des effets secondaires importants qui peuvent leur être préjudiciables pour les populations.
Léonce Adjévi

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